CHAPITRE PREMIER
Famille et jeunesse de Gui de Bourgogne. — Son élection à l'archevêché
de Vienne.
La haute naissance de Calixte II, la part considérable qu'il prit aux aflldres de son temps depuis qu'il fui appelé à administrer l'église de Vienne, et surtout le rôle important qu'il joua pendant son court passage sur le siège pontifical auraient dû, ce semble, attirer -sur lui l'attention des chroniqueurs contemporains et contribuer à sauver de l'oubli la première partie de sa vie. Il n'en est rien cependant, et il serait difficile d'imaginer obscurité plus complète que celle qui entoure son enfance et sa jeunesse. Une fable absurde, voilà tout ce que le moyen âge nous a laissé sur cette période de son existence ; sur cette fable sont venues, à des époques plus rapprochées de nous, se greffer des erreurs presque aussi nombreuses que les historiens qui ont eu à s'occuper de lui ; ce qui n'a fait que rendre les ténèbres encore plus épaisses. S'il n'est pas permis de faire d'une manière absolue la lumière sur les diverses questions qui se posent, du moins peut-on arriver à écarter les hypothèses et les faits inadmissibles, à dégager une partie de la vérité et à n'émettre que des opinions vraisemblables.
Gui de Bourgogne eut pour père Guillaume dit Tête-Hardie, petit-fils d'Othe Guillaume, comte de Bourgogne (f le 21 sep-
tembre 1026), et d'Ermentriide, et fils de Renaud I" et d'Alix, fille de Richard II, duc de Normandie (0. Après la mort de Renaud (3 septembre 1057), Guillaume, qui était l'aîné, lui succéda en qualité de comte souverain de Bourgogne; en 1078, il réunit à son domaine le comté de Mâcon, à la suite de la retraite à Cluny de son parent, le comte Gui II. Un des plus ardents défenseurs de Grégoire VII, pendant la querelle des investitures, il mérita, autant pour sa valeur que pour sa sage administration, le surnom de Grand. Il mourut le 11 novembre 1087.
Comment se nommait la mère de Gui ? Les historiens, même les plus graves, lui ont donné des noms et des origines bien différents. André du Ghesne (2) attribue pour femme à Guillaume Tête-Hardie Gerlrude, fille, selon les uns, de Thierry, comte de Limbourg, et veuve de Henri III le Boiteux, duc de Bavière; fille, selon d'autres, du comte de Frobourg, et selon lui, de Gérard de Vienne, ou sœur de Gui, comte de Mâcon. Le P. Anselme (3) dit qu'elle se nommait Étiennette et qu'elle était fille de Raymond II, comte de Barcelone, et de Sancie ou Sancha de Navarre. Il a fait une confusion. Étiennette de Barcelone épousa Garcie III, roi de Navarre, et non Guillaume, comte de Bourgogne (*). La mère de Gui, dont le nom était réellement Étiennette , appartenait à la maison de Vienne. Le P. Pierre-François Ghiiïlet (s) l'a très bien démontré dans la généalogie de Béatrix , comtesse de Chalon (*>) , et le nom d'Étiennette figure dans une charte de donation à l'église Saint- Etienne de Besançon, donation qu'elle fait jiour le repos de l'àme
(1) Le comte Renaud et Alix eurent au moins quatre enfants : Guillaume Tète- Harrlie; Gui, comte de Brionne et de Vernon ; Foulques, et Sibylle, femme de Henri de Bourgogne, fille du duc Robert. Le P. Chifflet {Letlre louchant Béatrix, comtesse de Chalon, pr., n° 174), et après lui, M. Maurer [Pahst Calixt II, Inaugural- Dissertation, p. 70 et 76), qui a étudio très soigneusement l'histoire des premiers comtes de Bourgogne, leur attribuent un autre fils, nommé Hugues.
(2) Histoire des roys, ducs et comtes de Dourgongne et d'Arles, etc., L. IV, cli. xvi, p. &-21 et 522.
