‹ Histoire du mouvement révolutionnaire en RussieChapitre 15 sur 45 · I. att< r.r Karakosoi . l qui le suh it et 1- s · texte numérisé non relu

I. att< r.r Karakosoi . l qui le suh it et 1- s

1 qu'il < ntraina avaient d< nisé

: houtine « t d'auto - groupements d'entr

ment mutuel, qui commençaient former

• ailleui La Le mouvement d'01

: suivait parmi 1< s étudiants et La jeun*

■ ipementa, commi d à s« minin.

. Boui ta \ , Byloié, «lit .1 de

ces • .nui les étudiant nontraient deux

l'un 1 tre radii al. I >ani i« i réunions

des • • que uniquement qt

lire . I- radicaux n'3 iw oaii m que

■ ir <l<»nn< 1 .1 1 un I ai

• tudi u. u 1 I m . upail • politiqt

). dm irdn pn qui .il

f là l< 'in

tout d

•• • l.tn

pie. La question : la science ou le travail ? après de longues

et chaudes discussions était mise aux voix, et hélas ! dans la plupart des cas, la grande majorité des assistants se prononçait pour le travail contre la science. C'était enfantin, très niais mais... quels moments sacrés c'était cependant, et quel enthousiasme chez tous ! Je dois aussi noter que, dès cette époque, le mot d'ordre « aller au peuple» ne demeurait pas exclusivement théorique Des étudiants abandonnaient leurs études, et, après quelques mois d'apprentissage dans des ateliers de Pétersbourg, ils s'en allaient dans les coins reculés de la Russie, avec le désir passionné de servir leur patrie et leur peuple

Les désordres universitaires commencèrent à l'Ecole de Médecine militaire et, le 19 mars 1869, ils éclatèrent à l'Institut technologique, puis à l'Université. Partout le tableau était le même. Les étudiants exigeaient qu'on acceptât leurs requêtes collectives où étaient exposées leurs revendications, d'ordre surtout économique et professionnel (caisses, cantines, droit de réunion, etc.). Les autorités refusaient d'accepter ces requêtes et faisaient jeter en prison les plus ardents parmi les étudiants, qui, chassés de l'Université, étaient ensuite, par ordre administratif, expulsés de la capitale. Pendant ces désordres on distribuait des proclamations, la plupart manuscrites ; mais l'une d'elles, intitulée : « Au Public » était imprimée. Son auteur était un jeune étudiant, Tkatchov, qui joua dans la suite un rôle important parmi les émigrants russes à l'étranger.

Cette proclamation de Tkatchov inquiéta fort la police

secrète, en ce qu'elle témoignait de L'existence d'une nouvelle imprimerie clandestine à Pétersbourg, de sorte qu'indirectement elle fut cause de L'arrestation de plusieurs partisans de Xeteluiiev, qui furent jugés dans Le procès dit des Netchaievtzy, dont nous parlerons plus loin.

Comme nous l'avons dit, Netchaiev jouait un rôle 1 pondérant dans toute- Les réunions des étudiants. Sans

tus

i 1 1 » t l'organisation de l< i n dehors de son influt :

e fut lui | ni cpii leui donna leui

tait qu< tout homme boni

au peuple afin de lui ■ • itile Poui ce! I ides trans-

; l« désii d'aidi i le peuple, et il y aura toujo d'hommes plus instruits, plus culti

pour guid k qui le sont moins. Comprenant que ]

de la jeu» tre le maître de

jouir d'une grande popularité, avoir

lu \. nu dans la capitale,

dut d'aller à l'< rappr

nin» Hertsen et < oir d'eux,

de I tir i du h /. une sorte de consécration.

