‹ Histoire du Parlement de Normandie (volume 2)Chapitre 29 sur 30 · Scène bouffonne dans la grand' chambre dorée du plaidoyer · texte numérisé non relu

Scène bouffonne dans la grand' chambre dorée du plaidoyer

Brusquet , fou du roi , plaide par eshatementf devant U reine Catherine de Médicis, la reine d'Ecosse , Marguerite de France, Diane de Poitiers, la duchesse de Guise , et d'autres dames de la cour , 192.

Le Parlement reçoit de Henri H, du chancelier Olivier et du conseil , des témoignages de haute estime, 200.

Demandes adressées par le Parlement à Henri II , 202.

Plaintes du Parlement au si^jet des évocations , 203.

Résistance des Parlements à l'établissement des présidiaux ,

DES MATIERES

Gages des officiers du Parlement, 210.

Mœurs des anciens magistrats ,

Assassinat de Jean de Moges de Buron , lieutenant général au Bailliagede Rouen. Édit rendu par suite de ce crime , 212.

Gages des membres du Parlement de Normandie ,214.

Le Parlement de Rouen sollicite Vindult dont jouissait le Parlement de Paris , el ne peut Tobtenir, 216.

Cîommencemens de la Béforme en Normandie (1511% 219.

Supplice de Pierre Bar , le premier qui ait été condamné par le Parlement , pour hérésie ,

Le chapitre de Notre-Dame supplie Parchei^éque Robert de Groismare d'eiclure du diocèse les colporteurs d'indulgences, 225.

Paroles imprudentes prononcées , en chaire , à Notre- Dame , contre le chapitre, par des membres du chapitre,

Les opinions nouYelies séduisent des prêtres et des religieux ,

Variations de la politique de François I , à l'égard des religionnaires, 229.

Commencemens de la réforme à Rouen , 230.

Des livres impies sont répandus dans Rouen , à profusion , 233.

François I excitait sans cesse le Parlement de Normandie à sey\T contsa les religionnaires,

Le Parlement de Rouen est soupçonné de renfermer dans son sein des magistrats hérétiques,

Les religionnaires turbulents commettent mille excès , 239.

Le Parlement de Rouen sévit contre les religionnaires , 240.

Etrange décision du Parlement , pour le cas de partage, en matière d'hérésie , 243.

La Miséricorde de Rouen, 244.

Les inquisiteurs, grands vicaires, officiaux , religieux de Rouen, viennent souvent au Palais, conférer avec le Parlement, relativement aux procès faits à des religionnaires. Exemple notable , 245.

Rigueur du Parlement de Rouen,

François I loue le Parlement de sa rigueur à Tégard des religionnaires , 249.

Le courage des religionnaires condamnés , au jour de leur supplice , propageait les opinions nouvelles , 249.

Le Parlement , dans nue assemblée des chambres, à laquelle assistaient V Inquisiteur, l'Official , le Promoteur, les officiers du bailliage , recherche la cause des progrès du calvinisme , et les moyens d'empé^ cher qu'il ne se propage davantage , 252.

TABLE

Audace des religionnaires de Normandie , sous le règne de Henri II , 257.

Dans rëglise des Augustins de Rouen , le prédicateur est insulte par les religionnaires (1552), 258.

Première idée des réverbères à Rouen , 260.

Henri II excite le Parlement de Normandie à séyir contre les religionnaires , 261

Le Parlement , en un seul jour, condamne un religionnaire au feu , deux à la potence , sept au fouet et au bannissement ,

Des commissaires du Parlement de Normandie , ?ont dans le ressort informer contre les religionnaires , 26ô«

Supplice étt'an«;e du curé de Saint-Denis de Rouen , 267.

Henri II loue le Parlement de Normandie , de ses rigueurs envers les religionnaires , 269.

Le cardinal de Bourbon, mal renseigné par ses grands vicaires , prétend qu'il y a des hérétiques parmi les gens du roi du Parlement. Démenti éclatant que donne Tavocat du roi Laurent Bigot à ces vicaires généraux , devant les chambres assemblées, 272.

Cinq conseillers, sectateurs de la réforme, sont exclus du Parlement, 274.

Misère de la Normandie sous Henri II, 277.

François II.

Avènement de François II , âgé de seize ans. Les religionnaires , plus nombreux , ne se contraignent plus ( 1559), 280.

En fiasse-Normandie , les religionnaires insultent des commissaires du Parlement, envoyés pour réprimer leurs excès, 281.

