‹ Histoire du movement religieux et ecclésiastique dans le canton de Vaud (volume 3)Chapitre 14 sur 171 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

lui, des hommes comme MM. Dufournet, Ch. Guisan, L. Curtat, fils, J.-J. Porchat, etc., etc., soutenaient vivement la nécessité d'une église nationale, et s'opposaient avec non moins de vigueur aux progrès de ce qu'ils appelaient la dissidence. Ils ne craignaient même pas, après avoir tracé du réveil dans le canton de Vaud un portrait des plus fantaisistes, de présenter l'apologie de la loi du 20 mai, qu'ils disaient injuste, mais nécessaire. Tout sincères qu'ils étaient, les rédacteurs de Y Ami avaient donc encore bien des expériences à faire, et les événements subséquents devaient se charger d'ouvrir les yeux à plus d'un sur la valeur des principes dont ils se constituaient les champions. En 1831, ils entravaient le mouvement, mais en l'entravant ils le rendaient peut-être plus circonspect, plus mesuré et partant plus efficace à la longue. L'Ami représentait mieux que la Discussion l'opinion générale ou l'état moyen des dispositions du pays et c'est ce que démontrèrent, soit les discussions qui eurent lieu dans le sein de la constituante, soit le texte même de la nouvelle constitution que le peuple s'empressa d'accepter.

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