X. Amalric
dernier roi de la Camille des Baltes.
*) Voir le portrait de Theoderic II dans Sidoine Apollinaire {Epist. l, n<» 2. ), qai noiu dépeint en même temps la TÎe journaliôre des rois barbares de ce temps.
») Idace (Ao 462).
*) Jordanis, c. 47. « Euricus Arelatam et Massiliam propriae subdidit ditioni •. La date, comme l'extension, de cette conquête en Provence est très eontroTenée. Voir Aschbach, Westgothm, p. 155. n. Binding, d<^,p.91. •) Sapra. p. 74.
tion jusqu'à la frontière de la Loire. Toulouse demeura le centre de son royaume agrandi. Sa cour vit affluer des ambassadeurs de toutes les nations : les Burgondes, les Francs, les Saxons, les Ost-Golhs, les Vandales, les Romains du royaume d'Odoacre se disputaient son amitié ^ Mais arien zélé, Euric prépara la décadence de son royaume par son fanatisme : les évoques furent surtout Tobjet de sa haine, les uns mis à mort, les autres chassés de leurs sièges, qui demeurèrent vacants'. Il y eut toujours ainsi dans son royaume deux nations. Tune de conquérants, l'autre de vaincus, qui coexistaient sur le même sol, et dont les antipathies n'étaient adoucies par rien, n'ayant ni les mêmes lois, ni les mémei^ mœurs, et séparées en outre par leurs croyances religieuses. Tant qu'Euric régna, son énergie comprima cette aversion des Romains.
Mais lorsqu il mourut après un règne de dix-neuf ans (A^* 485), le trône passa à son fils unique, Âlaric II, un prince bon, mais faible. Celui-ci essaya de réparer les fautes de son père. Il fit cesser les persécutions contre les catholiques. II permit aux évéques de rentrer dans leurs diocèses €t même de s'assembler en synodes ^ Alaric fit plus encore. Pour se concilier rattachement des provinciaux romains, il institua une commission chargée de réunir toutes les lois romaines dans un code abrégé, d'après lequel ils devaient être régis dorénavant. Une assemblée du haut clergé et de l'élite des provinciaux fut réunie à Aduris pour accepter et promulguer ce code, connu sous le nom de Bréviaire d'Atone (A*> 506) \
Mais le danger pour Alaric était à lextérieur, dans le voisinage de la puissance croissante des Francs. C'est pour
\) Voir dans Sidoine Apollinaire VIII n^ 9, le tableau de cette animation qui régnait à la cour d'Euric.
2) Sidoine Apollinaire, VII, n*» 6. Gregor. Tur., II, 25.
*) Concilia Galliab, éd. Sirmond, I p. 160 : synode d'Agde en 506, sous ia présidence de S. Césaire d'Arles.
*) Lb.k Rom an a Visigothokum éd. Hânel, p. 2-4 : Commonitorium adressé aux fonctionnaires préposés à la juridiction.