‹ Histoire du Pape Calixte IIChapitre 4 sur 40 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

liberté et la souveraineté de l'Église. Ce moine, c'était Hildebrand, depuis si célèbre sous le nom de Grégoire VII. A son instigation, Léon IX combattit avec ardeur les investitures, la simonie et l'incontinence des clercs. Dans l'espace de six mois (d'avril à octobre 1049), il assembla à Rome, à Reims et à Mayence trois conciles ou synodes, dans lesquels la simonie fut particulièrement censurée. A Reims, les délibérations portèrent sur d'autres abus ; on condamna les empiétements des laïques sur les fonctions ecclésiastiques ; les coutumes répréhensibles qui avaient lieu devant les églises ; les unions coupables, le relâchement et la défection des moines et des clercs, le service militaire de ces derniers, la spoliation des pauvres, etc. Plusieurs promotions simoniaques furent annulées. Le mariage des prêtres avait été condamné à Mayence.

Les décisions des conciles d'Amalfi (avril 1039) et de Latran (avril 1060), convoqués par Nicolas II et inspirés également par Hildebrand, que Léon IX avait fait cardinal, confirmèrent les décrets précédents relatifs à la simonie et au mariage des prêtres. Celles du concile tenu à Rome, à la fin d'avril 1063, sous Alexandre II, étaient encore plus sévères.

Dans l'intervalle, et comme si les abus et les désordres qui viennent d'être signalés n'avaient pas suffi, la situation se trouvait aggravée, par suite de l'ingérence des empereurs d'Allemagne dans les affaires de la papauté. Cette ingérence se manifesta officiellement en 1046; car l'empereur Henri III déposa l'un après l'autre Renoît IX, Silvestre III et, dit-on, Grégoire VI, qu'il remplaça par Swidger, évêque de Bamberg. Le jour de Noël de la même année, le nouveau pape, qui avait pris le nom de Clément II, couronna l'empereur et l'impératrice Agnès ; après quoi, sur l'ordre de Henri, il

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