CHAPITRE XXI
continuelles qu'ils éprouvent; malgré les causes multiples de découragement, les pasteurs évangéliques qui ont mis la main à la charrue persévèrent et, un jour, sans doute encore éloigné, mais certain, la cause qu'ils défendent sera gagnée.
En recueillant les divers indices qui révèlent le travail auquel se livraient les amis de la vérité et de la liberté dans l'église, nous ne devons pas oublier de mentionner ici les tentatives faites , de temps à autre, pour agir sur les classes et par elles sur le gouvernement du pays, dépositaire de l'autorité dans l'église aussi bien que dans l'état. Malheureusement, ces tentatives n'aboutissaient presque jamais à rien et quand le gouvernement ne faisait pas entendre sa plus grosse voix, il répondait par le silence et faisait la sourde oreille. Lorsque, par exemple, la classe de Morges et Nyon crut pouvoir, dans sa séance du 6 juin 1827, à Rolle, et sur la proposition du colloque de Nyon, nommer une commission qui aurait eu à s'occuper des changements à apporter à l'organisation ecclésiastique du canton, le conseil d'état, par l'organe du landammann Secrétan, signifia au doyen de la classe que le gouvernement ne trouvait pas opportun que l'on abordât de telles questions etqu'il eût, en conséquence, à dissoudre la commission nommée, puisqu'aucune suite ne devait être donnée à ces délibérationsde la classe f.
* Registres de la classe.