CHAPITRE XII
LE COMITÉ EXÉCUTIF DE LA a NARODNAIA VOUA i. —
SON PROGRAMME. — LES ATTENTATS CONTRE AI i.X AN- DRE II. — LORIS-MÉLIKOV ET SA POLITIQUE.
Aussitôt constitué, le Comité exécutif de la Narodn Volia se mit à l'œuvre et fit preuve d'un talent (Toi nisation hors ligne. Il recrutait ses membres partout et savait choisir des hommes remarquables par leur intelligence, leur énergie et leur esprit de sacrifice. Le procès du Ier mars, le fameux procès des seize terroristes et des vingt populistes, qui furent jugés au «ours des années 1879-1881 et creusèrent de larges vides dans la Narodnaia Volia, établirent que dans le Comii itif
étaient passées, successivement, plus de cent-cinqua personnes, parmi lesquelles des hommes de grande leur tels que Kibaltchitch, Jéliahov, Tri^oni et quelques autres. De plus, la Narodnaiû Volia sut de nombreuses sympathies partout : parmi les écrivains, les médecins, les avocats, les professeurs, les membres des zemstvos, même parmi les plus hauts fonctionnai] Elle avait encore réussi à se faire un agent dévou Klétotchnikov, qui occupait un poste très Important dans la fameuse Troisième section. Grâce à 1 situai pendant deux ans Klétotchnikov put prévenu les n lutionnaires des perquisitions et des coups qui les m< çaient, el haïr rendit ainsi d'innombrables servi Un hasard livra à la police Klétotchnikov qui fui damné à douze ans de travaux forcés.
Nous avons déjà p. nie des rapports étroits qui unis-
HISTOIRE 1 M! \ l
Ht Zên
I ns Mikhailo\ el 0
. plusieurs autn ins
qui étaient V l'opinion publique
pendant les ann . tels que G ►tanukovitch,
Annensky, lujakov payèrent dr l'exil dans l< du nord de la Russie et en
ympathie pour L< s révolutionnai]
itabl que Les amit que i iiivnt in nde in-
: le d( n nt de l'esprit constitutionnel
institution 1 • .urnal de la .'■ I oclamations,
an i" h partout, presque kol de Eiertzen. 1 1
un le journal A
t if. dont non
•:\ d'après lu
« r fondamental* -, lit on dans
■ t des popu-
teulemi nt
[vu I*humani1 trei
mu le nu nt « ompl< t de la \» i
'!. Il-
t du peuple
t libre, que
trej
pie
ouvrier il travaille exclusivement pour nourrir et tenir les classes parasites. Comme citoy< n il tout droit. Non seulement la vie russe tout enti correspond pas à sa volonté, mais celle-ci il n'o même l'exprimer. Il n'a pas même la possibilité de réfléchir à ce qui pour lui est bien ou mal, et l'idée nu La
volonté du peuple est considérée comme un crime < ontre l'ordre existant. Ligoté de tous côtés Le peuple est jusqu'à la dégénérescence physique, à l'abrutissement, à la misère, à J. 'esclavage
«C'est pourquoi, comme socialistes et populistes, nous pensons que notre but le plus proche est de délivrer le peuple du joug de l'État contemporain et de taire une révolution politique afin de transmettre le pouvoir au peuple. Cela fait : i° le développement du peuple sera indépendant et conforme à sa propre volonté et à ses penchants ; 2° dans notre vie russe seront reconnus et soutenus plusieurs principes purement socialistes communs à nous et au peuple.
« Nous pensons que la volonté du -peuple serait bien exprimée par la Constituante élue Librement au suffrage universel. Sans doute c'est Loin d'être La forme idéale le la manifestation de La volonté du peuple, m; actuellement, c'est la seule pratiquement possibl pourquoi nous croyons nécessaire de nous y ralli< r.
«Notre programme, que nous défendrons d< La
Constituante, est Le suivant : r°la représentation nationale continue, composée comme nous avons dit plus haut, et qui aura plein pouvoir dans toutes les qu gouvernementales; 2° une Large autonomie locale -.nantie par l'électivité de toutes Les fonctions, l'indi de la commune et L'indépendani nomique du peuple;
3° L'indépendance de La commune comme uni mique et administrative; i°la remise de La 5°l'adoption de mesures ayant pour but de rem • les mains des ouvriers tout* - I
BISTOIR] N i
: <' de pre
Lectorale; I sans aucune Limitation de cla