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sans qu'il eut aucun mauvais dessein et qu’il eut aucun sujet de #
s’en aller de la sorte, ainsi ce traître voila adroitement sa mauvaise intention ; cela n’empècha pas qu'on l’'emmena au château. Peu après qu'il y fut, le fuyard reparut de fort loin, voguant et haranguant sur le fleuve ; d’abord on commanda aux deux mêmes cano-
teurs de se tenir prêts afin de les joindre à la rame, s'ilapprochait -
de trop près, ce qui réussit fort bien, car étant insensiblement mis dans le courant, au milieu de ces belles harangues, nos Français
se jettèrent soudain dans leurs canots, le poursuivirent si vivement #M
qu'il fut impossible d'en sortir et d'aller à terre avant d’être attrapé. si bien qu'il vint faire compagnie à son camarade qu’il avait fort incivilement abandonné. Voyez la ruse de ces gens et comme néanmoins on les attrapait. Ge fut cette année que pour narguer
davantage les Iroquois on commença le premier moulin du Mont. M
réal, afin de leur apprendre que nous n’étions pas dans la disposition de leur abandonner ce champ glorieux, et que ce boulevard public ne se regardait pas prèt à s’'écouler. Au :éste, cette année, Dieu
nous assista grandement, car si les Irojuois nous blessaient bien# du monde en diverses reprises, ils ne nous tuèrent jamais qu'un M$ seul homme ; encore est-ce plutôt une victime que Dieu voulait"
rer à soi, qu'un succès de leurs armes auquel Dieu ne l’eut peuttre pas accordé si Dieu ne l’eut pas trouvé si digne de sa possession. nfin les vaisseaux de France nous arrivèrent et nous rapportèrent d'Aillebout pour gouverner en la place de M. de Montmagny ; ‘ joie de ceux de Montréal fut grande lorsqu'ils surent qu’un des ssociés de la compagnie venait en Canada pour ètre gouverneur. ais elie fut modérée dans l'esprit de M. de Maison-Neufve et de fille. Mance par une nouvelle qu'ils eurent que plusieurs des otables de la compagnie du Montréal avaient été divertis de ce dessein ici, qui exprès leur faisaient prendre le change en faveur du Levant et que M. LeGauffre, un des plus illustres et anciens Bssociés, ayant laissé par son testament 30,000 livres pour fonder ci un évèché, on avait perdu cette somme par arrèt, faute d’avoir iligemment vaqué à cette affair2. Voilà donc les fâcheuses nouelles qu'ils apprirent et dont M. d’Aillebout les assura. Mais suite, afin de les consoler un peu, il apprit à M. de Maisoneufve qu'il apportait une ordonnance de la grande compagne, quelle croissait la garnison de six soldats, et que au lieu de 3,000 Mvres que l'on avait donné jusqu'alors de gage pour lui et ses oldats, il aurait à l'avenir 4,000 livres ; MM. de la Grande Compamie voulant en cela reconnaître les bons et agréables services que pays recevait du Montréal sous son digne Gouverneur.
ontenance, ce
i trop crédule uis ils l’aient mais lorsqu'il que quand il moine aperceitaient aupres erait à moins iller chercher pas, 1l contrai- # eau, d’où ils rmentville fut rmant, qui est s du château; faison-Neufve ler en canot, sfeignaient de ces misérables ns son Canot, OÙ nos amapn Compagnon 1i l'avait saisi tucun sujet de it sa mauvaise château. Peu uant et haranmêmes Canos'ilapprochait siblement mis nos Français ntsi vivement d'être attrapé. # wil avait fort ns et comme pour narguer ulin du Mont.
s la disposition alevard public e année, Dieu lessaient bien jamais qu'un Dieu voulai
DE L'AUTOMNE 1648 JUSQU’A L'AUTOMNE 1049, AU DÉPART DES N:VIRES DU CANADA.
a plupart des [roquois furent tous occupés cette année à harler les Hurons et les réduire aux abois dans leur propre pays ; gous ne fumes travaillés ici que par de petits partis dont on vint acilement à son honneur par la prudence de M. de Maison-Neufve t la générosité des braves Montréalistes qu’il commandait. Le prinemps arrivé, M. d'Aillebout envoya ici M. de... son neveu, ivec 40 hommes qu’il commandait sous le nom de camp volant, fin d’y aider à y repousser des ennemis, ce qui fut plus aisé que e les battre, car aussitôt qu’ils entendaient le bruit des rames de s chaloupes, ils s’enfuyaient avec une teile vitesse qu'il n'était
as facile de Les attraper et «e les joindre ; ce renfort encouragea
1 Le 20 août 1648, M. d'Aillebout mouilla devant Québec et fut recu gou-
rneur, M. de Montmagny partit le 23 septembre suivant, M. d'Ailleboutz,
ouverneur de Montréal le 7 septembre 1645 à octobre 1647, Puis s'est embarqué
pu France le 21 décembre 1647--est revenu gouverneur du Canada le 20 août
beaucoup les nôtres aussitôt qu’il parut, à quoi contribua beau. coup le nom et la qualité de celui qui le commandait, si l’on avait eu l'expérience que l’on a aujourd'hui avec la connaissance” que nous avons présentement de leur pays, 40 bons hommes bien commandés, se seraient acquis beaucoup de gloire, auraient rendu des services très-signalés au pays et auraient retenu nos ennemi dans une grande crainte par les coups qu'ils auraient faits sur eux: mais nous n'avions pas les lumières que nous avons aujourd’hui etnous étions moins habiles à la navigation du canot qui est l'unique dont on doit user contre ces gens-là, que nous ne sommes maintenant.