(3) Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, 3' éd.,
t. Vin, p. 411.
(4) L'Art de vérifier les dates, éd. Saint-.\llais, t. VI, p. 493; — Ch. Romey, Histoire d'Espagne, t. V, p. 231, etc.
(5) Letlre louchant Béatrix, p. 210.
(G) Cf. Ed. Clerc, Essai sur l'histoire de Franche-Comté, 2« éd., t. I, p. 282 ; — RouGEBiEF, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne, p. 184.
de son bien-aimé et très vaillant mari, le comte Guillaume (^).
Du mariage de Guillaume Tète-Hardie et d'Étiennette naquirent au moins neuf enfants : Renaud II, qui succéda à son père ; Etienne I", comte de Varasc et de Mâcon, tige de la maison de Chalon ; Hugues III, archevêque de Besançon, depuis l'année 1088 jusqu'au 13 septembre 1101 ; Raymond, comte d'Amous, chef de la seconde race des rois de Caslille ; Gui, le futur pape ; Mathilde, femme d'Eudes I" dit Borel, duc de Bourgogne ; Gisèle, femme de Humberl II, comte de Savoie, puis de Rainier, marquis de Montferrat ; Clémence, femme de Robert II, comte de Flandre, puis de Godefroy P% duc de Brabant ; enfin Krmentrude, femme de Thierry II, comte de Bar.
Le P. Chifflet (2) et, d'après lui, M. Maurer (3) citent encore un fils, mort du vivant de son père^, qui aurait été l'ainé et nommé Olhon. D'autres auteurs (4) mentionnent également un fils du nom de Guillaume, aussi mort en bas âge; enfin, selon quelques-uns (&), Guillaume et Étiennette auraient eu une cinquième fille, Berthe, une des femmes d'Alphonse VI, roi de Léon.
Tous, on le voit, eurent une fortune en rapport avec leur naissance. Les comtes Renaud (6) et Etienne C^) moururent à la première croisade; dans plusieurs circonstances, Calixte II rappellera que son frère Hugues, archevêque de Besançon, est mort pendant l'expédition de Terre Sainte («).
(1) Ego Stephania, Burgundise comilissa, pai'tim eorum sequens vesligia, doao ecclcsiœ beatissimi protoraartyris Stepliani in monte sitœ, sine aliqua alterius ecclesiae parlicipatione, VI mansa alodii nummis meis empta in pago Valloense, jacentia apud Ars et SoaensetGavannas-, pro remodio animœ dilectissimi mariti mei, strenuissimi militis, domini mei comilis Guillelmi, laudantibus et corroborantibus filiis suis et meis, Hugone, videlicet ejusdem ecclesiae Dei gralia archiepiscopo, et Raymundo [l. Raynaudo), Burguadiie comité... (Le P. Chifflet, Lettre touchant Béatrix, p. 205.)
(2) Ibid., pr., n" 175.
(3) Ibid., p. 71 et 76.
(4) DuNOD, Histoire des Séquanois, t. II, p. 598 ; — De Mas Latrie, Trésor dé chronologie, d'histoire et de géographie, col. 1607, etc.
(5) L'Art de vérifier les dates, t. XI, p. 110-, — Biographie Didot, v Alfonse VI, roi de Léon.
(6) Albert d'â.ix, 1. VIII, ch. xliii, dans Bongars, Gesta Dei per Francos, t. I, p. 326, et Recueil des historiens occidentaux des croisades, t. IV, p. 583.
(7) Guillaume de Tyr, 1. X, chap. xx, dans Bongars, l. L, p. 326, et Fecueil des historiens occixlentaux des croisades, L I, p. 431.
(8) ....Usque ad tempora fratris mei Hugonis, ejusdem ecclesias (Bisuntinaj) archie-
Dans le tableau généalogique qu'il a consacré aux comtes de Bourgogne, M. Maurer assigne la dernière place à Gui ('), parce qu'il pense qu'il fut le plus jeune des enfants de Guillaume et d"Étiennette. La raison qu'il en donne est que le nom des frères de Gui ligure dans les documents, tandis que lui n'y est pas mentionné (2). Est-ce bien une raison suffisante ? Il est permis d'en douter.