• v> l\ bai< v fut a ■ 1869,!-- 1res universitaires battaient 1

tout les réunions d< l'n jour, nu apporta chef la sœur de Netcha un bill- • 1 Ed passant sur le pont j'ai 1 1

|ui emmi nait des prisonni( 1 EX cetto voi- 1 it de papiei et j'ai reconnu la voix d'un ht ht r, qui disait :

un I ■ mettez cela ition l

.1 mon tour, je lai bonn :tm qu'on ne

billet 1 a était joint un .1 Ni t. bai

un bout de p it ain 1 coi

.t la es des 1 Hieu 1< veut n

M!" Komikrva, pai uni filli tte di *

,1 dan

it<

Malgré toutes leurs démarches, la sœur de Netchai et son amie ne purent découvrir le lieu de détention de Netchaiev, mais, peu après, le bruit se répandit parmi la jeunesse qu'il avait réussi à s'enfuir sous un uniforme militaire.

Certains biographes de Netchaiev croient que cette arrestation avait été simulée par lui pour se créer une légende héroïque, et se parer, devant ses admirateurs, de l'auréole du martyre. Quoi qu'il en soit, bientôt après Netchaiev paraît à Moscou. Là, il emprunte le passeport d'un ami et, sous le nom de Nicolaiev, il part pour l'étranger dans l'intention de se rapprocher des célèbres émigrants de Londres.

Hertzen, dès la première rencontre avec Netchaiev, ressentit pour lui une forte antipathie, tandis que Bakounine en était enthousiaste, voyant en lui le vrai représentant du prolétariat. Plus tard, après leur rupture, qui survint à la suite des désagréments qu'il eut à cause de lui dans l'Internationale, Bakounine l'a caractérisé ainsi : « Netchaiev est l'un des hommes les plus actifs et les plus énergiques que j'aie jamais rencontrés. Quand il faut servir ce qu'il appelle « la cause », il n'hésite pas, ne recule devant rien et se montre aussi impitoyable pour soi que pour les autres. Voilà les qualités principales qui attirent

à lui Il n'est pas un coquin ; ce n'est pas vrai ! C'es1

un fanatique de son idée, mais en même temps un homme très dangereux... Ses moyens d'action sont parfois répugnants... Il est arrivé peu à peu à la conviction que pour créer une société sérieuse, sur des bases solides, il faut suivre la politique de Machiavel et adopter le système des Jésuites: pour le corps la violence; pour L'âme, Le mensonge... Mais en même temps c'est une force parce qu'il possède une énergie extraordinaire. Je nie suis séparé de lui avec beaucoup de regrets car Le s< n ice à notre cause exige beaucoup d'énergie et qu'on La rencontre rarement aussi développée que chez lui. »

BISTOIR] DU ICO! \

le Netchai ablement

qu'on b données du célèbi olu-

>mme l'écrit Bakounine, les moyens

N auvent répugnants II

hommes, m<-; omme des

Pour lui tous les

• • même le mena I l»- nu-ut- -

II i • innaire, d'introduire

olutionnaire de telles conceptions et

• été pour elle la moi I ( «jui

v rompit non seulement avei Bakounine,

qui ne pouvait admettre les (dans fantaisistes qu'il i

[ue le charlatanisme ■

de 1* ■ vski, l tte pério le «lu mouvement révolu- Netchaiev qu'il dépeint bous les trait 3 nté là aussi comme un n n<- l< - moyen

M it d'abord complètement séduit

nfiant i Sans peine, il le persu

• idiants, dont il >•• disait l'insti • • nt du grand im endie

• • déjà préparée pour

nul revoit ime

;it en i

i mflu. n< ■ Bakounine

\- 1< oaiev

/ devait

Ile reh eux de la j< une *c ii

no n

mille :

RÉVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE u |

somme qu'on appelait le « fonds commun , dont nous dirons plus loin la provenance.

Ayant reçu cet argent, Netchaiev publia et envoya en Russie une longue lettre proclamation « Aux camaradeétudiants », et, au cours de l'été 1869, il élabora le plan d'organisation de la société : Narodnaia Rasprava (La Vindicte du peuple) et commença la publication d'une feuille officielle de cette société, dont le premier numéro parut à Genève. Dans cette feuille, Netchaiev exposait son programme. « Nous n'avons qu'un plan négatif, disait-il : la destruction impitoyable. Nous renonçons à élaborer les conditions de l'organisation future, comme incompatible avec notre activité. C'est pourquoi tout travail d'esprit exclusivement théorique nous paraît inutile. Nous considérons l'œuvre de destruction comme une tâche si immense et si difficile, que nous lui consacrons toute nos forces, et nous ne voulons pas nous leurrer de l'illusion de posséder assez de savoir et de force pour la création. C'est pourquoi nous nous chargeons uniquement de la destruction de l'ordre existant. Les générations suivantes se chargeront de l'œuvre créatrice. »

