‹ Histoire du palais épiscopale de Québec [microforme]Chapitre 39 sur 79 · RÉ TP · texte numérisé non relu

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p'êtres firent preuve d’un zèle admirable et multiplièrent léurs efforts pour le succès de l’entreprise, entre autres M. Alexis Muilloux, vicaire général, et curé de Sainte-Anne de Lapocatière, Nous en voyons la preuve dans un grand nombre de ses lettres que nous avons sous les yeux, Le 23 janvier 1844, il écrit à Mgr Turgeon pour le mettre au courant de tout ce qui s’est = fait dans sa paroisse et dans les paroisses voisines, “ J'ai, dit-il, quêté de la planche, j'en ai quate rents de premier choix pour le salon de l’évêque, c’est pour cela que je l’ai demandée. Vous aurez de Sainte-Anne au moins cinquante louis. Votre Grandeur qui a eu la complaisance de me donner des détails sur l’entreprise voudra bien continuer de le faire, et croire que je serai À au comble de mes joies si elle peut réussir ”, Dans uno autre lettre adressée à Mgr Signay : “ Jai su, dit-il, une bien plaisante anecdote sur le Père Courval. Il aurait dit à ses gens: j'ai demandé quelque chose à Monseigneur pour m'aider à bâtir une chapelle, Il m'a répondu d'attendre que j'eusse les moyens pour bâtir, Eh bien, mes frères, que Monseigneur attende qu’il ait les |

moyens pour bâtir son évêché !” \

Non moins aimables sont ies lettres de M, Thomas Bédard, chapelain de l'Hôpital Général, ‘“$i tous les curés, écrivait-il, avaient le même zèle que M. Mailloux, pour l'établissement projeté, malgré la misère du temps et mille circonstances qui atterrent nos Canadiens, vous

recevriez assez pour bâtir deux évêchés comme celui que

— 159 — | | 3 vous allez commencer, Mais quelle que soit la somme 1 e qui vous sera remise, vous avez le témoignage et la | (l le preuve du respect et de l'estime que la plus haute LE ré l société du pays porte à nos évêqnes. C’est une grande j 18 satisfaction pour les amis de lépiscopat”. Et en | or envoyant à Mor de Sidyme sa modeste mais généreuse f st = offrande qu’il renouvela deux ans après, il disait : [ | 8, “ Quant à moi, je puis assurer que personne n’est 1h te plus zélé ni plus dévoué que moi pour l'indépendance | “ar et l'établissement de nos évêques. Mais quand on est | { ne ù pauvre, il faut demeurer nul et humilié surtout dans Ve des circonstances nationales comme celle-ci, Ce que je | ise » vous envoie est tout ce dont je puis disposer pour le | Tai moment; mais si Dieu me prête vie, je ne me regar- { | ind derai jamais comme quitte envers mes évêques ”. En {1 1ne même temps, ce digne prêtre transmettait à Mur Turgeon rait lhumble contribution des pauvres de l'Hôpital qui fl jei- s'élevait à la somme de treize piastres, et qui dut toucher ‘ du le cœur du prélat plus que ne pouvaient le faire les | jen, | plus riches dons des favorisés de la fortune, 1 À les On voit par la correspondance de plusieurs curés du fi | diocèse que les années 1844 et 1845 ne furent pas des nas années d’abondance et que leurs paroissiens n'avaient les pas les moyens de donner autant qu'ils l’auraient voulu ux, quelquefois, Ailleurs ce furent d’autres circonstances nps qui empêchérent les mains de s'ouvrir et de donner, ous Trois-Rivières, d’après M. le grand-vicaire Cooke (plus que

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tard évêque) ‘“ était encore de mauvaise humeur, parce que le séminaire du district avait été placé à Nicolet ”, Dans quelques endroits on comprenait difficilement que l'évêque püût avoir besoin d'argent, et M. Dumoulin l’un des prêtres qui s’intéressa davantage au nouvel évêché écrivait à Mgr Turgeon pour lui faire part de l'indifférence d’un certain nombre de prêtres et de laïques pour le succès de eette entreprise. “Je me propose, disait-il, de faire moi-même autant qu’il me sera possible, car je crains fort que Votre Grandeur ne se trouve dans de grands embarras.… J’insisterai auprès de mes confrères, pour les convaincre que la plus grande partie de cette œuvre devrait être celle du clergé ”. La souscription personnelle de M. Dumoulin prouva combien il était sincère ; elle fut de $340.00 et celle de sa paroisse $226.00,

Cependant les travaux furent poussés avec activité dans l'été de 1844, sous la directior. et la surveillance de l'architecte M. Thomas Baillairgé, qui avait fait les plans du palais épiscopal. Tout alla si bien que le 25 août, on procéda à la pose de la pierre angulaire, Voici un compte-rendu de cette cérémonie pris dans un journal du temps :

“ Dimanche, après les vêpres, a eu lieu la bénédiction de la pierre angulaire de l’oratoire épiscopal. Après un sermon prêché par Mar de Sidÿme, les clergés de la

cathédrale et de Saint-Patrice, se sont réunis proces-

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sionnellement au lieu du palais en construction, où une plateforme qui couvrait toute l'étendue de la bâtisse avait été dressée pour recevoir le clergé et le peuple. C’est là que Monseigneur l'archevêque les a rejoints et qu’il a fait la cérémonie d'usage. La foule était considérable et couvrait entièrement l’inmense plateforme et les alentours. Des érables avaient été plantés autour du palais pour donner à la fête un aspect plus gai, plus vivant, plus naturel. La collecte s’est élevée à plus de quarante louis, ”

Voici l'inscription que l’on placa sous la pierre angulaire :

Hic Lapis angularis archiepiscopalis domus cujus ædificationis impendium cleri fideliumque diæcesis suscepit liberalitas Gregorio XVI Romanam sedem occupante, Josepho Signay hancce archiepiscopalem Quebecensem ecclesiam regente, Petro Flaviano Turgeon Episcopo Sidymensi Coadjutore Regnante in Anglia Victoria Ia Provinciam Canadæ Unitam nobili Equite Carolo Theophilo Metcalf gubernante

Positus est A. D. MDCCCXLIV, die XXV Augusti

Le 25 novembre de la même année, Mgr Turgeon adressa aux curés du diocèse la lettre suivante qui fait

parfaitement voir où les choses en étaient rendues et

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