A Caen , des commissaires du Parlement sont assiégés dans leur hôtellerie, par des religionnaires armés, 283.

Un huguenot , condamné pour actions séditieuses , à être brûlé vif, est délivré, à main armée, par ses co-religionnaires, mais repris bientôt, et exécuté ( 28 et 29 janvier 155îi), 285.

Hardiesse des religionnaires de Rouen , 288.

Conjuration d'Amboise, 289.

Des députés du Parlement de Normandie vont en cour porter au roi un libelle écrit contre la maisonde Lorraine,

I^ Parlement obtient des religionnaires qulls ne fassent point de prêches publics , 294.

Zèle outré de quelques membres du Parlement , 295.

Au Bailliage de Rouen , on commence des procédures contre ceux des habitants de la ville qui n'avaient point fait leurs Pâques; le Parlement empêche de passer outre , 296.

DES MATtÂRES.

Profession de foi du Parlement de Normandie , 300.

Un illuminé débite à Rouen des extravagances, et se fait suivre par le peuple , qu'il excite à la sédition, 303.

Le Parlement y met ordre, 305.

Prédications du ministre Marlorat, 306.

Emeutes , conflits meurtriers à Rouen, entre les catholiques et les religionnaires , le jour du Saint-Sacrement (1560),

Rencontre de Luneray, 315.

Les religionoaires de Rouen , du Havre , de Dieppe , présentent au Parlement des confessions de foi, 317.

Séditions à Rouen, conflits, meurtres, 318.

Le maréchal de VIeilleville est envoyé à Ronen , pour faire justice des auteurs des derniers troubles, 322.

Le maréchal de Yieilleville au Palais, 324.

Désarmement de tous les habitans de Rouen , sans distinction , 325.

Le maréchal de Yieilleville va à Dieppe , démolir le temple des religionnaires , 331.

Le duc de Guise veut que le guet de nuit soit rétabli à Rouen.

Gruchet de Soquence s'y oppose , et l'emporte. La justice demeure désarmée , et est en butte à mille insultes, 337.

Recousse, par les catholiques de Rouen , d*un des leurs , condamné à mort , et qu'on allait exécuter , 339.

Les religionnaires émus tiennent tout le monde en crainte, 343.

Le président Pétremol , et d'autres membres du Parlement , sont épiés i>ar les factieux , et courent danger de la vie , 346.

Mort du roi François II (décembre 1560), 351.

Charles IX.

Requêtes hautaines des religionnaires au Parlement , pour qu'on les laisse tenir publiquement leurs prêches, 353.

Requête hardie, adressée par les religionnaires au Parlement de Normandie , 356.

Tous les membres du Parlement obligés de jurer qu'ils ne connaissent pas les auteurs de ces requêtes ou écrits , 357.

Damours , avocat du roi , veut que des bourgeois notables , assermentés devant le Parlement , aillent dans toutes les maisons de Rouen , interroger les bourgeois; le Parlement repousse cette mesure , 358.

Le gouvernement Incline à la tolérance , et ordonne d'épargner les religionnaires , 359.

Edit de juillet 1561 , contré les religionnaires. Joie des catholiques de Rouen. Les religionnaires tentent , sans succès , d'empêcher l'enregistre-

(yo8

TABLE

ment de Tédit ; mais ils continuent leurs prêches , 36 1 .

Le duc de Bouillon , gouverneur, envoyé en Normandie ; sa conduite équivoque, ses pouvoirs secrets, 362.

Audace des religionnaires. Leurs prêches publics , partout , malgré l'édit de juillet, 364.,

Prêches publics à Rouen , aux halles de la Vieille-Tour, 364.

Sermon» imprudents du jacobin Des Puis, 365.

Quitard , émissaire des Guises , vient en Normandie , prendre des notes secrètes sur les religionnaires et sur leurs biens,

Quitard, désavoué par Catherine de Médicis , est condamné à mort et exécuté (29 septembre 1561 ), 368.

Pasquicr Guibout , abatteur étU mages , condamné à mort , est recous par les religionnaires ( 10 décembre 1561 ) , 369.

Édit de janvier 1561 ( ancien style) , favorable aux religionnaires, 371.

Ouverture étrange faite , par l'ordre de Catherine de Médicis , aux religionnaires de Rouen, 372.

Prêches dans les faubourgs.

Beaucoup d'ecclésiastiques s'y trouvaient , 374.