L’été étant venu, Mlle. Mance descendit à Québec, pour y recevoir « les nouvelles de France, lesqueiles lui furent fort tristes, car pre. mièrement, elle apprit la mort du R. P. Rapin, son pieux ami et charitable protecteur auprez de sa pieuse fondatrice. Deuxième. ment que la compagnie du Montréal était quasi toute dissipée ; en troisième lieu, que ce bon M. de la Doversière était si mal dans ses affaires qu’il avait quasi fait banqueroute, même qu'on l'avait * laissé si mal qu’il était en danger de mort et qu’on était sur le point de lui saisir tout son bien. Mile. Mance, frappée de ces trois coups de massue en la personne du R. P. Rapin qui lui faisait avoir tous les besoins de sa dame, en la personne de M. de h Doversière, qui depuis 1641 qu’elle fut uni à la compagnie, rece. vait tous ses effets et gérait toutes ses affaires de France, enfin, en la personne de tous les assaciés dont la désunion faisait l'entière destruction de leur commerce ; elle fut bien abattue, mais enfin, s'étant remise et abandonnée entre les mains de Notre Seigneur, éclairée de son divin esprit, elle crut qu’elle devait passer en France, comme sa chère fondatrice vivait encore, afin de lui rendre compte de toutes choses et faire ensuite tout ce qu’il lui plairait; afin qu’elle n’eut le mécontentement de tout voir renverser dans cet ouvrage, et que l’œuvre de Dieu ne se trouva détruit, ll: médita les moyens de joindre tous les membres de la compagnie du Montréal et pensa à leur faire faire quelqu’acte public qui cimenta mieux leur union, si elle y pouvait parvenir, parce que, de! là, elle prévoyait bien clairement que dépendrait non-seulement l'hôpital, mais encore la subsistance de toui le Montréal, et même de tout le Canada qui ayant perdu ce boulevard avait bien la mine de périr, car enfin, tout ce pays pour lors était fort épouvanté, surtout par les cruautés etentières destructions des Hurons, lesquels menaçaient ensuite généralement tous les Français d’encourir la ## même disgrâce et de suivre le même traitement. Mile. Mancew considérant ces choses, résolut de s’'embarquer au plus tôt pour lil
HISTOIRE DU MONTRÉAL. 4t
contribua beau.
mandait, si l’on la connaissance ns hommes bien auraient rendu nu nos ennemis ent faits sur eux; ons aujourd’hui, u canot qui est M nous ne sommes
ance, où M. de Maison-Neufve et tous ceux du Montréal l'accom- Bgnèrent de leurs vœux.
DE L'AUTOMNE 1649 JUSQU’A L'AUTOMNE 1650, AU DÉPART DES NAVIRES DU CANADA.
