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Dès le lendemain, 9 août, le Sénat dirigeant recevait déjà l'ukase confirmant toutes ces mesures et les justifiant par les considérations suivantes : « Les cas de cri: politiques, de non obéissance, de résistance aux autorités établies par le Gouvernement, et toute une série de crimes dirigés contre les fonctionnaires sont devenus fréquents ces derniers temps, et témoignent indiscutablement, comme l'a établi l'enquête, qu'il existe une société clandestine de criminels qui, sous l'influence d terrines socialistes révolutionnaires et autres doctrines destructrices, tendent à renverser l'ordre du gouvernement. Répudiant la nécessité de tout l'ordre public, L'inviolabilité de la propriété, la sainteté de l'union de la famille et même la foi en Dieu, ces malfaiteurs, pour atteindre leurs buts criminels, ne s'arrêtent devant aucun moyen. Par l'accomplissement audacieux des crimes les plus terribles, ils troublent la tranquillité publique et menacent la sécurité des autorités établies par le gouvernement! auquel incombe le devoir sacré de sauvegarder la société et de mettre opposition à ces menées destructrices et criminelles. En conséquence il nous a paru nécessaire de prendre immédiatement des mesures provisoire s 1 1 tionrielles, qui assureront la punition la plus ra] la plus sévère de ces eriines. Vu cela nous^ avons reconnu pour bien de soumettre provisoirement toutes affaires criminelles de cette sorte à la compétent iux militaires avec l'application par ceux-ci des p< in< - établies en temps de guerre, 0
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fait (pie, par cet ukase du 8 août, la police devenait li d'arrêter à son gré qui elle voulait, L'honneur, la fortune
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et ce qui se passait là nous le verrons à propos de l'a fi
Zassoulitch.
Sentant que l'ukase du 8 août, qui équivalait à la mi hors la loi de toute une catégorie de citoyens, lie suffisait pas encore, le gouvernement résolut de s'adresser â la société et, le 20 août, parut [dans le Messager off\ un appel invitant la société russe à prêter incours
au gouvernement dans sa lutte contre les révolutionnaires. Il se terminait par une exhortation à la jeun. studieuse de réfléchir et peser les conséquenc ret-
tables auxquelles elle s'expose en se laissant entraîner par les tendances socialistes et révolutionnais
Comme pour confirmer cet appel du gouvernement . !'» mpereur, de passage à Moscou, adressa aux représentants différentes classes, venus le saluer, un discours dans L< quel de nouveau il demandait l'aide de la société pour la jeunesse entraînée dans cette voie pernicieuse où la poussent des hommes mal intentionnés . 1 >eux journali très conservateurs : Léon Tikhomirov, ancien révolutionnaire passé à la fin des années 80 dans le camp cons< rvateur, et le prince Mestchersky soulignent tous d< que cet appel du gouvernement à la société ne rencontra aucun écho, ("est qu'en échange de son concours, l'empereur ne promettait rien à la société. Non seulement le gouvernement ne cédait rien de son programme poli bureaucratique, mais même en ce moment criti la
vie de l'Etat, il renforçait sou programme r< y introduisant des éléments qui le séparaient davantage de la société.
Le gouvernement faisait appel à la organisations qui représentaient vraiment cell< la
presse et les zemstvos, étaient persécutées d'une impitoyable, la presse surtout. La censure était i
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