Fermentation parmi les religionnaires de Normandie , après le inass.tcre de Vassy.

— Leurs insolences dans Péglise cathédrale de Rouen ,

Manifeste adressé par le prince deCondé, révolté, au Parlement de Rouen , qui n'en tient aucun compte , 377.

Les religionnaires de Rouen , soulevés par Condé , prennent les armes ; leurs insolences ,

Assassinat du capitaine royaliste Maze , et de Le Gras du Bois , son lieutenant , 379.

Les religionnaires armés se rendent maîtres de la ville de Rouen , dans la nuit du 15 au 16 avril 1562 , 380.

Les révoltés assiègent, dans le château , Villebon d'Estouteville , grand bailli , et le chassent de la ville , 3^1 .

Mollesse et apathie des catholiques de Rouen , dans cette conjoncture , 382.

Impuissance du Parlement et du gouverneur ; le duc de Bouillon veut retenir les religionnaires , mais n'en est point écouté , 384.

L'édit de janvier est , pour la seconde fois , publié au palais ,

Emeute à Rouen , 386.

Béponse des religionnaires de Rouen au roi , sur l'ordre qui leur avait été donné de mettre bas les armes , 386.

Le duc de Bouillon , tenu pour rien , quitte la ville , 387.

DES MATIERES

Les reljgionnaires , maîtres de Rouen, insultent les prêtres et les églises, 388.

Courage du clergé de Rouen , au milieu des outrages et des menaces i]ue lui prodiguent les religionnaires /388.

Toutes les églises de Rouen sont envahies, pillées, dévastées.- Le culte catholique cesse entièrement pendant six mois , (3 mai 1562), 390.

Profanations et sacrilèges dans les églises de Rouen , 393.

Le duc de Bouillon , revenu , de nouveau , à Rouen , est encore obligé de se retirer , 395.

Attitude du Parlement.au milieu de ces troubles. On pille les métairies de ses membres les plus zélés pour la religion catholique > 396«

LelParlement est insulté , dans le palais > par les religionnairesf; tout exercice de la justice cesse. — Les membres du Parlement quittent la ville , (mai 1562), 398.

Des' députés du Parlement vont trouver Charles IX au château de Monceaux', et , en présence de tout le conseil, justifient leur compagnie , qui avait été accusée de faiblesse et d'inertie dans les derniers événements ,

Les membres du Parlement dispersés pendant plus de deux mois, 401.

État de la ville de Rouen sans gouverneur, sans Parlement ,

fi.

sans magistrats, sans. culte catholique , 402.

Du Rose à'Émandreville, Gruchet de Séquence, Cotton de Berthouville, et le ministre Marlorat , sont tout puissants dans la ville, 404.

Les vases sacrés , les châsses , les reliquaires des églises , brisés, et les morceaux portés à la monnaie , 405.

État déplorable du pays , 407.

Morvilliers commande , quelque temps , dans Rouen, 408.

Le Parlement de Normandie est transféré à Louviers, 410.

Le doc d'Aumale nommé lientenant général pour le roi en Normandie, 410.

Dans quelle maison siégeait le Parlement de Normandie réfugié à Louviers , 412.

Le Parlement, établi à Louviers , n'admet à siéger dans ses rangs que ceux de ses mem*' bres qui justifient clairement de leur orthodoxie , et se purgent authentiquement de toute connivence avec les religionnaires rebelles , 413.

Profession de foi des membre»

du Parlement réfugié à Louviers ( 13 août 1562 ) , 416.

Le président Daniel du Boisd'Ennemets veut , en vain , se faire admettre à continuer ses fonct'ons dans le Parlement réfugié à Louviers , 41 a.

Ses réponses satisfaisantes aux reproches qui lui étalent adres^ ses , 419.

TABLE

Malgré une jastification si complète , ce président est contrai ot de s'abstenir de ses fonctions ; on ne défère point à des lettres-patentes du roi , qui Tautorisaient à les reprendre ,421.

Le couseiller Bouchart ne peut se faire admettre à continuer ses fondions dans le Parlement séant à Louvlers ,421.

Tous les officiers de justice , en Normandie , sont tenus d'aller à Louviers justifier de leur orthodoxie, 424.

Programme du Parlement réfugié à Louviers. Arrêt notable du 26 août 1062 , 425.

Le Parlement permet à tous d'arrêter les ministres et prédicants, et de les tuer et mettre en pièces , «'ils résistaient , 428.

