On pourrait épiloguer
de la famille qui groupe seulement les parents du côté paternel. Fustel de Coulanges a éloquemment montré que les Indiens de race noble, les Patriciens et les Eupatrides comprenaient de la même manière le mariage, les droits et les devoirs du chef de famille, le culte des morts et du foyer domestique1. Pour le remarquer en passant, nous avons ici la seule raison de croire à la relative pureté de certains éléments ethniques.
Quels que soient les amendements et les retouches qu'un homme instruit pourrait proposer au livre de Fustel, on doit considérer le tableau qu'il a peint comme une image exacte des temps antiques. — Mais ne ressuscitons pas « l'idylle aryenne », cette société modèle et raffinée dans sa simplicité pastorale qui fut vantée par tant de philologues poètes. Le même milieu linguistique, à peine nuancé de variations aristocratiques et plébéiennes, réunit des familles et des clans de coutumes et d'institutions très différentes : les brahmanes et les paryas, les Spartiates et les ilotes, les Iraniens agricoles et les nomades peuvent parler à peu près la même langue, peuvent parler une langue originairement propre à la couche la moins cultivée de la population. On peut donc — si partisan qu'on soit des thèses modernistes, totem, matriarcat, etc. — admettre dans leur ensemble, et pour l'aristocratie de certaines tribus indo-européennes,, les conclusions de Fustel.
1. La cité antique, lre éd. 1864. — Comparer Leist, Altarisches Jus civile, Altarisches Jus gentium. — Il est probable que 0. Schrader n'a pas entendu parler de ces ouvrages, ni des relations qui existent entre Grecs, Latins et Indiens (voir art. Aryan religion, dans Hastings, II, 11-57) — Sur le t patriarcat » indo-européen et le c matriarcat » d'Europe, S. Feist, Scientia, 1913, p. 312. — On sait que, dans plusieurs cas, les institutions sémitiques sont presque identiques aux institutions indo européennes (lévirat, lois relatives au fils de la tille unique, etc).
(b) Les théories de Summer Maine sur la propriété primitive, « exagérées par ceux qui, outre la linguistique et la mythologie indo-européennes, voudraient encore nous gratifier d'une sociologie indo-européenne », sont critiquées par Barth IV, 63, qui rencontre en cet endroit et ailleurs (IV, 49, 198) le difficile problème de la « grande famille patriarcale » ou « joint family ».
Nous savons que « la maison forme un groupe social commandé par un chef de maison » (patir dan ou dampatis = Ssgtïïotd; = dems-pot- à) .
Il y a un mot indo-européen pour « clan » (sanscrit viç), d'où « chef de clan » (viç-pati), en lituanien « seigneur » (pëszpats). Le mot passe au sens de « village » (vicus) et de c< maison », « grande maison » ('oïxoç), mais existe dans Homère avec le sens ancien de « clan » (Langue grecque 2, 66-67).
Le nom de « roi » en sanscrit, en latin, en celtique.
Le vocabulaire du Nord-Ouest (voir ci-dessus p. 39) a un mot pour « peuple ».
Pas de mot ancien pour « ville » (tcoXiç, lit. pilis, sanscrit pur désignent un lieu fortifié).