Cl •\ ■■ 1 • • ^ lettres-patentes
date du o avril, tout, peut-être, ne plaisait pas a ordonne que des magistrats crui, sur le devoir, ne savaient point 'esmagisiiats,
o 1 ' ' 1 naguère rehigies
transiger, et avaient su s'v maintenir au prix de à caen
° ^ i siégeront
tant de sacrifices et de souffrances. Ces lettres les à Rouen, avec
1 • V T» ceux qui sont
rappelaient a Rouen , « pour, arec les conseillers demeures
/,. . . . , , , dalla celte
et autres ojjiciers e/ni y estaient demeurez j, vacquera jernière viiie. l'exercice de leurs estatz et ofpces. » Eux si purs et si fidèles, allaient donc se trouver maintenantconfondus avec ces magistrats séditieux et faibles , si long-tem.s agents dociles ou passionnés de la Ligue !
fleg. citpif. Ecclrs. rolhnin., î aMi! I.>r!i. Rrsi. srrr., (^aPii , 1'"' avril l.i9'i.
018 PAULEMENT DE NORMANDIE.
Mais cV'lail iiiio clos coiidilions de Villurs. D'aiiloui's, le roi « tU'siroit reslaldir toutes choses au nicsme estât qu'elles estoient auparavant, esteindre onlièrement et du tout abolir la mémoire des troubles et divisions, dont le royaulme avoit esté si long-temps affligé , réunir et remectre ses subjectz ensemble, et les faire vivre en toute concorde et amytié les ungs avec lesaultres '. » 11 avait donc fallu laisser là bien des souvenirs. « J'ai bien oubiic et pardojinc mes injures ( disait Henri IV aux magistrats royalistes de Paris, revenus de Tours) ; vous ne pouvez moins faire que d'oublier et pardonner les rostres'. »
sniiiineiits La Francc Comptait quclcfues uiagistrats qui avaient
géncnnx i j. i >- x
d'F.iieniie SU goûtcr ccspensécs généreuses , EtiennePasquier,
■À Pogaid entre tous les autres. Le qui s était passe a lours,
lie 11 chambre '^^'^ ^^^ l'installation de la chambre des comptes de
ti.s Comptes Paris , réfu"iée dans cette ville, le montre assez, et
lU- Paris, , X
lui ne s'étaioiu l'ou iic trouvc guèi'e de plus uotablcs pagcs dans l'iiis-
point londiis , - r' i r ' • 1' 1 1
piomptemeiit toirc. Lar, voyaut la reunis dix ou douze membres seulement pour représenter la chambre des comptes, en si grand nombre naguère, ce loyal avocat du roi s'était laissé aller d'abord à louer leur /?<^/r7//<S* mais, regrettant aussitôt cet éloge des présents j, qui im-
' Lettres patciUcs ik' translation , du (S a\iil IjUi -- Ec;;. secr., C;uMi , 12 avril lôD'i.
^ ViLiimW , Juuni'i/ (l( Henri //'. ■ .
à Tours.
HENUI IV. 619
pliqiiait la censure des absents, « je ne peux dire (s'était-il écrié) que nos compagnons de Paris soient, en leurs cœurs, moins bons subjectz et serviteurs du rov que nous, qui sommes à Tours; et m'asseûre que, des six parts, les cinq sont vouées à son service ; mais le désordre introduict dans
Paris ne leur permet pas de se manifester »
Beau mouvement, qu'avaient acbevé de grosses /armes qui tombèrent desyeux de ce dignebomme , et son silence pendant quelques instants, la parole lui mourant en la bouche. Puis, revenant à lui : « Asseurez le roi (avait-il dit au cardinal de Yendome , présent à cette solennelle audience ) , asseurez-le que ce que je viens de dire est véritable ; enungbesoing, je le scellerois non de mes larmes, ains de mon sang'. » Toucbante prophétie, à laquelle ceux des magistrats du Parlement de Paris, qui étaientaussi demeurés dans la capitale, venaient, assez récemment, de répondre par le fameux arrêt pour la loi salique' ; coup mortel porté à la Ligue , qui, dès cette heure, ne fit plus que languir, et bientôt cessa d'être. Là donc se trouvaient des magistrats « ayant tousjours les fleurs de lys bien avant gravées dans le cœur ^. » Mais à Rouen, aussi.
' list. Pas(|uicr, livre xiu , lettre 1?,"'*^.