On retrouve dans ces lignes l'influence de la doctrine anarchiste de Bakounine. Plus loin, Netchaiev examine quels sont les obstacles qui peuvent empêcher l'insurrection ou entraver sa marche. Ce sont : i° les personnes qui occupent les hautes fonctions gouvernementales et qui s'appuient sur la force militaire ; 20 celles qui possèdent une grande puissance économique qu'elles emploient exclusivement pour elles-mêmes, pour leur classe ou pour l'Etat ; 30 Celles qui parlent et écrivent moyennant final ces, c'est-à-dire les publicistes achetés pai le gouvi 1 nement, et les littérateurs, qui espèrent tirer profit ai leurs flagorneries et de leurs calomnie-. Les prenne' 1 il faut les exterminer sans hésitation ; les autres, il faut tâcher de les amener à merci et les utiliser pour l'œuvn de l'émancipation du peuple; au cas d'impossibilité,

i nié loin le di

int

; jusqu'au triomphe quand le lihiv.

même la I

du peuple, qu'il es on ■ i dre d 'extermina

trneurs «1 i la lisl

ins plu • l, quand le m -ni

la ph i

\\ i ii M. !v t Les

ilitch : 1- ; le

• fii

naires d'aujourd'hui. Citons d'abord les règles les

de l'organisation (i).

i° Toute l'organisation est basée sur la confiance personnelle ;

20 L'organisateur (membre du Comité Central) choisit parmi ses connaissances cinq ou six personne, et, après avoir causé avec chacune à part, s'étant assuré de leur consentement, il les réunit ensemble et établit ainsi un groupe fermé ;

30 Le mécanisme de l'organisation est caché à tout étranger ; l'activité du groupe doit donc être un secret pour tous, hormis ses membres et le Comité central, auquel l'organisateur présente, dans un délai déterminé, le compte rendu complet ;

40 Le travail est réparti entre les membres du groupe selon un certain plan, basé sur la connaissance du pa de la classe ou du milieu où doit s'exercer le travail ;

50 Chaque membre du groupe organise à >ur

un groupe du deuxième degré, composé égalemi ; de cinq membres, qui regarde le groupe du premier degré comme le groupe central et lui apporte tous Les ren gnements qu'il possède et lui rend compte de son activité ;

()° Le principe général de l'organisation nY catéchiser mais de grouper les forces déjà ; excluant toutes 1rs discussions axant trait au but réel ;

70 Toutes Les questions posées par les membres à : nisateur, pour se renseigner sur d'autres ci rdi s, sont écartées ;

8° Pour la bonne marche de l'entreprise, la franco * complète des membres du groupe envers 900 organisatenc est la condition essentielle.

A côté de ces principes généraux, il faut not ne

quelques détails intéressants qui, plus tard, turent adoptés presque tous par les partis révolutionnaires, 1 oui d'ab «

(r) Les crimêS politiques en Russie au XIX* . '■.. lfr.

KISTOl

ii( v

qu'il p< d ta t.'

:i- du des riH ni! le la

nsi qui pathiqu< s au mou-

• une liste portant ontributions ind

• hie pour l< lutionnaii

30 , .m- différents

sur les personne pande ( nvergure sont interétant aii-ii'

qu'un groupe <l<»it aider lies « mit pi 1 ur toutes les

\ olunt qu'en hommes. Pli ti<»nn I même jusqu'à leur al

alinn : 'l

I 1.1 Russie, ou pai les banque u ressét

qui, dans "ii journal Mo

kùvs/ 1 l U -l' m • !« niait

quel le di*

:n. lia .: ol l( là il

:, Laguen nihili-t- n'était pa i i • que

ii . <i. n'en ] fain

tionnati

ru - .?.:!• ht .i- ' / u- h< |>niii jmv 1 leun forfaits

11 qui • ro il tout ont

iu( oup

RÉVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE Ii;

