‹ Histoire du monde (volume 4)Chapitre 80 sur 82 · C2 CONCLUSION · texte numérisé non relu

C2 CONCLUSION

Même après la victoire, l'Angleterre a surveillé jalousement une rivale qui avait plus d'un avantage sur elle au point de vue de l'exploitation de l'Afrique. Or, l'Afrique commandait les routes maritimes vers l'Inde,

Puis la nussie repnt,avec Nicolas Ier (1825), le caractère qu'elle avait eu jusqu'au traité de Nertchinsk, de puissance surtout asiatique. Dès lors se dessina, entre elle et l'Angleterre, un conflit qui atteignit son paroxysme dans la guerre de Crimée (1854-1856). Et, après cette nouvelle victoire, l'Angleterre ne perdit plus de vue les routes continentales vers l'Inde.

En revanche, elle se montra moins âpre dans les rivalités soulevées par l'ouverture du monde jaune au milieu du xixe siècle : aussi cet événement n'eut-il pas, pour la politique mondiale générale, la portée de la conquête de l'Inde. C'est que la Chine et le Japon, quelle que fût l'importance des intérêts britanniques qui y étaient engagés, étaient en dehors de la grande route de Londres à Calcutta, artère vitale de l'Empire.

Enfin l'Allemagne, après avoir assis sa position européenne, prit à son tour figure de puissance mondiale. A son tour, elle devint la rivale de l'Angleterre : on sait le reste.

Tout naturellement, l'Allemagne avait jeté ses vues sur le proche-Orient musulman, vers lequel la conduisait une pente naturelle. Sa marche dans cette direction n'a pas été la seule cause du choc avec l'Angleterre, ni même la principale. Mais la dislocation de l'Empire turc dans l'Asie antérieure a été le résultat qui a le plus directement intéressé l'Angleterre, en lui procurant une facilité nouvelle pour les communications avec l'Inde.

Bref, l'histoire politique de l'Europe et du monde, après 1757, doit être contée d'après d'autres principes

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