‹ Histoire du mouvement révolutionnaire en RussieChapitre 23 sur 45 · SÛT · texte numérisé non relu

SÛT

, m u- en

ut un

ondaû • 1 • l > 1 • ministre de L'Instruction pu-

iem< nt

l La jeun<

pai

ffleun itre,

de «l.

tout i

m Le

lans

la voie des répressions de la plus terrible réaction et prenait une série de mesures qui n< faisaient qu'irriter la

société et répandre le mécontentement dans toute la Russie, une évolution très remarquable se- produisait d les cercles révolutionnaires. Au lieu d'agir isolémi ni ils commencèrent à se rapprocher et bientôt formèrent un groupe compact agissant selon un programme bien déterminé, sous la responsabilité et la direction d'un Comité spécial.

Cette organisation reprit Le nom de la lée

aux années 60 et s'intitula Zemlia i Volia (Terre et Liberté).

Serébriakov a donné dans son histoire de la & « Terre et Liberté », des renseignements intéressas ce groupe dont il fut, avec A.-D. Mikhailov, l'un principaux fondateurs. Nous avons déjà vu que la propagande dans le peuple, pendant les années 1 74, n'avait pas donné les résultats qu'en attendaient les idéalistes de la révolution, et que le gouvernement avait pensé lui porter un coup mortel en faisant arrêter plus d'un millier de personnes. Mais, en réalité, a\ ces arrestations il ne fit qu'accélérer le pa d'une phase de la révolution à l'autre. i *àndistes restés en liberté, écrit Serébriakov, n'étaient pas découragés et n'avaient pas perdu la foi en leur 1 De retour dans les villes ils commencèrent à reformer leurs rangs décimés. Ils se cherchèrent des adeptes dans

ie milieu d'où eux-mêmes étaient sorti à-dire parmi

la jeunesse des écoles. Les circonstanc

l'une façon remarquable : d'une part, en automne

l1 y avait grande affluence de jeun. - dan- les vil]

universitaires, à Pétersbourg surtout ; d'autre p

désordres avaient provoqué un grand d< i et un grand

mécontentement parmi les étudiants, qui, b

à la propagande des idées socialistes, venaient combler

les vides faits dans les rangs des révolutionnaires. M

RISTOIR] Dl

hacun restait indépendant

îu'il voulait, il i n résultait que la faute d'un li pej ou ttait au gouvernen as en massi l ramme

Lutiom tait j fini que

lu p< uple, «lit

-.if

t( i intégraient nt [ue L'idéal -<n-i.il qui vit dans le tradiction av. c elU . 1 1 que

mmuniste 1 1 l'i lu droit du peuple pour te L'ordre exis-

11 faut seulement h tout

piration popula tira : Le p uple d< 1 omiqu

w par Le peuple Lui-mém< m- peut 1 IuLCel victioi de plus

en i ~ ■ ous Le nom de populisme dlia presque tous 1

ns un Lisation pratique tou-

la

qui d< vint Le

iitionnaire, jusqu'en

• a moment <! I ion - n

la capitale (Pétersbourg). Ses membres étaient I la

majorité des voix et sa composition changeait fréquemment. A la fondation de la Société ce groupe était le ; actif. Il était chargé entre autres de ce que les révoluti naires appelaient « La chancellerie céleste •*, c'est-à-dire la section des passeports, la fabrication des faux papii travail qui absorbait énormément de temps. Cependant, malgré sa grande importance, l'administration ne r> vait agir dans les cas sérieux sans demander l'aul risation du Conseil, et, dans les cas graves, celle de tous les membres de la Société. Le Conseil n'était pas un groupe à. part, ayant des fonctions déterminées. Dans sa com] >ition, du reste très souvent modifiée, entraient tout. ! ininistration et les membres de la Société présents à Pétersbourg ; c'est à eux que s'adressait l'administration dans les cas urgents, et le Conseil commença à exister 5n fait comme un ressort très utile dans le mécanisme général de la direction.

b) Le groupe intellectuel s'occupait de la propagande, de l'agitation et de l'organisation parmi La jeunes écoles.

c) Le groupe ouvrier était chargé de la même I parmi les ouvriers.

d) Le groupe paysan, le plus nombreux, avait p champ d'activité la province en général.

e) Le groupe de disorganisation occupait une situ particulière et par le caractère de son activité el pai large mandat qu'il avait reçu de la Société, & était d'affaiblir le mécanisme gouvernemental, p actesles plus variés, en y introduisant les éléments d'h tilité et de décomposition (i). Les membres de i devaient autant que possible se mettre en rap] avec toutes les personnalités appartenant gouvernementales, afin de se rendre maîtres, par ell

(i) Moyen de lutte préconisé, oomme nous L'avo&l déjà vu ; chaiev.