4 Après le départ de Mile Mance on eut le martyre des Révérends ères de Brébœuf et Lallemant. Pendant toute cette année on e voyait que des descentes de Hurons qui fuyaient la cruauté es Jroquois et venaient chercher parmi nous quelque refuge, Hujours on apprenait par eux quelques nouvelles esclandres, fuelques nouveaux forts perdus, quelques villages pillés de ouveau, quelques nouvelles boucheries arrivées. Enfin le reste es Hurons défilait peu à peu et chacun s’échappait du mieux il pouvait des mains de son ennemi: ce furent les terribles ectacles dont le Montréal fut récréé pendant cet an, afin de le éparer tout à loisir d’être le soutien de tons les [roquois ci-après, ar enfin, n'y ayant plus rien à les arrêter au-dessus pour comttre, il fallait nécessairement que tout tomba sur lui ; tellement ue voyant ces gens passer et leur raconter les boucheries, ils ouvaient bien dire : ‘* Si cette poignée de monde que noussommes i d'Européens ne sommes plus fermes que 30,000 Hurons que oilà défaits par les [roquois, il nous faut résoudre ici à être brûlés petit feu avec la plus grande cruauté du monde, comme tous ces ens l'ont quasi été.” | Voyez un peu de quel œil ces pauvres Montréalistes pouvaient regarder ces misérables fuyards qui étaient Les restes et les derniers ébris de leur nation. Voilà à peu près les pitoyables divertissenents que l’on eut ici jusqu’au retour de Mille Mance qui fut trois * renverser Cans jours avant la Toussaint. Elle vint consoler le Montréal dans les va détruit , :!}:#MAffictions et lui apporter de bonnes nouvelles : savoir, premièree la compagnie ent, que sa chère fondatrice était toujours dans la meilleure acte public qui olonté du monde ; secondement, que la compagnie du Montréal ir, parceque, de@ sa sollicitation, s'était unie cette fois-là par un contrat en non-seulement bonne forme authentique, que M. Ollié avait été fait directeur itréal, et même Me la compagnie au lieu de M. de la Marguerye, à cause qu'il était ait bien la mine "Mu conseil privé, qu’en cette réunion, tous avaient fait voir une fort épouvanté, Melle preuve de bonne volonté pour cet ouvrage, qu’on avait tout Turons, lesquels #Bujet d'en bien espérer, qu’on avait jugé à propos qu’elle portât les is d’encourir la ssociés à quitter le dessein du Montréal et à donner une assistance . Mille. Manceg@ux ilurons, laquelle fut proportionnée à l'état pitoyable où ils plus tôt pour laMlétaient dans le temps de son départ, mais qu'elle avait répondu à
, pour y recevoir tristes, car pre.
pn pieux ami et ice. Deuxième.
ute dissipée ; en!
ait si mal dam me qu'on l'avait u’on était sur le ppée de ces trois
qui lui faisait nne de M. de ht ompagnie, rece.* rance, enfin, en.
faisait l'entière tue, mais enfin, Notre Seigneur.
evait passer en fin delui rendre vil lui plairait;
49 HISTOIRE DU MONTRÉAL. n.
la personne qui lui avait parlé que MM. du Montréal étaient plus zélés pour l'ouvrage commencé que jamais, que pour marque de cela, ils venaient de s'unir authentiquement par un acte public afin d'y travailler, qu'ayant appris toutes ces choses à cette per.M sonne, cela n’empêcha pas qu'il alla voir Monsieur et Madame k: Duchesse de Liancourt pour lui faire la même proposition, ce qui fut en vain, carelle n’eut d'autre réponse, sinon, qu’ils travaillaient pour le Montréal.
‘ Tout cela m'a bien fait adorer la Providence Divine, ajouta: elle, quand j'ai su à mon retour que Monsieur Lemoine avait été bi pour mener du secours dans le pays des Hurons, a été obligé dm relacher, les trouvant qu'ils venaient tous, du moins autant qu’il eu 4 restait, car enfin, si tout ce monde avait tourné ses vues et avait; fait ces dépenses pour ce dessein, à quoi est-ce que tout cela aurai abouti ? L'état pitoyable où j'avais laissé les hommes me fesait … compassion, mais le ciel qui voulait les humilier n’a pas permi que ces serviteurs, ayant ouvert leurs bourses pour un ouvrage qu'ils ne voulaient pas maintenir ; il a choisi dans le Montréal une œuvre qu'apparemment il voulait rendre plus solide. Son sain nom soit à jamais béni.
DE L'AUTOMNE 1650 JUSQU'A L'AUTOMNE 1651, DÉPART DES NAVIRES DU CANADA.
Les lroquois n'ayant plus de cruautés à exercer au dessus de nous, parcequ'il n'y avait plus de Hurons à détruire, et que les. autres sauvages s’en étaient enfuis dans des terres qu'ils ne pou: vaient les aller chercher à cause du défaut de chasse et qu'il fau être pus adroit à la pêche qu'ils ne le sont pour aller dans les pays où ils s'étaient retirés, tournaient la face vers l’isle de Montréal qu'ils regardaient comme le premier objet de leur furie "il dans leur descentes, pour ce sujet l'hiver étant passé, ils com. mencaient tout de bon à nous attaquer, mais avec une tellkw opiniâtreté qu'à peine nous laissèrent-ils quelques jours sans alarmes ; incessament nous les avions sur les bras, il n’y a pas dem mois cet été où notre livre des morts ne soit marqué en lettre rouge par les mains des [roquois; il est marqué de leur côté, ils y per. daient bien plus de gens que nous, mais comme leur nombre Æ était incomparablement plus grand que le notre, les pertes aussi … nous étaient plus considérables qu’à eux qui avaient toujours du monde pour remplacer les personnes qu'ils avaient perdues dansw les combats, que si les troupes étaient présents, je donnerais aux braves soldats qu'étaient pour lors les éloges qu’ils ont mérités, M