2 Arièt (lu 28 juin {Mo. — L'Kstoilc , Journal de Henri IV, 28 juin 1593. — De TIiou , Ili.st. itnh., lib. <;v :. ■' L'Kstoile , Journal de Henri 111 , 21 j;ui\ier Iù89.
r,2;) l'AULli.MKM- l)K N(»U.MAM)IE.
quelques u)aji;i.slrals soupiiaieiil apiès le relour de
l'ordre; tous les membres de VAnli-Parlcment
Le coiisfiiici- n'étaient pas des Péricard et des Monchy. Il n'y
Do Boislovèque
t"xi)iimo,àcaeii, avait pas deux mois que le conseiller Jean de Ca-
cn plein , . . .,,,., , . „, .
l'aricmoiu , hajines. qui avait contmue d y siéger depuis levrier
lies sciilimciits n ~u(\ • i. c ^ t^ i. ' i i .
non moins l'^oU, arrivaut enlin a Laen , et s excusant devant {,'iiurcii.v que gçg coUègucs d'être venu les rejoindre si tard, prol'asqiiier. testait « avoir esté tousjours avec eulx , absenl comme prcseîit, et que , pendant une si longue séparation , l'aflection qu'il avoit tousjours eue au service de ses roys légitimes, luy transporloit le cœur ailleurs que là où il sembloit estre arresté '. » Une autre fois, en plein Parlement, le conseiller De Boislévêque (lui toujours si pur), s'adressant à ses collègues, que leur inébranlable fidélité avait lendu peut-être Il 11 peu sévères , « Plaise à Dieu ( avait-il dit ) , plaise à Dieu, après une dissipation prompte des maulvais conseils et entreprinses des mescliants , nous favoriser, et imprimer en nos cœurs une loy d'a.mmstie, et j, par une renaissance de l'observation des bonnes loysj osier de nous tout levain de vengeance et ini- Jiiictiez particulières. Attendons ce bien de la main de Dieu'. »
Cette fusion qu'iaq)loraient à Tours la grande aine d'Etienne Pasquier, et à Caen la générosité du con-
' ficf;. srciw (,hp\\ . '1 fovrior I.i04. ' f,eg. sccr., Cacn, 1!) juillet (.iSO.
URNJU IV.
seiller Boislévèque , était loin , à Caen , comme à Tours, de réunir tous les suflVages. A la vérité , le Parlement ligueur de Rouen n'avait pas, comme celui de Paris, racheté, dans ces deiniers temps, tous sesanciens torts par des actes énergiquesde repentir et de courage, coups mortels pour la Ligue et pour l'éphémère autorité de Mayenne ; et il n'y avait pas deux mois encore que ce Parlement , opiniâtre dans sa rébellion, avait fait mourir un fidèle serviteur du roi , qui voulait lui rendre sa ville de Rouen , tandis que Yillars, en marché avec ce monarque, al lait être bien tôt accablé d'honneurs pour la lui avoir chèrement vendue. Aussi à Caen, lorscpi'on eut mûr<>ment réfléchi sur les Ici 1res patentes du (S avril, après en avoir ordonné l'eiu'egistrement , qui aussi bien ne se pouvait ni refuser ni remettre, une clause seart e flut consignée au registre, qui portait que « les conseillers du Parlement, demeurez en la ville de Rouen, ne pourroyent estre admis à rentrer en l'exercice de leurs charges, que en faisant préalable serment de fidélité, et après s'eslre purgez de n'avoir esté coulpables de l'assassinat commys au feu roy , de conspiration contre la personne du roy à présent vivant, d'avoir participé et donné conseil à l'emprisonnement des conseillers du Parlement incarcérez aprèz les barricades de Rouen. » Encore, cette purgation faite, le Parlement de Caen se réservait-il «d'en ordonner ainsy qu'il ver-
Reteitliiiii
«le l'arrêt ,
par lequel
les magistrats
fidèles de Caen
eiirigistient
la elause
qui a ordonne
la fusion
des deux
fractions
du Parlement
de Normandie.
