étaient présents
Le 23 janvier 1886, les principaux meneurs de < grève, au nombre de trente-trois, étaient jugés à Mo» Tous furent acquittés, mais cinq d'entre eux, Moi ienko, entre autres, étaient déportés administrativement dans différentes provinces du Nord. Les ouvriers de Morosov ne recueillaient directement aucun huit du grève, mais leurs revendications principal ient pi
en considération dans les lois ouvrières d<
Nous passerons sur les nombreu qui ont
jalonné tout le règne d'Alexandre 111. et se produisirent un peu partout en Russie. Ces grèves eurent po quence l'union des ouvriers, la formation de syndi et de différents groupements coopératifs, que les partis politiques tâchèrent aussitôt d'utih»
Parmi les premières sociétés politiques du mouvement ouvrier, L'une des pins important 1 fut « Le Prolétariat », société formée en Polo d en dont le but principal < t.nt la propagande révolutionn et l'organisation du mouvement socialiste parmi ouvriers polonais.
Son programme, publié en place : «la délivrance économique et polit
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Le renversement du gouvernement russe, naturellement, incombe avant tout aux révolutionnaires russes auxquels, pour ce but particulier, se joignent les f<>: ■iution-
naires polonaises comme un corps allié auxiliaire. »
a Le Prolétariat », son union avec la Nâroênaiû Vdlia, la formation d'autres groupes similaires en Russie, surtout en vue l'organisation de la classe 0UV1 et le
transfert de la lutte politique sur le terrain éCQDOmiq tout cela poussa le gouvernement d'Alexandre 111, quelque réactionnaire qu'il fût, à améliorer le sort des ouvr et à inaugurer une politique ouvi mvant
à la propagande des révolutionnaire. I 1 tte politique, comme nous le verrons plus loin, atteignit son apogée au temps du fameux Zoubatov.
Une des premières lois ouvrière-, promulguée le V r juin 1882, était la loi limitant le travail des enfant! dans fabriques et les usines. D'à] tte loi, les enfant- au-
dessous de douze ans ne pouvaient être admis à travailler dans les usines et les fabriques ; de douze à quinte ans, ils ne devaient pas travailler plus de huit heures par |OUT, et enfin, il était interdit de faire travailler 1 ints
la nuit et les jours fériés. En même tempe un corps d'i
pecteurs de fabriques était créé, mais d'une façofl d défectueuse, que la tâche des inspe< I bi< nti I lui-
sit à des fonctions polidèH -. Les indu-tri.
faisaient tout ce qu'ils pouvaient pou* emp pli-
cation de cette loi et le :;mi\vniement , pOUT COmpl
aux capitalistes, modifia la lot, abaissant ans l'âge
limite d'admission des enfant- à hu-h
Les grandes grèves, entre autres celle i Morosov, de janvier [885, amenèrent de la loi du 3 juin le travail des tenu
enfants, et celle du 3 juin 1 contrat
et les rapports entre patron- et DU
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le développement considérable du mouven ravrier
qui s'associe au mouvement révolutionnais
se confondant avec lui, engendre un parti politiqu
Dès 1885 paraissait à Saint-Pétersbourg le premier groupement social démocrate Rabotchi (L'Ouvrier). 11 avait son journal, dont le premier numéro, paru en janvier 1885, publiait des articles d'Axelrod et de Pl.-khai.
La formation d'un groupe social démocrate en I avait été préparée à l'étranger, depuis 1883, où quelqu uns des anciens membres du Tchorny Percdicl : V Zassoulitch, Plekhanov et Axelrod avaient fondé le gpoupe de «L'émancipation du travail , qui propage les idées socialistes dans une série de brochures dont plus connues sont celles de Plekhanov intitulées: Le s< lisme et la lutte politique et Nos discordes.
Le mouvement social démocrate s'étendit rapidement en Russie. Un peu partout se formèrent des groupes qui se livraient à la propagande parmi Us ouvriers et à leur organisation. Ils disposaient d'une niasse d'imprimei clandestines où se publiaient en plusieurs milliers d'exemplaires les brochures e1 Les proclamations. Une des ; mières grandes manifestations de ces groupes social démocrates fut la grève grandiose, organisée en par les ouvriers de Saint-Pétersbourg,
« L'émancipation du travail 1 publia Le programme social démocrate, quî resta le programme officie] du \ jusqu'au moment de »ion en deux groupes adi
sabres : les bolcheviki et les mencheviki. (V programme posait comme but immédiat la création d'instituti politiques libres et L<
classe ouvrière La possibilité de participer d'un* active et féconde .'1 la vie politique fut ' 1 K
Le premier moyen pour atteindre l'agitation en faveur d'une constitution démocratique qui garantirait : L° à chaque citoyen, n'ayant pas perdu par une condamnation Infamante Ki
208 histoire du MOI \'T
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