trop élevé. On a parlé de millions là où il suffisait probablement de milliers de roubles. Les terroristes, de menu que les propagandistes leurs devanciers, pouvaient pui du reste à plusieurs sources. Ils avaient leurs contributions volontaires auxquelles participaient tous les adeptes quelque peu aisés. On sait que tel était l'emploi de la maigre dot des jeunes filles qui, pour etrelibres«d'alleraupruplr recouraient au mariage fictif en usage parmi les nihilistes dans la période de pacifique apostolat.... Aux minces cotisations d'étudiants besogneux, aux collectes et ^puscrip tions faites parmi les mécontents de toutes sortes sont venues se joindre les subventions de quelques néophv tels que le Dr Weimar, de Pétersbourg, condamné en 1881 ; Dmitri Lizogoub, exécuté en 1879 sur ^a dénonciation de son ami et intendant Drigo, pour avoir consacré toutsa fortune, évaluée à 200.000 roubles, à la propagande révolutionnaire (1). Plus d'un propriétaire ou grande da a été soupçonné de dissimuler ses offrandes révolution naires sous le masque d'œuvres de bienfaisance. »

Dans la feuille de la Narodnaia Voila (Terre et Liberi et dans plusieurs autres journaux révolutionnaires, on rencontre souvent la mention de dons anonymes de vingt mille roubles et plus. Mais, aux dons spontanés, les révolutionnaires ont ajouté parfois des contribua forcées. Plusieurs riches marchands se sont vus des correspondants anonymes aux ordres desquels iln'osaient pas se- dérober. Enfin, -clou les conseils de N chaiev, on avait recours également aux entrepri grande envergure «t on s'attaquait auxeoffi '

Le vol de la Trésorerie de Kharkov, en 1 au moyen d'une galerie souterraine, donna d'un coup aux révolutionnaires un million etdemideroubl cette époque, représentait une valeur de quatre millions de francs. Ces vols à main arm< itions •

(1) Pour le récompenser dosa délation, I1 de la fortune de LizogouK environ 40.000 ronbl

B2STOUU fi

na la • et ont pn volutiomuttrc plusieurs millions

Au parti, v t< bai

s'oc .tmnnan. 1 ni-

4° t U m t:« ".\ - ti.u .i .miM 1< poi t

du futur

i un homme condamné. Il n'a rien m attachements, ni j prién. ni nom ; tout seul *t uni

• uni.j ir lia

I ulcinciii i n parole mais < n pu toul lu n Ire publîi

le mon on-

Ve»t | Bon I niuini iuij.it> ft'fl

contir | lus Hin iurnt...

Tl • ion publique ; il mépri ait dans

ton* la morale publique. Pour Lui

est : -.tribut- au triomphe de la révolution ;

imi Ice qui

■ avoir d'amitié <>u de sym- ; ' i qui vo-

l a n l'amitié, du

finit ment par l'unir de la

l'i olutionna

du <1« ou

• il finit . Il

REVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE nq

le triomphe de la cause révolutionnaire dont il ne peut disposer sans le consentement de ses camarades toi. fait consacrés ».

Il faut dire à l'honneur des révolutionna in me

sur ce point ils n'étaient pas d'accord avec Netchai et ce commandement de regarder les autres comme <i< objets inanimés dont ils pouvaient disposer librement, leur répugnait.

Quant à la société, Netchaiev préconise, comme nous le savons, sa destruction impitoyable. Avec ce but en I le révolutionnaire « peut et même doit vivre dans la société en feignant d'être autre qu'il n'est. Il doit pénétrer partout, dans tous les milieux, dans la boutique d'un marchand aussi bien que dans la demeure seigneuriale, chez les bureaucrates, les militants, les littérateurs, dans la Troisième section et même au Palais d'hiver ». Sur ce dei nier point encore les révolutionnaires n'étaient pas d'accord avec Netchaiev et se montraient résolument hostiles à tout rapport avec la Troisième section, devenue plus tard l'Okhrana. Ils prévoyaient justement que rapports avec cette institution pouvaient aboutir au système de provocation , qui, on le sait, a sévi intensivement à partir de 1890.

