NOBLES
Le baron de Guéméné et de Le baron de Montauban.
Condé-snr-Noireau. . Le vicomte de Pommerit.
Le baron de Derval et de baron de Marcé.
Landelles. ^ Le baron de Rieux.
Je dis que ces prélats, que ces gentilshommes étaient appelés à comparaître ; mais je ne vois pas
qu'aucun ait comparu jamais ; seulement , quelquesuns se faisaient excuser, lors des appeaux ^ ce qui était se reconnaître tenus à la comparence. Ceux qui n'avaient point pris ce soin étaient mis en deffaulte et en amende.
Puisque nous avons déjà tant parlé des jugements de TEchiquier et des personnages qui y devaient concourir, finissons-en sur ce sujet, encore qu'il faille, pour cela, anticiper sur les deux siècles suivants. Depuis 1204 ? tout était changé. Bien des causes avaient pu rendre moins nécessaires à TEchiquier les barons et les prélats, eux si indispensables au temps des ducs, eux, alors, Tame, Tessence même de TEchiquier, si Ton peut ainsi parler. L'histoire nous montre la chicane et toutes ses formes entrant dans notre province, à la suite de Philippe-Auguste ou peu de temps après lui, et le style des jugements de notre Echiquier perdant sa simplicité primitive; elle regrette « cet esprit de conciliation qui terminait autrefois les affaires \ » Les parties, maintenant, comparaissent bien encore en personne; mais les aitournés (procureurs), les conteurs (avocats), les accompagnent, parlent pour elles, ou même paraissent souvent seuls devant les juges. Bientôt le
De la Rue, Essais historiques sur la ville de Caen , t. II, p. 269.
droit devient une science et est enseigné dans les écoles à d'avides et nombreux adeptes ; les gens de loi pullulent ; pour les entendre, il faut être initié comme eux aux mystères de la législation , de la procédure et du droit coutumier.
En Normandie , où d abord la coutume , écrite Le» avocats et