KOI vi M

olutionna

tion emprisonn Iministratii vait

ment se pei nu ttai les pi iltants envei - Les

Ions désirabl avait cm □

temple, . • . olutionnain s était

itre la trahison, qu'il fallait

• ition mu nte du

révolutionnai] l >upe

\ oir, dans le i

.tir

at «lit, <1<- 1<- tU( 1 1 vu l'im-

• • ient pourvu en

>rm< r des

tion, p i il 1<- jugeait

tion ■ ■ Lmi-

• : .lin 1» ienl la i'

t Libi * deux

• il . | ■

ture qui ont un avenir historique sont cell< l'esprit et dans l'aspiration des masses populaires. N ne croyons pas à la possibilité de créer dai euple,

un travail préparatoire, des idéals distini ux qui

se sont développés en lui par tout son passé. X dons toute tentative de ce genre comme une d< forces inutile. En effet, l'expérience de tous 1» - mou ments passés, dans tous les pays, à commeno r par les révoltes paysannes jusqu'à la Commune de Paris, r. montre que chaque mouvement révolutionnaire, qu'il s'élargit, nécessairement développe, purifie et perfectionne les éléments révolutionnaires qui lui ont servi point de départ. Les révolutions sont L'œuvre d populaires; c'est l'Histoire qui les prépare. L - révolutionnaires ne sont que les instruments de l'Histoire, les représentants des aspirations du peuple. Leur rôle se borne à ceci : organiser le peuple au nom de ses aspirations e1 ses exigences, le soulever pour la lutte aux fins de leur réalisation, aider à accélérer ce processus révolutionnaire qui, d'après les lois immuables de l'Histoire, se dévelop] certaines périodes. En dehors de ce rôle les révolutionnaires ne sont rien. Dans les limites de ce n de il ■ >n1 un des facteurs les plus puissants de l'Histoire ».

• Le travail d'organisation de la nouvelle Société Ztmlia % Volia, formée par le groupement des cercles révolutionnaires épars dans toute la Russie, auxquels se joignirent ceux qui restaient des propagandistes populistes, dura tout l'hiver 1876-1877. On menait des pourparlers avec les cercles de la province, on réunissait des ren ments sur ce qui se passait dans les coins les pli de la Russie ; en même temps on continuait lapro parmi la jeunesse ( t on préparait les •■ la

campagne. La Société « Terre et Liberté d'annoncer sou apparition par une grande manif< station publique, ('"est cette manifestation qui eut lieu,] cembre 1876, sur la place de la Cathédrale vie Kaxan.

RISTOIR] mi \ r

knifestants de la pla leurs Lans 1 ■ lier les

nés, tiple.

Le ' ratov,

: sur le D->n S lit qu'au I

orant I une

affirmatioi solution

simples man ■ ait p rdu

i la plus i l'om : • • île, qui n

t l'ai de

>nnair< d< vail i

l'iufi

maintenant le >iution-

rrangeaient po

•lit qu fût originaire du ;

une &1 pari

U1 OU un

• de rétult

peuple, ils ne furent pas, cette fois encore, ce qu'on avait espéré.

Sérébriakov écrit à ce propos : « Même en dehors'; poursuites policières, les populistes étaient forcés d< convaincre que la campagne n'était pas un lieu commode pour l'activité agitatrice. Même dans les ei droits où les socialistes réussirent à rester assez longtemps acquérir quelque influence parmi les paysans, ils durent finir par reconnaître que, dans l'état actuel, il n'y a aucune possibilité d'organiser le peuple pour des fins révolutionnaires et que celui qui ne veut pas tomber immédiatement entre les griffes de la police doit se borner aux travaux des champs. »

Mais, d'autre part, Plekhanov, dans sa préface à la traduction russe de l'Histoire dit mouvement révolutionnaire, de Thunn, rapporte que tous les propagandistes qui travaillaient à la campagne affirmaient, contrairement a l'opinion de leurs camarades restés dans les villes, qu'il était nécessaire de rester parmi le peuple, et qu'on y faisait de la bonne besogne. Réfutant Sérébriakov, Plekhanov écrit : « L'activité parmi les paysans n'était point impossible. Les révolutionnaires auraient vaincu les obsta* policiers si leur état d'esprit les avait poussés à persévéra r. Mais précisément dans la seconde moitié des ann< cet état d'esprit subit un grand changement et aller au peuple » perdit à leurs yeux tout son charme, cela parce que les résultats de leur activité parmi le peuple n'avait pas justifié les espérances radieuses, et si l'on peut dire enfantines, que les révolutionnaires avaient mises en elle. En allant au peuple ils s'étaient Imaginé que c'était chi facile de faire la révolution sociale ; certains pensaient qu'en deux ou trois ans on y parviendrait, l'ut cr aussi légère devait se briser au pu mier contact avec la réalité. 11 en fut ainsi. Alors Le peuple cessa de le- at I que « aller au peuple » ne leur p.uai— ait plus le moyen le plus sûr et le plus rapide de renverser 1 tant».

HISTOIRl ni

lekhanov, lui. restait fidèle à -

qu'il avait prise dans La S Zemlù

Il dc voulut ; quand l'ai

il plus -liant' tte

khanov et de quelques-uns de unis • ird la o deuj

Lnts : h . de [g \-J; | i'(,//(I

du peupl Qpe il<- La p' nde

: i al). (

d< vaient sortir altérieuremenl Les tions du group Les

socialistes révolutionnain s et Les socialisa

Page 1