Netchaiev divisait la société en six catégories, dont la première devait être immédiatement condamner à mort et exécutée. La deuxième catégorie comprenait U - hommes auxquels on laissait la vie provisoirement pour que, par une série d'actes brutaux, ils amenassent le peuple à une révolte Irrésistible. Les troisième, quatrième et cinquième catégories étaient celles des hommes occupant

une grande situation par LeUTS rie! . leurs relations,

leur talent, etc., qu'il fallait exploit* r de toutes les façons au profit de la révolution, l.a sixième catégorie «tait celle des femmes; elle se subdivisait en tri les femmes « sans âme dont il fallait profiter en ioi-

tant. Les femmes ardentes, dévouées, mi< lli . mais

HISTOIRE Dl P -l

>lutk>nnai] convertir. I afin les femmes

■ N • t .pi i 1er

ont l ace

non

i révolutionnaire ni

Par non 1<' mouv< menl renient ..mt l. riété, la traditi

t moi t qui,

eu tout ii n mplacement d'un<

itr I i alut du peuple ne peut hition qui d< Ine

< inq avi c 1< Lvail

ndait cm: pu prou

lutionn

rtifi

Illt. -Il;

:i< \ dl

la l

•it polil

• ■ L • .llKjll.l li

RÉVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE I j I

où il trouvera parmi les élèves des adeptes pour sa doctrine.

En effet, il recrute là les étudiants Dolgov, Kouznetzov, Ripman et Ivanov, auxquels il fait croire que toute la Russie est déjà couverte par les ramifications des Cinq, et que le nom général de toute l'organisation est Narodnaia Rasprava (la Vindicte du peuple) ou « Société de la hache ». Avec une rapidité et une habileté extraordinaires, Netchaiev crée l'un après l'autre plusieurs groupes dans lesquels il introduit non seulement des élèves de différentes Ecoles, mais des bourgeois, des marchands, des officiers, des gentilshommes et des femmes. En moins d'un mois il a déjà enrôlé plus de cent cinquante personnes, et tout cela se fait dans le plus grand mystè lui-même figure sous des noms d'emprunt, il est tantôt Ivan Petrov, Pavlov, Dmitri Feodorov, tantôt l'officiel Panine, ou tout simplement le n° 2664. En même temps que de nom il change d'aspect extérieur, et parfoi> même il revêt le costume féminin.

Pendant qu'il opère à Moscou, Netchaiev ne néglige pas Pétersbourg. 11 fonde là neuf sections : l'ingénieur Mikhaïlov, Mlle Dementiev, Tkatchov, qui figurent comme accusés dans le procès des Netchaievtzy, sont parmi ses premiers adeptes à Pétersbourg. Dans sept provinces de la Russie, Netchaiev étàblil sections et des groupes de ses Cinq, et l'on peut dû c'est lui qui posa tes fondements désorganisations révo lutionnaires en Russie. Sous ce rappoil . son rôle dans Le mouvement révolutionnaire russe est don» considérable.

Devenu dictateur de ee mouvement; Netchai montra un vrai despote, brisanl sans pitié quiconqu permettait de douter de ses destinées. Sa victime La | connue est le malheureux Evanov, élèv< de l'Ecol rieure d'Agriculture de Moscou. Jusqu'ici La Lumière n pas encore faite sur L'affaire [vanov. Etait-il vraiment un espion, comme L'affirmait Netchaiev, ou s'était-il

i2z na nom

du fameux » omité :it quelques-uns I . tout

ptl un dl : du

groupe auquel il luqud était

1 • lu i . 1 1 «lin

de L'étang, mais quel-

qu.

ovn erte, qui établit pai qui et tix \\ \m ( ours d< qui-

trouv i entre autres la proi la-

public '. imprimée par M11"' Dément»

OUVril « "H ,•!