622 PARr.EMEM Dli NOR.MAiNDIE.
A la «lomnndc l'oil bicii oslic '. » Il lallaitdonc empcchoràRoiioji
tics niaL'istrals ,., ,^ , il' i • i
deCicii fju il se Uni aucune assemblée au palais, avant le roi oi donne J'arrivée, dans celte ville, de tous les maiïislrals
que le î'arlenicnt *-"
de Normandie dcmeurés fidèlcs. Lue négociation , entamée dans
ne tiendra i i i n i • i •
sa séance cc but avcc Ic duc de Montpensier et le roi, eut un
cl'onverlurc , , , . i / < i
{de\a Quasi- compIct succcs poui* Ics magistiats de (-aen, plus modo) qa-a,>.ès ^eureux (rue ceux de Tours et de Chàlons, cnii ,
leur retour i 1
à Rouen. ;^ ig^. a^'ivéc à Paris, avaient trouvé les anciens juges ligueurs en fonction au palais, comme s'il ne se fut rien passé de nouveau depuis les tragédies de Blois, et qu'eux fidèles lussent arrivés à leur poste après les autres". « Défense fut donc faite aux officiers demeurez en la ville de Rouen d'entreprendre de faire ouverture du Parlement jusques à ce que les magistrats de (îacn feussenl de retour de la dicte ville. » — « L'ouverture d'après Pasques estant une assemblée solemnelle en laquelle ses bons et fidèles subjeclz et ofliciersavoientextresme affection de se trouver » , le roi avait envoyé l'ordre à Piouen de « surseoir et ditférer la dicte ouverture , et tout exercice ordinaire de jurisdiction jusques à leur retour à Rouen \ » Partout, en Normandie, avait été pid)lié un solennel arrêt qui fixait la ?t;i- Irfc du Parlement au 2G avril, et citait à Rouen les
' licg. secr., faon, Ij avril i;>9'i.
vij ■, 'De Thon, ffist. iiiih ., liv. ci\.
' lieg. secr., Caeii , I? avril l.iii'i.
offîciers qui v devaient comparence ce jonr-là pour i.ps luomhrps
, ^-. ., , ... (lu Parloiiionl
les appeaux. Un ne songeait plus, mauitenant , ,.éf„„H,sà o.en , qu'au départ. Présidents, conseillers , o;ens du roi, ^'^ iiisposint
A A c an (lt'|>.'ut ;
oreftiers en chef du Parlement étaient convenus, ils conviennent
lie reniiei
dès long-temps , de j)arlir « en plus grand nombre tous ensemble
n • • , in 11 . dans Rouen.
que lau'e se pourroit , pour 1 honneur de la court, et qu'aucun ne pourroit désemparer pour aller seul à Rouen sans ordre du roy ou permission de la compagnie '. » On peut donc imaginer le mouve- Efforts
1 • • -1 ri , r (in'avaient faits
ment que produisaient dans Caen tous ces prepa- kséehevins ralifs de départ , et combien vifs étaient les regrets , '"' «""^"''^
•i ^ iie Caen , ponr
des habitants, qui s'étaient flattés de l'espoir qneie Parlement
tle Normandie
de conserver le Parlement dans leurs murs. Ils f„t .tahii avaient même obtenu des lettres patentes qui leur ' '"'' '"'^' octroyaient cette grâce, et les avaient voulu faire enregistrer parle Parlement. Repoussées d'abord, parce qu'elles n'étaient point scellées du grand sceau " , et dans la suite à cause des « grandz et importants affaires dont estoit chargée la court ^ « , en avril 1594, elles furent enfin rendues aux échevins et bourgeois de Caen, qui les avaient voulu ravoir'. A quarante-quatre ans de là, en 1638, Louis Xlll, établissant à Caen une Cour des Aides , disait « vouloir rescompenser par là, en quelque façon, la fidéhté que ceste ville luy avoit gardée, ainsy qu'au
Reg. secr., Caen,.') avril i:)94. ^ lieg. secr., Caen, 17 juin 1591. Reg. secr.,Cavt\, 21 nù\. l.iS!). ' Reg. secr., CnQn,ii>a\ril{[t9i.
624 rM'.lJ'MMXT DK NORMANHIF,.
ieii loy- dans les troubles ' » ; récompense l)icn tardive po(ir celle ville; et encore faut-il ajouter qu'elle ne lui demeura i^uère.
