HISTOIRE D\ M
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EÉVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE 177
dénoncer à mon staroste (i). Je jure d'exécuter s, m- discuter les statuts de la Phalange qui portent le cachet du Conseil des Commissaires du peuple, et vienn< de l'empereur lui-même. Si je viole mon serment, que la colère de Dieu et de tous les saints retombe mit moi et ma postérité, que tous les malheurs possibles frappent et que la main d'un frère, membre de la Phalange, ne m'épargne pas. Amen ! »
Après quoi l'adhérent baisait la croix, l'icône et L'évangile.
Au bas du texte de ce serment était apposé un cachet rond, de couleur d'or (2), avec une pique et une hache en croix, et autour l'inscription : « Cachet du Conseil des Commissaires ». L'original portait écrit, soi-disant dé la main de l'empereur : « Qu'il en soit ainsi. Alexandre II, Saint-Pétersbourg 1875, 19 février. »
Stefanovitch, Deutch et Bokanovsky enfermés, comme nous l'avons dit, dans la prison de Kiev, purent s'évader avec l'aide d'un camarade demeuré en liberté, Frolenko, qui, sous un faux nom, réussit à se faire admettre à la prison en qualité de gardien, et il sut inspirer une telle confiance au directeur qu'on le chargea de la section criminels politiques. Il procura aux trois détenus uniformes de gardiens, et ils sortirent ensemble île la prison.
Dans la rue, le célèbre révolutionnaire Valère Ossinsky les attendait ; il les conduisit jusqu'au Dnieper, <>u prirent une petite barque qui les amena a Kr choug.
De 1875 a [878 les évasions se comptent | ntaines.
On s'enfuit de partout : des prisons de Pétei de Moscou, de sprisons de la province et de la Sibéi
(1) Il y avait dans >< La Phalange secivt- plusieurs dhfUi KM les chefs étaient les comnnssaiies. le. Btftl I •
(2) Acause de la couleur du cache: , les pa\ HAÏ appel. | et le faux décret « La bulle d'or ».
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vernement la preuve que le mouvement révolutî ma • s'était fortifié et que L'organisation dIu-
tionnaires était fortement cimentée. En outre, elles démontraient que le service policier fonctionnait mal la Troisième Section était, dans les conditionune institution insuffisante. Au>-i bientôt était-elle r.-mplacée par le Département de la police et la fameuse Okhrana.
Le grand développement du mouvement révolutionnaire exigeait que des mesures fussent pris ir l'enrayer. Par ordre de l'empereur, une Commission s] fut formée sous la présidence de Valouiev. Elle était coin})' i des Ministres de la Justice, des Finances et de l'Intérieur ; du chef de la Troisième section et du chef de la gendarmerie. La première question que se posa cette Commission fut de savoir quelle mesure serait le pluB effi ou disperser les révolutionnaires condamnés ou ] entrer en un endroit ? Le Ministre de la Justice, comte Pahlen, soutenait que le danger provenait de ce ou. 1 politiques étaient disséminés un peu partout etainsicontaminaient tout le pays; de sorte que, selon lui.il fallail les grouper tous en une province désignée. Mais autres membres de la Commission étaient d et on décida de maintenir la relégation administrative telle qu'elle se pratiquait auparavant.
La statistique dumouvement ; tionnai
dans ça' Comité bien qu'impai soins de la police, néanmoins esl assez intéressante. I
est citée dans l'ouvi Glinski (i) auquel nous l'em-
pruntons. Depuis l'affaire de Dolgouchine, < lire
depuis [875, jusqu'au rr janvier [877, 1 6x1 personnea — dont 85 0/0 d'hommes et [5 00 de femmes • avaient inculpées dans des affaire- politiques. Di furent mises hors de cause. Des auti « étaient 0
(1) Glinski : La période révolutionnaire d, m
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Les Juifs, qui peu itionnain