I irg et .1

vj - ou - p. t.nit \-. I instru< don dura près de deux ans.

t'ouvrit tfll< t [871 . Quarante

• le banc di • hoi.

i«j ans : 1« fil- d'un pil tre,

M11, . 1.1 veuve du

Volki Le 1 itoyen h

ttilhoiB ■ ■ • 1 poui monta 1 qu'à 1 ette

Kilt

sort qui 1 < • nfui < n

1 avec toof *• *r LtortoltvBki, <Um ton rom*; 1J4U4.

Ce second voyage à l'étranger ne fut pas, pour Netchaiev, aussi triomphal que le premier. Les désordres universitaires qu'il avait présentés comme son oeuvre aux rédacteurs du Kolokol n'avaient pas eu l'importance politique qu'il leur avait attribuée et avaient été assez rapidement réprimés par le gouvernement réactionnaire de Timachev, Tolstoï, Chouvalov et Trépov. La flamme révolutionnaire qui, selon ses dires, embrasait déjà toute la campagne russe, s'était montrée également peu vivace, et la Russie paysanne conservait, malgré sa misère, sa foi en Dieu et au Tzar. En outre, des jeunes gens, qui avaient réussi à quitter la Russie et arrivaient en Suisse, apportaient des récits véridiques sur le meurtre d'Ivanov et désignaient le véritable assassin. Tout cela ruinait le prestige de Netchaiev qui, peu à peu, se vit abandonné de tous. Enfin Bakounine lui-même, son soutien principal, se détourna de lui. Netchaiev demeura seul. En même temps le gouvernement russe exigeait de la République helvétique l'extradition de Netchaiev qu'il s'engageait de juger non comme criminel politique mais comme l'un des auteurs du meurtre d'Ivanov.

La libre république céda, et grâce à la trahison de L'émit grant politique Stemkovski, Netchaiev fut arrêté e1 livré au gouvernement russe.

Traduit devant la Cour d'assises de Moscou. Le u janvier 1873, Netchaiev, qui avait refusé L'assistance d'un défenseur, eut tout Le temps du procès une attitude des plus arrogantes. A la question du président s'il se reconnaît coupable de l'assassinat d'Ivanov : il repondit, -anse lever: a Monsieur Le Président, je suis un èmigrant, j'ai cessé d'être un sujet de L'empire russe : je dédai toutes les formalités de votre instruction : j'aurais honte

de vous laisser juge de ma conduite. J'ai 1 d'être I

clave de vôtre despote. Vive Le Zems N On Le tu

sortir de la salle. Une rixe en1 Lieu dans Le coûtai] «-nue lui et les gardes. Ramené devant ses jug< s, quand a]

IffOl \

-ut lui demanda iliant pour moi il«- me Doute la Je n | ■

ncur m< R( ]- \ lut < ondami

■ la n légation en Sibérie, A la ondil par U A bas le

Au lieu d\ n\ ment on le ramena à P< i

lin Alexis, de 1. là, malgré des murs de deux

I la

• Le mond I devint en quel-

inspirations <{ui tendaient au meurt] re II i di1 un é< i \\

L'horizon, d

ilution

[ue, de at dans la

enfem

.1 l lonl il

OUV( t i i i ai. ut

bov

in rapj

is » lui

i pénod. ■ nain de /'A. MM,

depuis trois ans déjà dans le ravelin Alexis quand Le i du Corps des gendarmes, le général F'otapov, lui renouvela cette proposition. Cette fois la réponse de \<t< haiev fut plus rude : il souffleta si fortement Potapov que celui-ci tomba le visage en sang. Après ce geste, Netchaiev fut mis aux fers ; puis on le priva d'encre, mais avec son sang il réussit à écrire des lettres qu'il trouva le moyen de faire parvenir au Comité exécutif de la Narodnaia Volia.

En général, pendant les deux ans que Netchai- v resta aux fers il fit preuve d'une force de volonté dont on connaît peu d'exemples.