Le Parlement n'aurait pu supporter sa translation à Caen. Les registres secrets de cette compagnie nous la montrent se consolant chaque jour dans son exil , par l'espoir « désire un jour rcatituce et remise en sa séance an Palays royal à Rouen ' » ; de revoir llouen « qui est le lieu où le Palais royal de sa séance est assys, et où ses
membres ont leurs principales commoditéz Que
chacun de nous (s'écrient-ils souvent) se puysse retyrcr en sa maison, terres et licritap:es^ . »
' rdit rie juillet lO-'iS , (lortant création d'une Cour des Aide? à r.aen. ( Mercure franrois , tome XXII , page 443.) ' Jieg. secr., Caen, 1''' ocîobrc 1;)9I. 3 Rrg. scrr., Caen , 1.) et 94 mai l,S9l
FIN DU TROISTKMK VOLUMIi
TABLE
DES MATIERES
r.o^TF:MES dans i.e tome troisikuf..
Charles IX. {Suite.)
Importance de la déclaration de majorité de Charles IX, pag. 1 .
Le Parlement de Paris se plaint de ce que la déclaration de majorité n'a point eu lieu dans son sein. Dure réponse de Charles IX aux remontrances de ces magistrats , 2.
Nouveaux torts des religionnaires, 10
Indignation des catholiques ; leurs plaintes , leurs frayeurs ,
Le duc deBouilIon, gouverneur, revient à Rouen ; sa présence est odieuse aux catholiques, et sa conduite les indispose, 12.
Les religionnaires bravent les catholiques , 13.
Le duc de Bouillon devient de plus en plus odieux aux catholiques ; ils présentent au roi un mémoire amer contre ce gouverneur , 1.5.
Étrange visite du duc de Bouillon au Parlement, (30 juin 1564) , 17.
Les dcputésde Rouen sont écoutés ; Bouillon est blâmé par la cour, se dégoûte, et quitte la ville, 21.
Carouge vient commander à Rouen , les excès des religionnaires continuent , 22.
Prêches à Roumare , chez le prince de Croy-Porcien , comte d'Eu. Les religionnaires s'y portent en foule , chantent , sur la route , des psaumes français, profèrent des paroles séditieuses : le chapitre ( seigneur de Roumare) se plaint ; le Parlement informe ; le prince de Croy s'indigne , et vient au palais faire une scène aux gens du roi , 2.3.
Scène indécente que le prince de Croy-Porcien vient faire au Parlement ( 17 oct. 1566) , 2G.
TABLE
Les religionnairos deviennent «le plus en plus remuants. Un niaitre des re(|ut'tes est envoyé à Rouen pour informer. Connivence des reliijionnaircs de Rouen au complot de Mcaux ( 15G7), 30.
Ou rend aux bourgeois catholiciucs de Rouen leurs armes qui leur avaient été ôtées en août 15G3, 33.
On désarme les religionnaires de Rouen ; les plus mutins .sont incarcérés, 34.
Édit de Longjumeau. Le peuple de Rouen vient en foule au palais , envaliit la grand'ciianibre , pousse des vociférations .séditieuses, insulte, menace, intimide les magistrats , et parvient à empêcher , par ses violences , la lecture et la publication de redit (3 avril IJG8), 36.
Les magistrats s'enfuient du
palais , 38:.
Excès du peuple, après les scènes tumultueuses du palais , Les séditieux vont aux prisons pour y massacrer les religionnaires , qui leur donnent tout Jcur or , et rachètent leur vie à ce moyen , 39.
î^ouvelles scènes dans la cour du palais. A la fin , une force rm|>f)sante est déployée dans la ville , surtout dans les avenues du palais , et le Parlement procède à la public.'.tion du nouvel édit (yavril i:)f.8},
Edit de Saint-Maur, contre les religionnaires (28 sept. 1508).
Indignation de ceux-ci , et leurs mouvements en Aorinandie, 43.
Coup de uiain tenté sur le Havre,
Complot des religionnaires pour s'emparer de Dieppe ; affaire de Cateville et Lindebeuf ( 1509), 4G.
Ce que c'était (jue Malderée,
sieur de Cateville , 47.
Particularités sur Martel , sieur
de Lindebeuf, 4&.
Lindebeuf, pour n\avoir point révélé le complot, est puni de mort , comme Cateville son ami ( 4 mars 1509 ) , 50.
Examen de la Fégislation qui , ( en cas de crime de lèse-majesté ) , condamnait à la même peine l'auteur du complot et celui qui , l'ayant connu, mais s'étant refusé à y entrct", ne l'avait point révélé à la justice,
Suite de la conspiration de Cateville , 50.
Violences des catholiques de Rouen, à l'égard des religionnaires, après ledit de Saint- Maur , 57.
Les catholiques de Rouen , exaltés, emprisonnent les religionnaires qu'il* n'ont pu contraindre à faire leurs Pâques (avril 1570), 59.