Je ne rechercherai pas sur quoi repose la pieuse légende d'après laquelle la comtesse Étiennelle, avant de mettre au monde son fils Gui, aurait été prévenue, par une sorte de révélation, des hautes destinées qui lui étaient réservées et l'aurait voué au service de Dieu (3). Il serait assurément plus intéressant de connaître la date de la naissance de Gui; en la plaçant vers l'an 1060, on reste dans les limites de la vraisemblance W. Ce qui paraît certain, d'après une tradition qui n'a jamais été contestée, c'est qu'il naquit au château de Quingey, une des résidences des comtes de Bourgogne. Selon les auteurs de la Vie des saints de Franche-Comté, Gui fut placé dans l'école du chapitre Saint-Étienne de Besancon, fondée par l'archevêque Hugues I". Il y aurait si bien profité des leçons de ses maîtres qu'il aurait été ordonné prêtre avant l'âge canonique, et qu'il serait devenu en peu de temps chanoine de la cathédrale Saint-Jean de Besançon et chambellan de l'archevêque (à).
Que faut-il penser de la fable qui est le seul témoignage ancien se rapportant à la jeunesse de Gui et qui, malgré son évidente absurdité, a été admise par Vincent de Beauvais iiî) ? Encore écolier, Gui, qui aurait eu pour saint Jacques un véritable culte, parcourt pendant
piscopi, qui in Hierosoliraitaaa peregriiialione raigravit ad Dorainum.... (Bulles du 7 avril 1119, pour l'abbaye Saint-Paul de Besançon; du 30 juin 1119, du 1.') février 1120 pour l'église Saint-Jean de Besançon, etc )
(3) Vie des saints de Franche- Comté, par les professeurs du collège Saint-François- Xavier de Besançon. Saints évêques, t. I, p. 517.
(4) Une bulle d'Urbain II à Gui, archevôqae de Vienne, du 26 mai 1095, nous apprend que Gui ne devait pas avoir, en 1088, date de son élection à l'église de Vienne, l'âge fixé par les canons : « Nécessitât! et ulililati ecclesiis providentes, est-il dit, in promotione tua quod œtatideerat toleravimus. » N* 5508 (4166) des Regesta de Jaffé-Loewexfeld.
(5) Saints évêques, t. I, p. 517.
(6) Spéculum hisinriale, 1. XXVll, cli. xxx, dans Mione, Patrologix cursus completus, t. CLXlll, col. 1309.
quatorze ans les terres les plus diverses et les régions les plus barbares, pour recueillir et écrire ce qu'il apprendrait sur lui. Tombé entre les mains de brigands, il est emprisonné, dépouillé de tout ce qu'il possède ; il sauve son recueil des miracles de saint Jacques. Il fait naufrage et est sur le point de périr; une maison dans laquelle il se trouve est dévorée par un incendie; il y perd tout ce qu'il a, mais le précieux manuscrit est encore sauvé. Enfin, dans deux circonstances, il voit en extase, une fois accompagné de saint Jacques, le Christ, qui lui commande de terminer le recueil des miracles de l'apôtre et de punir les crimes des méchants qui se trouvaient sur le chemin conduisant à son tombeau (0. Celle fable, il est à peine besoin de le dire, a la même origine que le livre des miracles de saint Jacques, dont je parlerai en temps et lieu.
