‹ Histoire du mouvement révolutionnaire en RussieChapitre 24 sur 45 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

La propagande de « Zemlia i Volia » (Terre et Liberté) PARMI LES OUVRIERS ET PARMI LES ÉTIDIAN I S. — Le

commencement du terrorisme. — vera zassoulitch. — Son attentat contre Trépov. — Le procès de Vera Zassoulitch. — Les premiers terroristes et leurs actes. — ossinski et llzogoub.

Si l'organisation des « communes » à la campagne et la propagande parmi les paysans ne donnaient pas des résultats très satisfaisants, en revanche la propagande parmi les ouvriers et parmi les étudiants réussissait merveilleusement. Les membres de la Société « Terre et Liberté », les Zemlevoltzy, pour agir sur les ouvrit ts avaient adopté la méthode suivante : Ils formaient des cercles, composés de jeunes révolutionnaires, n'appartenant pas à proprement parler à La Zemlia i Volia mais agissant sous la direction des membi de cette Société. Ces cercles entraient en rapport .r. les ouvriers. Le groupe central n'avait que la direction générale de la propagande. Peu à peu, de o - p< tits cen naquit une première organisation régulière ouvrière qui prit le nom d' « Union du Nord des ouvrit ; i exista de 1877 à 1879.

D'après Bourtzev (1) cette 0 Union », purement ouvrière, s'était formée sous l'influence directe de révolutionnaires appartenant aux classes intellectuelles qui s'occupaient de la propagande dans les fabriques et in< S G Mains

(1) Byloié, 1906, n° 1 .

E<)6 BISTOIKE Dl" MOl'\

i\ aient déjà subi L'influence de la propagande remontant aux ann<

LantJ'Un [dé de : lée aux Intel-

i les principa ipables du faible

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liaient i irnal, qui devait

En somme ! Le était d *xia

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litique des révolutionnaires russ K>

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L'Union i La fin de i \". après Le pnx

des r Victoi Icy et Stefan EChaltourine. Elle

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rient mutuel, il de s ment apr approchée de

L'Union commença à Lan ■ ;is.

Dans La russes », . mt q adications

ou\: pourront être il ine trans-

• de L'ordre politiqu I lit

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il ( omme aion demand La li

prcssio cri

RÉVOLUTIONNAIRE EN RUSSIE \<fl

mes politiques ; c) l'abolition des prérogatives et privili de classes ; d) l'instruction obligatoire et gratuite dans toutes les écoles ; e) la réduction des troupes réguli leur remplacement total par une milice populain ; /) le droit de la commune villageoise de gérer les affairconcernant directement (assiette des impôts ; partage des terres, administration intérieure) ; g) l'abolition du système des passeports et la liberté de déplacement ;h) l'abolition des impôts indirects et l'établissement d'impôts directs sur le revenu et les héritages; i) la limitation des heures de travail et l'interdiction du travail des enfants ; /) la création de Sociétés coopératives, de caisses de prêts et de crédit gratuites pour les associations ouvri et les communes paysannes.

L'Union réussit à organiser plusieurs grèves, les premières en Russie, mais elle ne put aller loin dans la v qu'elle s'était tracée : la trahison s'était introduite dans son sein. Grâce au couple Reichstein, agents provocateur s de la Troisième section, la police savait tout ce qui se faisait dans l'Union et renversait ses plans et arrêtait ses membres. Reichstein fut d'ailleurs exécuté par les révolutionnaires, en 1879. En février 1880, L'imprimerie du journal de l'Union, L'aube du travailleur, dont un seul numéro parut, était découverte ; un grand nombre de ses membres furent arrêtés, et l'Union du Nord disparut bientôt en tant qu'organisation indépendante.