Le peuple insulte les magistrats, et assiège le palais; Bouquetot, bourgeois séditieux , vient
DES MATIERES
liaranjruer le Parlement , au nom des mutins, GO.
Séflitions dans Rouen. Violences envers les religionnaires ; maisons forcées ; meurtres ,
Membres du Parlement insultés.
Les mutins vont apostropher le premier président de Rauquemare , dans sa demeure ,
Scènes violentes à l'hôpital de la Madeleine ( près de Notre- Dame ) , au sujet du cadavre d'un huguenot , que le peuple voulait traîner à la voirie Des membres du Parlement y sont insultés et forcés ( avril 1570 ) , C3.
Les chefs de la garde bourgeoise sont mandés au palais , où le premier président leur reproche énergiquement leur inertie au. milieu de toutes ces scènes de désordre , 67.
Ces chefs promettent de prêter force à la justice. Engagement qu'ils signent à la grand'chambre , devant le Parlement assemblé ( 14 avril 1570), 09.
Les désordres continuent , plus inquiétants que jamais. Mouvement séditieux à Rouen, le jour de l'Ascension , sous le prétexte ( /«MX ) que le prisonnier élu. par le chapitre pour lever la Fierté était huguenot (4 mai 1570), 70.
Le Parlement fait tirer des pri- .sons les religionnaires incarcérés illégalement au mois d'avril précédent , 73.
Edit de pacification du mois d'août 1570, enregistré à regret par le Parlement, fort mal exécuté en Normandie ,
Le maréchal de Montmorency est envoyé à Rouen , avec des commissaires, pour faire exécuter l'édit d'août 1570. Le maréchal vient au palais ; le Parlement inquiet , à raison de ses anciennes procédures contre les religionnaires , 77.
Paroles notables du premier président de Rauquemare. Il fait l'apologie des rigueurs passées du Parlement , à l'égard des religionnaires , 78.
Le Parlement est contraint de remettre aux commissaires du roi les pièces des procès par lui jugés , précédemment, en matière d'hérésie et de crime d'État , 79.
Les conseillers religionnaires , naguère interdits, reprennent leurs fonctions ; mais sont , chaque jour, en butte à des récusations , 79.
Scènes dans le secret de la grand'cliambre , entre le président Vialard , catholique exalté, et le conseiller Jérôme Maynct , religionnaire non moins emporté ( janvier 1571 ),
Montmorency a l'imprudence de laisser établir un Prêche à Bondeville, près Rouen, 85.
Massacre des religionnaires, comme ils revenaient du prêche de Bondeville ( 18 mars
1 Alîr.l■-
1671.) Conduiti! molle du Parlement dans cette conjoncture,
IjC Parlement n'évoqnc point l'affaire , et commet , en cela , une faute grave , 89.
Le présidial lance, contre quelques-uns des plus coupables , des décrets de prise de corps, qu'il n'ose faire exécuter , intimidé ([u'il est par les insultes et les menaces du peuple,
Les principaux du parti de la réforme parlent hardiment à Charles IX, au sujet du massacre de Rouen , et demandent, avec hauteur, la punition des coupables , "J4.
Des députés de riIùtel-dc-Ville de Rouen sont mal reçus par Charles IX, outré de l'impunité des séditieux de cette ville , 05.
Quelques-uns des coupables sont arrêrés et menés aux prisons du bailliage. Le peuple assiège cette juridiction , demande, à grands cris, les prisonniers , et parvient à les délivrer ; l'autorité du Parlement est méconnue , et ses arrêts bravés ; horrible confusion dans la ville (avril 1571 ), 96.
Vandrimare , sergeut-major de la ville , vient au palais. Rcprocbes que lui adresse le premier président , 98.
Charles IX est sur le point de se rendre à Rouen ; il y envoie une yaruisou pour contenir
le peuple , des commissaires pour juger les mutins , et le maréchal de Montmorency pour présider à cette répression des rebelles , 102.
Commission envoyée à Rouen ,
Exécution de cinq mutins, honim.'S obscurs , 107.
Le Parlement calomnié , 109.
Les catholiques de Rouen sont désarmés , à l'exception dtï 400, 111.
Le Parlement de Rouen , déférant au désir du maréchal de
. Montmorency, jure , de nouveau, l'exécution de ledit de pacification du 8 août 1570 ( 15 mai 1571 }, 112.
