‹ Histoire du palais épiscopale de Québec [microforme]Chapitre 16 sur 79 · RER · texte numérisé non relu

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un mur d'abord

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rente perpétuelle de vingt sous et un sou de cens. L'évêque se réservait le droit de rentrer en possession en cas de vente par l'acquéreur ou ses héritiers, en payant le prix alors offert pour le même terrain et la maison qui pourrait y être construite, Le sieur Carpentier s’obligeait à entourer sa nouvelle propriété d’un mur de dix pieds de hauteur afin de n'avoir aucune vue sur l'évêché,

Carpentier ne tarda pas à faire construire une maison en pierre à deux étages sur le terrain qu'il venait d'acheter (1).

On en trouve comme suit la description intérieure dans des contrats de bail : “deux chambres basses de plain pied avec cuisine dans chacune des dites chambres et un four et deux chambres en haut avec deux cabinets au derrière des dites chambres et grenier”, Pour aider Carpentier à bâtir, Mgr Dosquet lui prêta la somme de onze cent vingt livres, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de cinquante-six livres, Après avoir donné sa démission, il transmit tous les droits qu’il avait sur cette maison et sur cette rente à son successeur, par un acte fait à Paris en 1840. Nous ne pensons pas que la famille Carpentier ait jamais habité cette rési-

dence bâtie sur le terrain de l’évêque, On y voit en

(1) Cette maison avait sa façade sur la rue la Montagne et se trouverait aujourd'hui sur les rues la Montagne et Port-

Dauphin, en dehors dela grille qui entoure l'emplacement de l’ancien évêché.

1744 le sieur Charles Pélissier, traiteur, marié à Marie- Josephte Sasseville, L'année suivante il est poursuivi par l'évêque pour arrérages des rentes dues sur cette propriété et, condamné par la prévôté, il est forcé de reconnaître une dette de cent livres, Pendant les trois années 174%, 46, 47, cette maison est louée par Marie Morin, épouse de Claude Lacroix, “absent de cette colonie (1)”, L'année suivante, on y trouve Giles Parisé, maître plâtrier, La maison était estimée à cinq mille livres, et le prix du loyer était deux cent cinquante livres.

Mar Dosquet ne put vendre des emplacements à l’autre extrémité de son terrain, comme il s'était proposé de le faire, ÆEnnuyé sans doute par les tracasseries dont nous avons parlé précédemment et aussi dans l'intérêt de sa santé délabrée, il loua, le 30 octobre 1730, pour sept ans et au prix de cinq cents francs par an, une ferme sise en la Côte-Saint-Michel et appartenant à M. Fleury de la Gorgendière, Il y avait maison, grange, étable, colombier, bestiaux, volailles. Il en fit plus tard l’acquisition et, en 1752, il fit construire sur le même terrain et sur le bord du cap, une autre maison en pierre à un seul étage avec toit élevé. Cette résidence porta longtemps le nom de villa de Samos, en mémoire du prélat qui en fut le propriétaire, Tout le

terrain avait quarante arpents en superficie ; borné au

(1) Etude de Louet, fils.

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N.-E, par le ruisseau Belle-Borne (1) qui le séparait de la propriété du général Powell, et au S.-0. par une ligne droite distante de quatre arpents du ruisseau,

A son départ définitif du Canada, Mgr Dosquet céda Samos au séminaire qui s’en déposséda à son tour en faveur du juge Mabane, peu de temps après la conquête, Celui-ci ajouta un étage à la maison et deux tourelles réunies au corps principal par de spacieux corridors, Cette demeure fut habitée pendant plusieurs années par le lord Mountain, premier évêque protestant de Québec (de 1795 à 1802). Elle fut incendiée en 1842, Le terrain sert actuellement de cimetière pour la paroisse de Saint-Patrice,

Mgr Dosquet aimait à résider dans cette charmante villa ; il y avait un oratoire, et, en septembre 1735, il y conféra deux fois la tonsure: “ Zn sacello domus nostræ rusticæ ”, disent les registres des ordinations,

L'évêque de Samos, passé en France dans l'automne de 1732, revint évêque de Québec, le 16 août 1734,

(1) Belle-Borne a pris son nom de Jean Nicolet de Belle- Borne, qui vint en Canada en 1618, et se noya à Sillery, le 29 octobre 1642. # Au contrat de mariage de Nicolas Bonhomme, il est appelé Jean Nicolet de Belle-Borne... [Il a laissé son nom de Belle-Borne au ruisseau qui traversait sa terre sur la route de Sainte-Foye, où se trouve aujourd'hui le monument des Braves de 1760”. Dictionnaire généalogique de l'abbé Tanguay.

Mais Jean Nicolet a mieux qu'un ruisseau pour perpétuer sa mémoire ; ila la rivière et la ville de Nicolet et de plus une intéressante notice biographique par l'abbé A, Gosselin,

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Mais sa santé depuis longtemps compromise ne pouvait se faire au climat du Canada. Il s’embarqua le 17 octobre 1735, et, à son retour en France, il donna sa démission qui ne fut acceptée qu’en 1739,

Mgr de Lauberivière succéda à Mgr Dosquet, Le 24 février, il envoya à M. Thierry Hazeur Delorme, grand pénitencier du chapitre de Québec, une procuration en vertu de laquelle celui-ci prit possession de l'évêché en son nom, le 29 juin suivant, On lit ce qui suit dans le procès-verbal de cet acte solennel: “ Il (M. Hazeur) s’est transporté au dit palais épiscopal et en a pris possession réelle et actuelle par l'entrée au dit palais épiscopal par la grande et principale porte, aux réserves que fait mon dit sieur Hazeur pour mon dit seigneur de Lauberivière par rapport à l'état où est actuellement le dit palais épiscopal et sans que la dite prise de possession puisse lui préjudicier ”, Cette réserve avait sans doute pour cause le procès encore pendant entre l’évêque et l'Hôpital-Général pour la propriété du palais. 11 est probable aussi que, malgré les réparations qui avaient été faites, la maison laissait encore beaucoup à désirer, Au reste le nouvel évêque n’eut pas à en souffrir, car il ne l’habita jamais et il avait même décidé de prendre su résidence au séminaire de Québec, C’est là qu’il descendit à son arrivée à Québec, le 8 août 1740, et il y termina, douze jours après, sa douce et pieuse existence,

Mgr de Pontbriand, qui fut le successeur de l’illustre

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