INTRODUCTION. XIII
ecclésiastiques répondaient ainsi aux décrets du concile de Latran.
La déposition de Gadaloûs par le concile de Mantoue, en 1064, laissa Alexandre seul pape légitime. Avant de mourir, il avait vu son autorité reconnue par la plupart des prélats de l'Allemagne et de l'Angleterre.
Hildebrand succède à Alexandre. Dès les débuts de son pontificat, Grégoire VII déclare à la simonie une guerre sans merci, et c'est le roi de France, Philippe P"", qui recevra les premiers coups. Dans une lettre adressée aux archevêques de Reims, de Sens et de Bourges, à l'évêque de Chartres et aux autres évêques du royaume, il représente ce prince comme un tyran qui passe sa vie dans le crime et l'infamie, y entraîne ses sujets par son exemple et mérite la colère divine par le pillage des églises, les rapines, les adultères, les parjures et les fraudes ; il les pousse à la révolte contre lui, s'il ne revient pas à de meilleurs sentiments; il ajoute que, dans ce cas, il ferait tous ses efforts pour délivrer le royaume de son oppression. Les objurgations de Grégoire n'eurent qu'un succès médiocre, et la situation ne fut pas sensiblement améliorée en France.
Les premiers rapports de Grégoire VII avec Henri IV semblaient présager une ère de calme, sinon de paix complète. En effet, ce prince avait non seulement accepté sans trop de difficulté l'élection du nouveau pape, mais il lui avait encore adressé une lettre soumise, respectueuse, dans laquelle il reconnaissait ses fautes, implorait son pardon et sollicitait le secours et les conseils de Grégoire pour la réforme des églises qui étaient au pouvoir des simoniaques. Plus tard, il avait accueilli avec une déférence marquée les légats du pape, et leur avait promis de se conformer à ses désirs ; il donna même des gages de sa bonne volonté en