Quelques mois plus tard paraissait dans Le midi de ta Russie « l'Union russe du Sud d analogue à L'Union ouurière du Nord, mais la propagande passait définit 1 ment aux mains des membres de La A dont l'Union devint le groupe spécial ouvrier, avec organe : Le journal ouvrier*

La Société Zemlia i Volia faisait aussi un< gande parmi La jeunesse universitaire et tâchait d'exploiter à son profit Les désordres qui éclataient rréquemm nt

dans les grandes eeoles russes. Au temps de V tchai

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»u qui fournis te | volutionnaires. Maintenant

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Itement avec les milieux ourire, la d une force puissante, à la ner-

itique, ne tant devant aucun

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révolutionnaire, comme on peut en juger par Le reti

fameux que son Comité exécutif (1) lança en 1879 et qui était ainsi libellé:

« La nouvelle attitude prise les derniers temps par Le parti socialiste révolutionnaire tout entier, et qui s'exprime par les meurtres du baron von Geking, de l'espion de Rostov, Nikonov, et d'autres, a donné le prétexi l'apparition d'un grand nombre de lettres anonymes de menaces contre des fonctionnaires et des personnes privées, cela souvent au nom du Comité exécutif.

« Prenant toute la responsabilité morale de nos act nous déclarons au public que les auteurs de ces Letti de menaces n'ont rien de commun avec le Comiti util

ni souvent même avec le parti révolutionnaire. Aux auteurs de ces lettres nous croyons nécessaire de dire, si ce sont des révolutionnaires, que leurs menaces doivent être exécutées par eux-mêmes et sous leur r ibi-

lité, si ce sont des canailles, que nous les poursuivn comme nos pires ennemis.

« Pour éviter tout malentendu, les déclaration- émanant de nous seront rédigées sur papier à entête du Comité exécutif et revêtues de son cachet. »

Ce cachet était rouge; au milieu figuraient une hache, un poignard et un revolver, mis en croix ; autour était l'inscription: « Comité exécutif du parti révolutionnaire russe ». 11 rappelait assez celui qu'avait apposé S1 novitch sur sa « Bulle d'or d.

Le Comité exécutif qui avait Lancé ce déci tnptait parmi ses membres : Valère Ossinski, exécuté en ifl Papko, mort aux travaux forcés à Kara. en iss^ S tianine et plusieurs autres.

Quand la question de L'organe de La Société fut r les Zemlévoltzy décidèrent de reviser leur ; leurs statuts. Le paragraphe d'après Lequel chaque menv

(1) Ne pas confondre avec un autn* Comité «J : -s célèl

celui de La Narodnaia Voiia [La Volonté du pruole).

•O HIST0IR1 Dl

taedugro • l'ordre de la majorité

même il d ond pas opi-

onneU de longues discussions,

et finalement hit ition violent»

À. lfikhailo> 1 ition d'Ossinski, d'introduire la

omme moyen d'action, était i

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[uelques amis pi iser un attentat contre le

Le poli* rrepov. Mais il avait ( t.'

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Parmi les mani la place de Kazan, se trou

golubov, qui avait pris la parole et

violemm< nt à la polii ■»■ , il avait été i ondamné

Membre de la So< iété a, il était lu peuple un an auparavant,

du 1 ton, puis dans I

imnation, 1 \o{ olubov tut tran ution pi«'\ i nt i\ i it lieu

c 1- préf( t de polio Ire] dv. Bo

nt conduits à la i ; i • î .nt dans î.i cour.

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et fit ! ibov, voyant le mou-

' • . d'un le

I I Bogolubov é1

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blir l'ordre dans la prison. Un témoin, le I )r I [< 1 1/. n >tein, raconte que ceux-ci, pénétrant par groupes dan- L< s Iules, se mirent à battre tous ceux qui faisaient du bruit et en traînèrent beaucoup dans les cachots : « On tirait les uns par les bras, les autres par les jambes, la tête fi pant sur chaque marche de l'escalier. Un jeune homme, G..., eut la tête fracassée à coups de clés ».

