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époque, Mgr de Laval avait auprès de lui dans son humble demeure, M. de Bernières, M. Thomas Morel, M. Jean Dudoüyt, M. de Maïzerets, prêtres, et MM. Morin, Jolliet, Forest et Lechevalier (et un autre inconnu), ecclésiastiques. Dans son rapport à Rome, de 1664, le prélat écrit: “lJ’ai établi mon domicile dans mon séminaire ; il y a là avec moi huit prêtres, que j'envoie, suivant les besoins et à ma discrétion, dans les différentes missions de mon vicariat, ou que j'occupe sans relâche à d’autres fonctions ecclésiastiques ”?,
Cependant les messieurs du séminaire profitèrent de la faveur que leur accordait la paroisse, et en 1666, ils firent construire une grande maison en bois qui fut comme un agrandissement de la maison épiscopale et curiale. Elle touchait d’un côté au chevet de l’église et se trouverait aujourd’hui, d’après nous, dans le jardin du presbytère actuel. Le corps principal, qui faisait angle droit avec l’autre partie de l'édifice, devait avoir cent vingt pieds de longueur environ.
Tout cela semble clairement indiqué sur un plan de 1670, fait par l'architecte Villeneuve, que nous devons à l'extrême obligeance de M. Philéos Gagnon, et que nous avons l'avantage de pouvoir reproduire en partie dans cette esquisse. Cette maison était 1: grand sémipaire d'alors; le petit séminaire où logèrent, en 1668, les premiers pensionncires, se trouvait dans l’ancienne résidence de madame Guillaume Couillard, achetée, en
1666, par Mgr de Laval, en même temps qu’un magni-
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fique terrain de seize arpents. Cet édifice est aussi indiqué sur le plan, et, comme on peut facilement s’en rendre compte, il était situé où se trouve aujourd’hui l'entrée du vieux séminaire sur le jaidin, En 1078, il fit place à une grande maison en pierre, l’une des plus belles du pays, et capable de iger tous les élèves du grand et du petit séminaire, Il ne paraît pas cependant que Mgr de Laval l'ait habitée, Il continua d'occuper le presbytère (bâti en 1663), et il est probable que Mgr de Saint-Vallier y résida lui-même, pendant les quelques mois que les deux prélats demeurèrent ensemble.
On allait d’ailleurs au séminaire pour les repas, la récréation et les exercices religieux qui se faisaient en cominnn (1). La grande maison en bois périt avec le presbytère dans l'incendie qui détruisit tout le séminaire en 1701 (2). Mgr de Laval, retenu à sa chambre
par la maladie, ne put se sauver qu'avec peine, et on le
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(1) Dans “l'Etat présent de l'Eglise et de la colonie française dans la Nouvelle-France”, relation bien connue, publiée à Paris en 1688, Mgr de Saint-Vallier, en faisant l'éloge de son prédécesseur, Mgr d2 Laval, parle des vertus qu'il lui voit pratiquer tous les jours dans le séminaire où 11 demeure avec lui”. Si l'on ne fait attention à l’époque exacte où ces lignes ont été écrites, on est porté à croire qu'il s’agit ici du Séminaire de Québec. Or tel n’est pas le cas, puisque Mgr de Laval était demeuré à Paris tout le temps que son successeur passa à Québec, de 1685 à 1687. Le prélat veut donc parler de leur cohabitation dans le séminaire des Missions Etran gères de Paris.
(2) Vie de Mgr de Laval par l'abbé À, Gosselin.