Cet arrêt est censuré par Théodore de Bèze , et par De Thon ,

On s'indigne, à Rouen, de l'arrêt rendu à Louviers le 26 août 1562 , 429.

Arrêts rigoureux du Parlement réfugié à Louviers , 430.

La cour applaudit d'abord à ces rigueurs; puis, Michel de Gastelnau vient à Louviers , prier le Parlement de se modérer ,

Exécutions dont fut témoin l'ambassadeur d'Espagne , étant à Louviers , 434.

La ville de Rouen est prise d'assaut par l'armée royale ( 26 octobre t56ïi)i, 43S.

Sac de Rouen, 436.

Suites désastreuses de ce sac , pour la ville de Rouen, 438.

Le Palais de Justice est épargné , grâce au Parlement ; on place, aux portes de cet édifice et à celles des maisons des magistrats , des panonceaux aux armes du roi , 'qui imposent aux soldat?, 440.

Situation perplexe des membres du Parlement réfugiés h Louviers', 442.

Retonr du Parlement de Normandie à Rouen , 445.

Le Parlement continue, à Rouen , les rigueurs de Louviers. Du Bosc d*Emandrevîlle , Gruchet de Soquence , Gotton de BerthoUville , et le ministre Marlorat , mis en jugement , 446*

Le connétable Montmorency va invectiver Marlorat dans les cachots du Vieux-Palais , 447.

Le président Du Bosc d'Emandreville devant ses juges , 448.

Le ministre Marlorat ,451.

Gruchet de Soquence, 451.

Gotton de Bcrthouville , 452.

Tous quatre sont condamnés à mort , 452.

Détails sur leur sup^ lice , 453.

Plusieurs ^autres rebelles sont

condamnes et exécutés , 457.

Profonds ressentiments des catholiques de Rouen. Déclaration d'abolition mal reçue, plus mal exécutée , 457.

Indignité prêtée par De Bèze au président Lallemant, 461.

DES MATIERES

Nouveaux supplices , 462.

Ce qu'était deyenu le clergé de Rouen depuis le 3 mai 1562.

Des chanoines avaient tenu une conduite équivoque , et assisté aux prêches, 465.

Conduite du chanoine Nagcrel pendant les derniers troubles ,

Le chanoine Lambert, grand pénitencier , confesse avoir assisté aux prédication^ de Marlorat dans le cloître des Carmes , 466.

Claude Ghapuis , chanoine de Rouen, poète, 467.

Le 1'' novembre lô62 , jour de la Toussaint, le culte catholique, interrompu depuis le 3 mai » recommence ; on célèbre , à Notre-Dame , une grand'messe à laquelle assistent Charles IX et toute sa cour. Nudité déplorable de la cathédrale de Rouen , lors de cette cérémonie , 468.

Après la messe , tous les membres du Parlement, en robes rouges, prêtent (dans l'église) serment entre les mains de Charles IX , 469.

Les rigueurs du Parlement continuent , 469.

Désarmement des religionnaires de Rouen, 7 nov. 1562 , 470.

Inhumanité des catholiques à l'égard des religionnaires désarmés, 472.

La modération du premier prédent Sainf-Anthot , magistrat plein de foi , mais plein aussi

d'bumauité, le rend odieux à la populace de Rouen , 474.

Sédition à Rouen. Le peuple insulte le premier président Saint-Anthot , dont la vie est, un instant, en péril (18 janvier li>62, ancien style), 476.

Nouveaux excès des bourgeois

catholiques et de la populace ,

Supplice de trois malheureux religionnaires , dont le peuple avait demandé la mort à grands cris , 479.

Étrange méprise d*un écrivain du XVI* siècle , à propos des insultes faites au premier président Saint-Anthot ; il avance que ce magistrat fut condamné à mort, et peodu, 480.

Les officiers de rhôtel-de-ville de Rouen poussaient aux mesures de rigueur, ainsi que le bailli de Rouen, Villebon d'Estouteville, 482.

Le maréchal de Vieilleville est envoyé à Rouen pour pacifier cette ville ( décembre 1562 ) ,

Son discours au Parlement, 484.

Aigreurs entre le maréchal et Villebon d'Estouteville, grandbailli de Rouen , 486.

Mustel de Boscroger , avocat du roi au bailliage de Rouen , est assassiné à la porte; du Bac , 487

Le maréchal de Vieilleville et ses gens imputent publiquement l'assassinat de Mustel de Boscroger à Villebon d*E&-

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