INTRODUCTION. XXV
le 25 décembre, célébrer à l'église Saint-Pierre la fête de Noël.
Ce n'est pas ici le lieu de faire l'histoire de la première croisade. Qu'il suffise de dire que, dans les conciles de Plaisance (l"""-? mars 1095), de Clermont (18-28 novembre), de Nimes (6-12 juin 1096), présidés par Urbain II, lorsqu'il vint en France pour prêcher la guerre sainte, il essaya encore de rétablir la discipline ecclésiastique, en condamnant les abus que rien, jusque-là, n'avait pu déraciner. A Clermont, il excommunia Philippe I", roi de France, qui avait répudié la reine Berthe, pour épouser Bertrade, mariée au comte d'Anjou. De même que Grégoire VII, il mourait (29 juillet 1099), après avoir beaucoup lutté et sans avoir obtenu, dans l'ordre de choses qui nous occupe, de résultats bien appréciables. Le trafic des dignités ecclésiastiques continuait; les mœurs du clergé ne s'étaient guère améliorées ; l'empereur n'avait pas cessé de nommer des évêques ; Clément III opposait encore son autorité à celle du pape légitime, et le schisme durait toujours. A peine la puissance de Henri avait-elle éprouvé quelque affaiblissement de la rébellion de son fils Conrad.
Le cardinal Rainier succéda à Urbain, sous le nom de •Pascal II, après un interrègne de quinze jours (13 août 1099). Dès le début de son pontificat, il se trouva aux prises avec les mêmes difficultés que ses prédécesseurs. En effet, l'antipape Guibert étant venu à mourir, au mois de septembre 1100, le parti impérial le remplaça immédiatement par Thierry. Mais le pouvoir de celui-ci futéphémère; moins de quatre mois après, il tombait entre les mains des partisans de Pascal, qui le faisait enfermer au monastère de Cava, où il mourait en 1102. A peine élu, son successeur Albert fut, de même, livré à Pascal et relégué par lui au monastère