Le lendemain, appelé à donner ses soin- aux bl< 5S< le Dr Hertzenstein vit les cachots de la prison,construite sur les dernières données de la science pénitentiaire. « Franchissant une petite porte, raconte le docteur, nous nous sommes trouvés dans un couloir étroit, sombre, humide et empuanti. — « Attention, attention ! » me disaient mes guides, pour que je ne touchasse pas les murs du couloir. Sans comprendre de quoi il s'agissait, je | nais toutes les précautions voulues. Nous arrivons à une autre petite porte étroite. On l'ouvre. Bien que la journée fût claire et ensoleillée, là il faisait noir comme dan- une chambre aux volets fermés pendant la nuit la plus sombre, et chaud comme dans un bain. Mais faisait-il sec ou humide, impossible de le définir : l'air était irrespirable, l'odeur suffocante. Quelque chose grouillait dans un coin. Je l'entendais, le sentais, mais ne voyais rien. - « docteur », dit un infirmier à quelqu'un dan- l'obscurité.

— « Regardez, regardez ! » fit en réponse une voix rapide, caverneuse. Tout cela était fou, et ressemblait à un conte ou à un rêve. — « Qui est ici ? » demandai- je. 1 >itcheskoul». Et de nouveau la voix sourde répéta avec horreur:

— « Regarde/., regardez, des vers vivants.

« Je ne pouvais regarder, on ne voyait rien, Un des infirmiers alla quelque part chercher un bout de chandelle. Nous l'allumâmes. Une lueur rougeâtre éclaira un p espace autour de nous, laissant dan- L'obscurité 1- parties du cachot. Un corps long, couverl i se leva du sol nu et on entendit de nouveau : R regardez, les vers vivants. » L'infirmiei VCC la

: t d'excréments hu-

1 i 9 murs

tune Le soi. 11 n'y avail dans i planche, ni i iccrém< les-

nn homme dont tout Le crime ( tait tuple u meilleur. Il de^ ait

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tte horreur. Av< c des :n> il était parvenu à briser l

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loin de la Préfecture et le Dr Weimar mit à Leur disposition son fameux trotteur, Barbare. Mais en ce moment se déroulait le procès des 193 et les révoluti naires décidèrent d'attendre la fin de l'affaire avant d'à craignant que l'attentat contre Trépov n'eût "d'influsur le verdict. Mais, tandis que le groupe de d< nisation de Zemliai Volia préparait l'attentat en attendant le moment propice pour l'exécuter, Vera Zassoulitch, impatiente de venger l'offense faite à tout le parti révolutionnaire en la personne de Bogolubov, décida d1 seule.

Nous avons déjà vu Vera Zassoulitch, encore fillette, allant porter une lettre de Netchaiev à sa sœur. Sa connaissance avec le célèbre révolutionnaire lui valut deux ans de prison. Elle en sortit à dix-neuf ans, el se mil parcourir la province russe, allant dans les différei « communes » et centres révolutionnaires. Le 24 janvier 1878, elle se présenta comme solliciteuse à La ception de Trépov. Quand celui-ci arriva devant elle, elle lui tendit tranquillement une requête, signée d'un nom d'emprunt, demandant l'autorisât ion de donner leçons. Pendant que Trépov prenait la requête, elle tira de dessous son châle un revolver et le déch lui. Trépov grièvement blessé s'affaissa. Vera Zassoulitch se laissa arrêter sans aucune résistan<

Cela se passait encore avant la promulgation des deux décrets d'Alexandre II, selon lesquels les affaires polil devaient être transmises à la juridiction militain \ Zassoulitch fut donc traduite devant la Courd'assi L'intérêt provoqué par ce procès était tel, non sei ment en Russie, mais à l'étranger, que le congi Berlin passa même au second plan. Mr Valberl écril à ce propos dans la Revue des deux P

dant plusieurs jours l'Europe a fait b •

plexités politiques, a cessé de se il ni ind( : 1 (1) Ier mai 1878.

