‹ Histoire du movement religieux et ecclésiastique dans le canton de VaudChapitre 112 sur 243 · II · texte numérisé non relu

II

Lorsque nous jetons un coup-d'œil sur le passé, Tannée 1820 nous apparaît comme le point de séparation de deux époques, dont l'une a été la préparation de l'autre. Certains faits, bien qu'isolés encore, certains mouvements partiels semblent trahir l'approche d'événements nouveaux. Il n'y a pas jusqu'aux craintes manifestées parles amis quand même du passé; aux suspicions auxquelles ils se livrent à l'égard des timides innovations du mo ment; aux petites entraves que l'on cherche déjà à apporter au libre développement d'un mouvement que l'on pressent plus qu'on ne le discerne nettement *, qui ne puissent être envisagées

1 Voici l'extrait 'les procès-verbaux du sénat des étudiants relatif à ce tait :

•< Le 24 avril 1817 a eu lieu un sénat général extraordinaire, présidé par Jayet, consul substitué. (Jayet avait été nommé consul substitué pour finir l'année du consulat de Marc Mellet, qui s'était enrôlé à Lyon.) On y a l'ait plusieurs propositions au nom du sénat particulier, entre autres de charger les quatre premiers proposants des quatre sermons de préparation à la communion qui se taisaient en Saint- François, le samedi avant la première communion, il y a quelques années et que les ministres de Lausanne ont discontinué de vouloir faire, alléguant ieurs trop nomteuses occupations à cette époque.

» Cette motion a été adoptée à une grande majorité, réservant toutefois l'approbation des pasteurs de la ville, celle de l'académie et enfin celle de la municipalité de Lausanne.

• On impose une amende de 8 L. au proposant chargé de cette fonction qi.i, ne pouvant s'en acquitter, n'aura pas pourvu, un mois à l'avance, à se faire lemplacer. »

2 Ainsi, par exemple, à Vufflens-la-ville, où Rod. Mellet était pasteur-suffragant.

par nous comme l'indice qu'un changement sérieux et positif se prépare dans l'état religieux de notre pays. « L'aurore, a-t-on dit avec une parfaite raison, prenait des teintes toujours plus brillantes; on était à l'entrée d'une époque bénie \ » A cette heure, en effet, tout est prêt pour le réveil proprement dit. Celui-ci n'attend plus que le fiai lux que Dieu prononcera bientôt en se servant pour cela des événements qui ne tarderont plus à surgir et dont le récit détaillé va maintenant nous occuper.

1 Bautv. Chrétien evanyélique* 1865.

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