Les religionnaires de Rouen , rassurés, reviennent dans cette ville, et y pratiquent leur religion avec sécurité , 113.
Paroles de l'amiral Coligny à des niagislrats du Parlement de Rouen ( août 1572 ) , 1 14.
Préludes de la Saint-Barthélémy de Rouen , 116.
Violences commises h l'égard des religionnaires des environs de Rouen ,118.
Efforts du Parlement et des ofliriers de ville , pour retenir Carouge à Rouen , 119.
Terreur générale dans Rouen , aux jours qui précédèrent le massacre. Les religionnaires se réfugient dans les prisons de Rouen , croyant y trouver sûreté, in.
DES MATIKUr..-;
Massacre des rcligionnaires de Rouen , 17,18,19 et 20 septembre 1572 ,123.
Massacre des religionnaires dans la conciergerie et dans la cour du palais , 124.
L'auteur des Mémoires de l'estot de la France sons Charles IX accuse le Parlement de Rouen d'avoir ordonné les massacres de septembre 1572, 128.
Les religionnaires de plusieurs villes de Normandie sont épargnés , 133.
État de la ville de Rouen, après les massacres de septembre 1572 , 136.
Après les massacres de la Saint- Barthélémy , le nombre des religionnaires s'accrut , 137.
Abjurations à Rouen. Le Parlement , et Carouge lui-méniL- , ne s'occupent plus d'autre chose , 138.
Les conseillers et avocats religionnaires , exclus du palais,
Nouvel édit de tolérance ( juillet 1573) , 142.
Comment fut enregistré cet édit au Parlement de Toulouse ,
Agitations en Normandie. Efforts énergiques et heureux du Parlement , pour préserver r>ouen et la province, I4'i.
hei\ri m.
Import.mcc ries Pariemciils de»
provinces , 1 'i8.
Des députés du Parlement de Normandie vont en cour , prier Catherine de Médicis d'accepter la régence, l.)I.
Procédures contre les i ebellei de Normandie , 152.
Exéculion de Montgommory ,
On donne aux religionnaires des espérances que l'év^-nemeiit vient bientôt démentir , 155.
Éloge de l'avocat du roi Laurent Bigot de Thibermesnil , 158.
L'édit de pacification de mai 1576 mal reçu à Rouen , 100.
Commencement de la Ligue ,
Le cardinal de Bourbon , archevêque de Rouen , se déclare hautement contre l'édit. Il va au prêche de Rouen expulser les ministres ( juin , juillet 1576), 164.
.Mouvements des ligueurs à Rouen et aux environs. — Henri III se montre très opposé à la Ligue. Carouge sn déclare dans le même sens ,
Nouvelle entreprise sur Rouen ,
Paroles remarquables de Carouge , relativement à la Ligue , 168.
Premiers États de Blois (janvier 1577). Henri 111 adhère à la Ligue ; le Parlement de Normandie en gémit. Aux États , Émeric Bigot . avocat du roi , proteste contre une loi teii-
TABLE
<l;int à exclure le roi de Nav.irre de la succession à la couronne, 169.
Carongc adhère à la Ligue , 170.
L'hôtel-de-villc et le chapitre métropolitain de Rouen s'en défendent quelque temps,
Le Parlement de Rouen refuse d'adhérer à la Ligue, 17;>.
Édit de septembre 1577 , favorable aux religionnaires. Vains efforts qu'avaient faits les bourgeois de Rouen , pour prévenir cet édit, 175.
Un article secret des conférences de B.'rgerac permet aux religionnaires de décliner la juridiction du Parlement de Normandie (1577), 177.
iVliraumont envoyé en Normandie , pour détourner les habitants d'adhérer il la Ligue ,
Claude Groulart devient premier président du Parlement de Normandie, 179.
Réformation et rédaction des coutumes de Normandie, 18i.
Le célèbre arrêt duSr/ng damné, rendu par le Parlement de Normandie , sous Henri H (20 août 1558), 191.
Les enquêtes par tourbes, interdites , '203.
Rédaction des usages locaux , •205.
Premières paroles du premier président Claude Groulart au Parlement , '>io.
.Sédition à Rouen , apaisée par Groulart (mai 1585), 211.
Groulart rétablit les mercuriales , 2i;j.
Mercuriales tenues sous la présidence de Bauquemare, avant Groulart, 214.
Le Parlement de Rouen , accusé de prévarication par l'Estoile, dans son Journal (1 583) ,215.
