‹ Histoire du palais épiscopale de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 79 · PE RE · texte numérisé non relu

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qui sont nos commensaux, deux serviteurs, et c’est tout (1) ”.

A la fin de 1661, Mgr de Laval quitta les Ursulines pour aller passer l'hiver chez les révérends Pères Jésuites. Au printemps de 1662, il acheta une vieille maison, située à l'extrémité ouest du presbytère actuel de Québec, et s’y logea avec sa petite famille (2).

11 ne l’occupa que quelques mois, car le 12 août suiant, il s'embarquait pour la France, en confiant l’administration du vicariat apostolique à M, de Charny et à M. de Bernières (3). Le prélat revint à Québec le 7 septembre de 1663, et dès son arrivée il prit possession d'une demeure très convenable que M. de Bernières venait de faire construire, dans le courant de l'été, sur le même emplacement que la vieille maison mentionnée plus haut, et qui fut en réalité le premier palais épiscopal et le premier séminaire de Québec, Cet édifice, d’après le certificat donné, le 14 novembre 1653, par les

experts nommés à cet effet (4), avait une valeur de

(1) Nulla item est domus Episcopalis ; alienam domum locatam tenemus pretie ducentarum librarum in annos singulos, et eam quidem divitem satis,quia pauperlati nostræ sufcit. Ego tres habeo mecum sacerdotes commensales, et duos omnin) servos nec amplius ”. Relatio missionis canadensis 1650.

(2) Vie de Mgr de Laval par l'abbé Gosselin, et notes manuscrites de l’abbé L. Beaudet.

(3) Vie de Mgr de Laval par l’abé Gosselin.

(4) Jean Monfort et Jean Charlet, maîtres-maçons ; Jean Lemire, maître-charpentier:; Jean et Pierre Levasseur, maitres-menuisiers, La présence des deux maîtres-maçons indique clairement que la maison était en pierre.

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huit mille cinq cents livres, En conséquence le Conseil ordonna de payer à M. de Bernières, c’est-à-dire au séminaire, les six mille francs qui avaient été souscrits autrefois par la communauté des habitants pour la construction d’un presbytère, et cette somme fut en effet payée, comme il est prouvé par un reçu signé par M, de Bernières, et daté du 17 février 1664 (1).

Le 30 décembre précédent, Mgr de Laval avait assemblé à la sacristie les paroissiens de Québec avec les messieurs du séminaire, pour fournir à ceux-ci l’occasion de demander le terrain dont ils avaient besoin, pour se bâtir une maison où ils pussent se loger eux et leurs ecclésiastiques.

Ils voulaient aussi avoir le droit de retenir le dit emplacement avec tous les bâtiments et augmentations, “s’engageant à faire bâtir un presbytère en lieu commode pour desservir l’église, valant la somme de six mille livres, si tant est qu’à la suite des temps l’on eût besoin d’un presbytère séparé du dit séminaire”, La paroisse accorda tout ce qu’on demanda (2). A cette

(1) C’est la première fois, croyons-nous, que ces détails sont mis en lumière, les historiens n’en ont pas encore parlé, Nous les avons trouvés aux archives du séminaire, grâce à M. l'abbé Rhéaume. On avait cru jusqu'ici que Mgr de Laval, de 1661 à 1666, n'avait eu pour résidence que la misérable petite maison qu'il avait achetée lui-même, s.

(2) Le procès-verbal de cette importante assemblée est signé : Ruette D'Auteuil, M. Huboust Delonchamps, Juchereau de la Ferté, Bourdon, Damours, Gloria, Maduy, H, de Bernières, Delestre, Louis Ango, Dudoüyt, et François, évêque de Pétrée,

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