Pierre Frizon, dans la Gallia purpurata ( '), ouvrage qui n'est pas dépourvu de toute valeur, dit que Gui embrassa la vie monastique à Faverney, diocèse de Besançon. Frizon ignorait que Faverney était alors un couvent de femmes ; les Bénédictins n'en prirent possession que longtemps plus tard (vers 1130) (3). D'après la Chronique du
(1) Cum essem scholaris, est-il dit dans la prétendue lettre préliminaire de Calixle, et ab infantia beatum Jacobum diligens, XIV annorum spatio perambulans terras et provincias barbaras quœ de oo scripta inveniebam paucis et vilibus cœdulis diligenter scribebam ut in uno volumen comprehendere possem. 0 mira forluna! Inler praedones cecidi el, raptis omnibus spoliis meis, codex mihi tamen remansit. In ergastulum trusus fui, et, perdito loto censu meo, milii tantummodo codex remansit. In profundum aquarum multarum crcbro cecidi, proximus morti et minime codex infectus ovasil. Domus in qua eram cremabalur, el, consumptis meis rcbus, codex mecum evasit. Gumque sludiose cogitarem ut codex ille pro quo innumeras passus sum anxietates, quem et manibus meis studcbam perficere, Deo foret acceplabilis, nocte raptus in exstasi in quadam regia splendida vidi juvenem pulcliorrimum et splendidum laureatum regalilerque in cathedra sedens mihi insidenli pedibus ait : « Praebe quas in manu habes cirothecas. » Gui cum iibenter obtulissem, illo Ihalamum ingrediente, quidam e sociis ejus dixit miiii : « Iste est filius régis surami qui, sicut cirothecas de manibus tuis accepit, sic codicem apostolicum placide suscipiet, postquam impicveris. » Rursus translatiouis aposloli sermonem veneranda die ruminanti et scripturam ejus inter manus tenenti, una cum B. Jacobo in exslasi ipse apparaît, dicens : « Scribe quœ cœpisti, corrige acelera pravorum hospitum manentium in itinere aposloli mei. » Migne, t. CLXIII, col. 1369. Il est juste de reconnaître que l'authenticité de cette lettre est loin d'être admise par tous les critiques.
(2) Monachismura professus est in cœnobio Favefrjniano, ordinis bénédictin!, dice cesis Bisuntinse, Burgundici comitatus.... (p. 24).
(3) Gallia chrisUana, t. XV, col. 198.
6 UISTOIRE
Mont-Gassin, d'Angelo de Nuce, il serait devenu abbé de FoUeri en Italie, après avoir été moine de Gluny W. Cette assertion n'est pas plus exacte que la première, ce qui ne l'a pas empêchée de trouver créance auprès de certains auteurs ; elle est le résultat d'une confusion. On a fait un seul personnage de Gui et de son parent du même nom, le comte de Màcon, qui, ainsi qu'il a été dit plus haut, se retira à Gluny {-). Si le futur pape avait réellement appartenu à la célèbre abbaye, la chronique de l'ordre, qui a enregistré avec le plus grand soin le nom de ses religieux qui, comme Grégoire VII et Urbain II, sont parvenus à la papauté, qui fait même scrupuleusement mention du passage des papes à Gluny, qui énumère avec une légitime complaisance ses religieux illustres par le nom, la science et les dignités, cette chronique n'aurait pas manqué de revendiquer Gui pour un des siens. Or, il n'en est rien ; sauf les incidents qui marquèrent son. élection et son séjour à Gluny, elle rapporte purement et simplement qu'il y fut élu pape (3). Il ne fut pas davantage archevêque titulaire de Besançon, ainsi que l'indique un passage de la Chronique du Mont-Gassin (4).
Ge qui peut être considéré comme hors de doute, c'est que Gui doit avoir été élevé à Besançon (5), et probablement plutôt à l'école du chapitre de Saint-Jean qu'à celle du chapitre de Saint-Étienne. L'intérêt qu'il témoigna dans plusieurs circonstances, nous le verrons par la suite, à la première de ces deux églises, autorise cette conjecture. Qu'il soit devenu après peu de temps chanoine de Saint- Jean, rien n'est plus vraisemblable ; il lui eût été difiicile de se trouver en meilleure situation pour parvenir aux dignités ecclésiastiques.