HISTOIKl IH' MOl'VI Ml N 1

Lit, si H ■ pan tendrait

fit ions i i\ aléa de L'élé- La baleine. Quai I luit heures durant, la paix, la guerre, M' d< Bi le prince ( rortchakov, pour ne oulitch. »

assises étail un jeune jurisconsulte Anatole Coni ; l'inculp( I défendue

un . jeune et Uexai le

• lit t ru- sur le volet : parmi les assistants it Th. Dostoïevski. Gradovslri, que nous avons

quand les jure- se retirèrent • u la liste des questions, pendant i

le la séance, Dostoievski, qui

!. exprima son opinion : — « ( ta ne

■ dit-il, la punition n'est pas de

• inutile. Il faudrait simplement lui dire :

>nde fois M de formule juridique pareille n on ! lt le i il «l'une béroIn<

itions n-,

bleau antable de La cruauté

I ■ ■ tout Le sj itème en

Vei / oulitch, raj

nemental.

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«a été consommé. On a organisé solennellement IV « théose russe des verges. » A ces paroles il fut in rompu par un tonnerre d'applaudissements et de cris Le Président adressa au public un sévère rappel à l'oi et le défenseur put continuer sa plaidoirie. A L'unanimité Vera Zassoulitch fut acquittée. Une foule immense tionnait dans la rue pour attendre le verdict et ace pagner Vera Zassoulitch dans un asile sûr, car le bruit courait — et il était tout à fait justifié — que, par ordre de l'empereur, en cas d'acquittement elle devait être arrêtée et déportée administrativement en Sibérie. En sortant de la prison, où elle était allée chercher ses effets, Vera Zassoulitch monta dans une voiture qui l'attendait ; un jeune homme prit place sur le sii à côté du cocher, et la voiture partit au galop. Là se place un incident tragique qu'a raconté, comme suit, un témoin oculaire. « C'était près de la rue Kirotchnaia, où se trouve la caserne de gendarmerie. Tout à coup paraît un détachement qui entoure la voiture. La foule se jette pour le repousser. Mais un cri éclate. Le jeune homme assis sur le siège, Sidoratzki, prend un revoh tire quelques coups, puis se loge une balle dans La tempe et tombe mort sur la chaussée. Tout cela avait éti rapide qu'on ne se rendit pas compte de ce qui se passait. P..., qui était dans la voiture avec V*. Zassoulitch, la glace de la portière et cria au cocher : File plus \ sans quoi nous serons tous tués ! ». Les gendarm< défendaient et tâchaient de disperser La foule. Le fouetta ses chevaux et la voiture partit rapiden* tourna rue Nadiejdinskaia, prit ensuite La P< Newsky, et échapppa à La poursuite . Vera / Litcfa

était sauvée ; et quand Le Sénat, cassant Le jugem rçnvoya L'affaire devant Le tribunal de Xétait déjà à L'étranger où L'avaient accueillie >; A propos du procès de Vera Zassoulitch, 1 Zcmlxa i Volia, prenant L'attentat à son compte, Lai

H: lu MOI

A tous 1. v honn

I lie di homm< ni le sentiment du devoir

airont • e lana ront i Li lutte contre chaque manifestation l'arbil ivernemental Mais si nota

on premier élani elle i

rûon 'l«s historiens qui afiir-

ment Le gouvernement

f ec cet av. rtissement

<jui ii' t pas de li ni - for© 1 1

l'abus et l'arbitra la forme d<

vénement nement de la terreur, venir plus Un d< ■ fut 1 • ion du chef de

tout ] * \ • . . le

it accompli par 1<- i él hin^ki (Stepniak) l i » 1 « - d'un

Zemlt i $ Fi .'; i, \ M ikh i ■■!--■. et «l'ut lir lu matin, L'une des plus fréquentées de «l'un coup de bre pi. n-

ion dans les •

mii

> -rit pai I l

Goiois

mense influence qu'il avait eue autrefois dans les sph< bureaucratiques, préconisait d'avance le futur pr< gramme du gouvernement, qui s'exprima par le décret du g août