Cependant, avec le temps, des hommes nouveaux arrivaient au pouvoir, la figure du terrible Netchaiev s'effaçait peu à peu de la mémoire du gouvernement. On commença à alléger son sort ; on détacha ses fers. C'était l'essentiel pour Netchaiev qui, bientôt, prit un ascendant extraordinaire sur ses gardiens, ainsi qu'en témoignèrent des dizaines de témoins lors du procès dans lequel ils furent inculpés. Pour agir sur ses gardiens qui, d'après le règlement ne devaient pas lui parler, Netchaiev prononçait en leur présence de grands monologues, au cour> d quels il disait qu'il périt pour eux, pour les paysans, pour le peuple. Souvent aussi il faisait allusion à ses hautes relations à la Cour, se prétendait soutenu par l'héritier du trône, et, quand il fut délivré des fers, il présenta cette mesure comme le résultat des démarches de ses hauts protecteurs. Mais L'estime que lui accordaienl ses gardiens avait grandi surtout après la gifle qu'il avait administ) au général Potapov. Bien plus, non seulement ses gardiens l'estimaient mais ils l'aimaient, ils étaient fiers de lui et ne l'appelaient entre eux que i notre aigle

L'attentat de Soloviov contre L'empereur rehaussa encore le prestige de Netchaie\ aux yeux de ses gardiens, auxquels il l'expliqua comme le résultat d'un complot ourdi par le tzarevitch pour renverser Alexandre II. Enfin, il avait si bien persuadé chaque gardien à part que tous

BIS KOUVEM

km, qu'ils iment il lui eût été

la ne lui pai i h t il a\ faudé un pUu

iphic

trou] ■ iptaat

ail nombre de gens dévoués, il ai ut un jour qu mulle Impériale

Lie de I a. Irait |

\ ti< adrail enfermé L'empereur :ti< r empereur.

1 aulami llitique - ariaa v et M

lans la : I de Pi< 1 re it

rapport, at le moyen,

1« quel 1< { oaiitc .' | ■ ■ LU COU!

politiq at même qu< bov eut une

il entn vit la ]

ravelii ette

fm Hier

Il al

tn de «!« i idei >n ou it pas ition,

l»lusii \rod-

Uronf

teui

RÉVOLUTIONNAI RE EN RUSSIE i zj

de la forteresse de se laisser mourir de faim. Depuis iepi jours déjà il refusait tout aliment, Lorsqu'il obtint enfin satisfaction, après quoi il partagea son temps très n lièrement entre la gymnastique, la Lecture, la corn >pondance, l'élaboration de projets révolutionnaire-, .

Parmi ces projets, était celui de lancer en provint où la foi en l'empereur était très forte, un faux manif* impérial dans lequel il serait dit que « à la demande de toute la classe de la noblesse, nous avons reconnu pour

bien, etc de rendre les paysans à leurs propriétaire,

de prolonger la durée du service militaire, de raser toutes les églises schismatiques, etc. ». En même temps on aurait envoyé aux prêtres un « décret secret » du Saint-Synode ainsi conçu : « Dieu tout puissant vient d'envoyer à la Russie une grande épreuve. Le nouvel empereur Alexandre III est devenu fou. C'est pourquoi les prêtres, sans dévoiler cet important secret d'Etat, doivent secrètement prier pour que Dieu lui envoie la guérison ». Nctchaiev était sûr que les prêtres ne manqueraient pas de parler à tout le monde de ce décret. Ces mesures prises, on aurait envoyé des manifestes d'un soi-disant « grand Concile de toutes les Russies : grande, petite et blanche » d'abord aux paysans, ensuite à l'armée, disant que Le Concile a décidé de partager les terres, de supprimer Le service militaire et qu'il faut arrêter et juger séance tenante quiconque s'opposerait à l'application de ce manifeste.

Le Comité exécutif rejeta ce projet de N< tchaiev, en lui objectant que le charlatanisme esl chose dangereu que, si on peut l'admettre au moment même de l'insurrection, il ne doit pas servir pendant La période d< concentration des forces. Nous verrons plus tard qu'un révolutionnaire, Stefanovitch, reprenant ce projet d< N chaiev, faillit provoquer une insurrection dans Le district de Tchiguirine, du gouvernement de [cher]

Cependant, en même temps qu'il préparait L'exécution d'Alexandre 11, le Comité exécutif s'occupait de L'évasion

0UVEM1

Page 1