(1) Ex monaclio Cluniacensi abbas Fallerilanus, postmodum Viennensis archiepiscopus in Gallia et Bisunlinensis. [L. IV, p. 49i.)
(2) Deinde paucis diebus post veuerunl Gluniacum Wido, cornes Malisconeasis
cum uxore, filiis suis el XXX militibus, qui omnes monachi facli sunl, et similiter Wigo, cornes Albionensis. Muliercs vero predicti comitis Malisconensis et dictorum XXX= miiitum omnes religiose fade sunl apud Marcigniacum. [Chronique de Cluny, ms. lat. 9875, fol. 24, publiée dans la Bibliotheca Cluniacensis, col. 1647.)
(3) Chronicon Cluniacense, dans la liibliot/ieca Cluniaceiisis, col. 1644.
(4) Voir ci-dessus la note 1 .
(5) Dans une bulle du 10 novembre 1121, adressée à .\nséric. archevêque, et aux chanoines do Besançon (n° 262 du Dullaire), il dit : « .\b ipso pueritiœ noslrœ tempore in illis educali partibus fuimus. »
Le siège archiépiscopal de Vienne était demeuré vacant depuis la mort de l'archevêque Warmond ou Garmond, c'est-à-dire depuis 1083 au moins. A peine élevé au souverain pontificat, le pape Urbain II se préoccupa de mettre un terme à cette vacance. Peutêtre de Terracine où il fut élu, il invita, par une lettre collective, dans laquelle il leur notifiait son avènement à la papauté, les évêques de Valence, de Genève, de Maurienne, de Grenoble, de Die et de Viviers, le clergé et le peuple de Vienne à faire choix d'un archevêque. « Tenez pour certain, leur écrivait-il, que nous ché- » rissons beaucoup votre église et que, entre celles qui sont confiées » à nos soins, c'est celle que nous désirons surtout faire honorer. » Comme donc nous savons que depuis longtemps votre métropole » est dépourvue de pasteur, nous vous enjoignons, de par l'autorité » apostolique, de lui en élire, le plus tôt que vous pourrez, un qui » soit apte et capable, car un tel délai ne peut que causer aux âmes » un grand dommage, un grand préjudice. Vous savez que l'autorité « des canons s'oppose à ce qu'une église soit privée de pasteur » pendant plus de trois mois, à plus forte raison pendant l'espace » de tant d'années (i). » Cette lettre semble être de la fin du mois de mars ou du commencement d'avril 1088 (2).
Le clergé de Vienne porta ses suffrages sur Gui de Bourgogne, qui se trouva ainsi placé à la tête d'une dos églises les plus importantes, honneur qu'il dut à sa naissance et à son mérite. Son élection marque la première date à peu près certaine que nous trouvions dans sa vie.
(1) Nos autem pro certo sciatis ecclesiam vcslram multum diligere eamque inlor caoleras nostra providentiae commissas ecclesias magno amoris voto cupere liouorare. Quoaiam igilur jamdiu vestra meiropolis pasiore cognoscitur deililula, apostolica vobis praeceptione mandamus ut eidem ecclesiaî, quanlocius poleritis, aptum et idoneum pastorem eligere procurelis. Tanta enim dilatio magnum detrimenlum, magnam animarum solet afferre perniciem. Canouica etiam auctoritalo cautum esse Dostis, quod ultra très menses episcopo suo ecclesia vacare non débet; quanto igitur minus per lot annorum curricula. (Dom Bouquet, Becueil des historiens des Gaules et de la France, t. XIV, p. 689; — Gallia ckrisliaiia, t. XVI, instr. 2G ; — MiGNE, t. CLI, col. 226; — Jaffé-Loewenfeld, n" 5350 (4018).
(2) C'est à tort que M. Marion, l'éditeur des Cartulaires de l'église cathédrale de Grenoble, fait, à quatre reprises différentes (p. 1, 49, 63 et 75), remonter l'élection de Gui à l'archevêché de Vienne jusqu'à l'année 1083.