Le coup de revolver de Vera Zassoulitch et le meurtre de Mezentzev étaient deux actes terroristes isolés < omi à Pétersbourg. Dans le Midi, la terreur trouvait un terrain plus favorable ; là-bas les révolutionnaires Ossinski, Popko, Lizogoub, Kovalsky et d'autres commettent une série d'actes terroristes et font de la terreur un tème de lutte.

Le plus remarquable parmi les premiers terroristes russes était ce Valère Ossinski, dont Kravtchinski 51 niak) dans son livre La Russie Souterraine (1) donncaractéristique remarquable : «Il était beau comme Le soleil, élégant de formes, fort, souple comme un poignard de Damas. Sa tête blonde, légèrement re jetée en arrii surmontait un cou nerveux, gracieux. Le front élevé, sillonné de petites veines bleues, semblait taillé dans le marbre et le nez régulier, sculptural, donnait à sa beauté ce caractère classique si rare en Russie. Lue moustache petite, blonde et une barbe courte encadraient sa belle bouche sensuelle. Ce visage merveilleux était éclairé par de grands yeux bleus pleins de feu et d'ardeur junévili Il n'était pas orateur au sens ordinaire de ce mot, mais sa parole possédait cette force de conviction qui résl d'une foi profonde : il était pénétré d'un enthousiaî qui, involontairement, gagnait ses auditeur-. Le son de sa voix, l'expression de son visage ne nous subjuguai pas moins que ses paroles. Il possédait Le< tourner

des auditeurs adverses qui s'efforçaient aloi on-

vainere de la justesse de ses raisons à seule fin de 1

voir être d'accord avec lui arrêté à Kiev au printemps

de 1879, il fut jugé le 5 mai et condamné à mort, n.e

que l'accusation axait relevé des charges sérieuses contre

M)8 HISTOIR] DI M

lui qu'il it le geste de tin-r

Miunt de son ai I ion. Il •. que ! Bernent savait I rit l'un

nfluents du ; Min-

ai tribunal l'arrêt de mort ki IV cou-

idant l< lièrent

lamnation <-t l'exécution, il : fait

! tnfortait ses .mu-. 1 1 ne faiblit venue le \ oii . il affiri commuée, mais à voue eux, une jeune fille de ans,

• lieu sans doute 1«' lendemaii il lui r leur m< I lible

• ion. il écris h îunt politique. Le 1 1 mai luisit i n mêi ips que deu*

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!i. D'uj lui fit

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IM !• parti révolutionna recourt en grAce A

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sateur ; son tempérament trop bouillant ne s'accommodant pas d'un travail minutieux. Toutes les foi de son esprit étaient toujours concentré -ur un

seul point Il fut toujoursle prophète du courant qui

parfois ne se manifestait pleinement que plusieurs -m: après. Ainsi, en 1878, quand le terrorisme étail embryonnaire, Ossinski était déjà partisan du régicide, qu'il voulait introduire dans le programme révolutionnaire; de même son exigence (\^> réformes politiq était nette et parfaitement définie. Il était au plein sens du mot un homme d'action. Tant que dura lemouven populiste, il se tint à l'écart ; mais il se joignit au n vement révolutionnaire quand les paroles cédèrent la place au revolver ou au poignard. Il possédait l'une plus grandes forces dont la nature ait doué l'homme : la foi, et cette foi il savait la communiquer à 1 eux qui l'approchaient. C'est pourquoi, naturellement, il devint l'âme

des entreprises auxquelles il participa Personne n

désespérait quand Ossinski était là parce qu'il animait chacun par sa foi enthousiaste, inébranlable et par son propre exemple. Il était toujours le premier dans la lutte, se chargeant des missions les plus dan

