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LE PALAIS-ROYAL

CHANSON DR DÉSAUGrERS

Entrepôt central De tous let objets en usage,

Jardin raos rival, Qui du goût e*t le tribunal ;

L'homme matinal Peut à raison d'un liard la page

De chaque journal S'y donner le petit régal.

D'un air virginal Une belle au gentil corsage

Vous mène i son bal, Nommo Panorama moral.

Sortant de ce bal.

Si de l'or tous arez la rago

Un rAtean fatal Sons vos yeux roule ce métal.

El par ce canal L'homme de tout rang, de tout Age

Va d'un pas égal A la fortune, à l'hôpital.

Le Palais-Koyal Est recueil du meilleur ménage;

Le nrend conjugal S'y brise comme du cristal.

La provincial Exprés pour l'objet qui l'engage

Y vient d'un beau schall Faire l'achat sentimental,

Mais l'original A vu certain premier étage...

Heureux si son mal Se borne A la jierte du schal!.

Dans nn temps fatal , Si de maint politique orage

Le Palais-Royal Devient le théâtre fatal.

Du grand carnaval 11 est aujourd'hui l'héritage.

Jeu, spectacle et bal, Y sont dans leur pays natal.

Flamand, Provençal, Turc, Africain, Chinois, Sauvage,

Au moindre signal Tout se trouve au Halais-Royal.

Bref, séjour banal Du grand, du «ot. du fou, do sage.

Le Palais- Royal Est le rendez-vous général.

nisTorrtK du pâlâis-uoyal

D'Orléans mourut avec intrépidiié.

LOUIS-PHILIPPE ET M. TIIIEKS D'après les mémoires de Chateaubriand.

« Ln. i'^rance est sous la dénomination d'une idée hostile au trône... Philippe a dans sa personne de quoi ralentir la destinée ; il n'a pu de quoi l'arrêter. Le parti démocratique est le seul en progrès parce qu'il marche vers le monde futur.

« On a dit : « M. le duc d'Orléans n'aurait pu rejeter la couronne sans nous plonger dans des trouhles épouv;».ntal)les, » raisonnement des poltrons, des dupes et des fripons. Sans doute des conflits seraient survenus, mais ils eussent été

IjIV. oJ. a. Fayard, éditeur.

i(Hi lll.-|n||;i: hl l'.'l.Al.>^ iKtN \I,

Kiiivia (lu nlour iiioiupl àl urdic. ou ii tidiic l'ait l'iiilippu pour l<- |>i} ». V auraitil eu plus (11* BaiiK v<>rNÛ pur sun refus <lu si-cptro qu'il iirn a coûté puur l'acrcptation <l<> ('<• iiiènio srrptro A l^iri», à Lyun, à Anverudaiis la Veiulùe, HanH couip* ter CCS Ilots (le san^ rt'-paiulus à propos (l(! notre inonarrliic élective on Foloyuo, en Italie, eu l'ortuj^al, en Kspa)^ue?

Kii coMipoiisalion de ces nialliours, l'iiilippe nous a-t-il dornié la liberté? Nous a-l-il apporté la gloire? Il a pissé son It-mps à iuouili<*r si lé-ilini itiou parmi le» potentats, à (lé^raiicr la France en la faisant lu suivante d* l'Angleterre, en la livrant en ùtaj^e; il a cherché à faire venir le siècle à lui, à lo rendre vieux avco sa race ne voulant pas se rajeunir avec If siècle.

• Le secret des contradictions des lioinnies du jour est dans lu privation du sens moral, dans l'absence d'un principe llxe et dans le culte de lu force...

M. Thicrs fait-il état de ses principes?

l*as lo moins <iu monde; il a préconisé le massacre et il prêcherait l'Iiumanilé d une manière toulo aussi édiliante. 11 se «tonnait p<>ur fanatique des libertés et il a opprimé Lyon, fusillé dans la rue rransnonain <'l .soutenu envers et contre tous les lois de septembre.

M. Thicrs s'extasie au\ intrigues diplomatiques de l'école do Talleyrand; il s'expose à se faire prendre pour un tnriupin à 1 1 suite, faute d'aplomb, de gravite, de silence. On i)eut faire li du sérieux et des grandeurs de l'âme, mais il ne faut pas le dire avant d'avoir amené le monde subjugué à s'asscoiianx orgies dd (irand-Vaux. »

riN DU 1-AL.V1S-1;0VAL

Comme suite à IHISTOIRE DU PALAIS-ROYAL, nous publions immédiatement du môme auteur :

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