I-ANCIIKTTI;. I. . |.n.r,lf,.U
» iMCHKm. — Citityi'iia, c'oil ici iju""ii ilrlivri" Im iiasaoporl» ?
!»>:«voLA. — Oui, r(!i«l ici, qu'eu veux-lu fuin- ?
> tRciirrrK. — Vruuuuui vuuh lu iiavcx bii'u . (lupuis que nouM hoiuuioh lilm!*, uoua ne fionvou» plii^ sortir ilfH porli'î* «ic lu villf oiiu!* nii puiiKciiiirt.
itClvuLA {ftremint une plume . Cilnyuiiue, pus de rélli-\iuu8 ; au fuil, où \iii\.lii ullcr ?
tAHciirm. — Citoven, je veux hIIit & Uuurges.
TORQi ATI s à Scévu.'d. — (»ù qu'c'cMt Cl' ))av!*-là .' C'ml-il pat uuf vilii- i|i* lu U«lgi<|ui- ?
-I »vou%. — Tiiis-toi, iKOuriint, tu uc counois pus lu carte, H"urK<-neklfii France, daus k* «lAparliv iti. iil du Culvudos, i^ur lui» bords de lu Dordo^'ue, district de Cucu ou df Luluis.
Tuiigt ATVs. — Oli ! uli ! uiaix f{uiu dcx fèdéralit>tfs en diable duns le Cal... Cai...Tado? Qu'lu disf
>ciivuLA à Famhette. — Et qui' va<-lu fuirc là, cuiiapinrr, u'esl-ce po* ?
KA.xciitrrTB. — Qu'i'sl-ce qin' c'ei*l quf con!*pirer, citoven?
.sCliVOLA. — Sun:» iloulf iivec Ips fédéralisli'8 '.'
i'.i:icuErTE. — Je ui> conuuis |>as ces uiiiiuaux-Ià.
scÉvuLA. — Le lieu ilc ta uaissuuce .'
KA.^ciiEnif. — Uarceluui' cu Lala!u(<uc.
TOByi ATts. — Qu'eu district c'est-il çaT
FAXCiiETTii. — Ma foi, ji> a'eu :<ai8 rien. J'en :>uia sortie à l'Age d'un un *-t, depuis ce tcoipo-là.je euis on Frauoe.
.-^cAvoLA. — Couuueul Bun-oloue u'ecl pas eu Fraucc ?
lANCHEriB, {le contrefait . — Nou, citoyen, Barceluae n'est pas eu Kiinici-.. c c.-l in KrjMKH'-.
^i:kvul.\. — Tu es doue uao Es[iagnole ? Et tu ne conuai^ pa.-ili- \\><\\\ d<' tou dislrid?
I A>LUBTTl. — Nou citoyen.
MiBvoLA. — Ni celui de tou départeui<>nt '
I vNCHiiTTE — Nou, cititvtMi... Est-ce bien nécessaire à savoir?
^1 bv<iL.\. — Saus doute; les aoius de district et de di';parttMiieut sout impriuiéa eu blauc sur le p i~-i'port. Eu ce cas uiettous... cautuu de Catalo^^ne, district de Madrid, departciueul d'E-opavoe ^l/ •■>:i i . Tou nom ".'
tA>t;uETTK. — Marie Au;,'éliqiie Faiicljcltf.
.''CiivoL.\. — Coiuui>-nt petite Espagnolette, Uf nuvez-vous pas i\\xv u<>us uvous coudauiné a lu dt portatiou tous li^s saints et toutes lis .-^aiotes du Paradis?
MVTUS. — Oui, à la place de tons ce? vieux disenv de pAteuotes, j'avou? mis daus uot° calendrier saint Brutus, saint Torqualus, saiut Marat... Voila les noms qur toutes les bouues citoyennes devraient porter.
pftTiCHKTTB. — Citoyen, gardez vos i)alrons, aussi bien le nuilleur de ces messieurs là n»- vani il pa; grand chose.
SCBVOI.A. — Est-ce que tu es fanatique, par busard .'
rA.%ciiETTE. — Citoyen, vous êtes trop savant pour moi.
ToRQLATis. — Mais voyez donc comme elle se rebiffe ! ^iV met son bonnet rowje. Petite insoleute î tisqnez-moi bien, si vous l'osez.
Kv>CBETTE. — Le beau museau !
TOByUATLS. — Museau! ventredié! t'es biou lieureiise d'être une sans-culotte... sans çi .. j' l'aurions déjà fait une lière peur.
fANCHBTTE. — Ml' faire peur! Des magots de volic espèce me feraient tout au plus pilie.
TORviATis. — Encore ! mais r est de pu pire eu pu pire. Scévola, si j la mettions pour vingtquatre heures au violon ?
FA>r.iiKTTE. — Au violon, citoyen? Je ne sais pas la musique.
scÉvoLA [tas à Torguatus . — .Ne t'emporte pas, ce n'est pas une femme riche. Tu sais l»ien qu'il faut ménager les sans-culottes, {à Fanchttte) Que fais-tu? De quoi vis-tu ? Où demeures-tu ?
F.\5CHfTTE. — Je fais le service. Je vis de ce que je mange et je demeure chez mes maîtres.
SCÉVOL.V. — Et tes maîtres s'appellent ?
kAnciiktte. — Par leurs uoiiis. C'est ce que vous ne saurez pas. SCÉVOI.A. — Ah ! petite péronucUo, je ne le saurai pas?
FANciiETTE. — Vous êtes pIs quo (les confesseurs. Quel équipage vous me faites pour un misérable passeport.
sciîvoLA. — La loi ordonne de surveiller les malveillants.
FANCHETTE. — Hélas, je ne veux de mal à personne, pas même à vous