son courage confinait à la folie En Ossinski nulle

trace de pédantisme moralisateur ou prédicateur. C'était un guerrier au cœur courageux et au bras fort. Il aimait le danger et là se sentait dans son élément. La 1

l'enflammait (rime excitation fi< 11 aimait

gloire. Il aimait les femmes e1 était aime d'elles Une autre figure remarquable d< cette époqu celle de D. Lizogoub, que Stepniak a dépeint façon suivante : «... 11 était blond, de haut, taille. ; et maigre. Son visage n'était pas beau, mais rien n'était plus agréable que l'ex] ion de ses beaux yeux bl aux longs cils et que son <> âne d'enfant. 11 «tan \ très pauvrement. En plein hiver russe, il n'avait qu'un veston de nankin, aminci par de nombreux lava

HISTOIR1 pi MOI \

iqu'au col, prot poitru nu \ ieux

•n COU : il a\

fore une casquetf il ne portait pas Le plaid,

pie toi Lutionnain - 1 » I izogoub

t mill dre d'un imm< nse domaine

• Lies de la R il vivait plus pauvrement que le den

[u'il avait il le donnait pour la

: de dire qvn I ■» était

imais • je

ins tous I ti- il d ' jamais

d'1: qui l'égalât par La beauté morale. L'abandon de

sa fortune an profit de L'œuvre n'était pas la

mai ment ; beaucoup

ranaii m 1< ui argent pour La c tuse, mai- il n ]

nquill< (hait une âme pli

tions étaient pour lui iquclle il rait □ ilement

sa \ Lie, to

Il n'avait tmille

un [ui pouvait être util, à la

; m- ttre «1« pr i Lurent m' tombât te des pi tions

C Cla i

n, il n . .. . . i

bre du par loi

perdu un important soutien. G tte inaction forcée était pour Lizogoub une source de souffrances infini.-; il devait assister en spectateur passif à la lutte et au mari de ses meilleurs amis. Et cet homme qui unissait • n lui le courage d'un lutteur et L'enthousiasme d'un pro cet homme qui, au prix d'immenses sacrifice t int

pendant deux ans presque tout le mouvement révolutionnaire, cet homme qui, par ses qualités moral» pirait le respect infini à tous ceux qui le connaissaient ; cet homme dont la présence seule dans le parti augmentait sa force et son autorité, cet homme se regardait comme le dernier des derniers (i).

« Il fut arrêté à Odessa, en l'automne 1N78, sur la dénonciation de son gérant et ami Drigo (2), qui le livra au gouvernement sur la promesse que le reste de la fortune de Lizogoub (une quarantaine de mille roubles) lui reviendrait. Personne n'attendait pour Lizogoub un arrêt très sévère : la déportation, ou au pire, quelques ami de travaux forcés. Mais, à l'étonnement général, Lizogoub fut condamné à mort. Les témoins oculain - racontent, qu'a3'ant entendu cet arrêt, il ouvrit la bouche d'étonnement. A la proposition de sauver sa vie par un recours engrâceil répondit par un refus hautain. Lu S .mût 1

Lizogoub ('tait exécuté eu même temps que deux de

camarades, Tchoubarov et Davidenko 0 m qui l'ont

vu clans le trajet de la prison à l'éch tfaud <;. ne non

seulement il était calme mais qu< irire ha

tue! éclairait sou visage quand il a lr< compagnons des p t «les (!'. • Enfin se r< disait

son désir ardent: se sacrifier à La 1 «lution.

Ce fut l'eut être le moment le plus hei de sa triste ».

(1) Léon rois «>i en a fail le h ros île son mit : / >

sous le nom de S\ ietlogoub.

(2) Tourmenté par Le remorda, Drigo devl 1 membre actil du j>aru révolutionnaire. Impliqué dans an pi fl »

au ba ue.

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