Procès du conseiller Jean Le Voix , 215.
Insolences de M. de Rouville , lieutenant du roi , envers le conseiller Le Grand de la Haie,
Groulart entreprend de rétablir la discipline dans la compagnie, 218.
Les mercuriales comparées aux conciles et synodes , 219.
Groulart rappelle à l'exécution des ordonnances qui ont établi l'amende de fol appel , 220.
Résistance du Parlement de Normandie, aux édits fiscaux.
L'absolutisme sous Henri 111,
Les Parlements malmenés sous Henri 111 ,221.
Plaintes d'Etienne Pasquier , à ce sujet , 222.
Les partisans. Leur avidité insatiable, 224.
Deux offices de présidents an Parlement de Rouen , créés , puis supprimés , 225.
Ou veut taxer le Parlement, qui par\ient à l'cni pécher , '23G.
DES MATIERES
Édit dejiiillct 1 585, contre les religion nairos, fa voralilcnient accueilli par les Parlcmcnls, 228.
Comment cet édit fut reçu à Paris , 228.
Comment cet édit fut reçu à Toulouse , 229.
Le nouvel édit est accueilli dans Rouen avec joie, 230.
Nouveaux édits fiscaux. Résistance du Parlement, 230.
Scène très vive, à Paris, entre le chancelier Chéverny , et des députés du Parlement de Rouen , 232.
Remontrances du Parlement de Rouen à Henri 1)1 , contre des édits fiscaux. Paroles de Groulart. Triste situation de la province à cette époque.
Les gantiers , 238.
Le conseiller De Pinchemont meurt de frayeur , 242.
La Ligue devient puissante à Rouen , 243.
Pronostics signalés par De Thou, Etienne Pasquier et Groulart ,
Partisans qu'avaient les Guises en Normandie , 245.
Le duc de Guise avait des partisans dans le Parlement de Normandie , 247.
Les conseillers-clercs De Monchy et Péricard, agents des Guises,
Le duc d'Épernon devient gouverneur de Normandie ( 1588),
Étrange accueil ((u'ou lui fait à Rouen. Harangue hardie du chanoine Dadré , chaud ligueur, (3 mai 1588), 253.
Barricades de Paris , 25C.
Henri 111 , fugitif, songe à venir à Rouen. Négociations de De Thou , 257.
Ruzé de Reaulieu et d'Hémery de Villers sont ensuite envoyés en Normandie, par Henri III
Henri 111 , à Chartres , et à Vernon , révoque plusieurs édits fiscaux , 203.
Des députés de Rouen vont saluer Henri 111 à Vernon , 263.
Conférence , au palais , entre Cl. Groulart et Miron , premier médecin de Henri IH ( 13 juin 1588), 205.
Groulart peint à Henri III l'état déplorahlc où les édits fiscaux ont plongé le pays, 209.
Groulart se plaint des évocations, et en signale les ahus,
Alnis des évocations , en matière criminelle , 272.
Henri 111 donne, à Rouen , l'édit d'î/«jon (juillet 1588), 273.
Henri 111 signe l'édit A' Union , dans la cathédrale de Rouen ; il en jure l'ohservation ; le Parlement la jure immédiatement après lui ( 19 juillet 1588), 276.
Assassinat du duc et du cardinal de (iuise , à l'.iois. Indignation des hahitants de Rouen ,
Ci.fJ
•J Alîl.L
en cil recev;mt la noinclk' ,
On parvient d'abord à contenir
le peuple , 279.
Efforts des membres fidèles du
Parlement de Rouen , pour
maintenir la ville dans le
devoir , 280.
On vexe les rcligionnaires, pour flatter les catholiques intolér-ints , et les empêcher de se révolter (janvier 1589 ) , 281.
Groulart, vojant la sédition imminente , conseille à Le Veneur deCaroujïe de se retirer dans le château ; et, n'étant pas écouté , quitte la ville (3 et 4 février 1589), 283.
Journée des barricades à Rouen ( 4 février 1589), 285.
Les ligueurs s'emparent de la ville ( 9 février 1 589 ) , 288.
Prédications séditieuses dans
toutes les chaires de Rouen ,
pour exciter le peuple à ne
plus reconnaître Henri III ,
Massacre des religionnires dans
Rouen (9 février 1589), 289.
Le peuple est maître dans Rouen,
Formation d'un conseil de ville,
par les rebelles, 291.
Ca rouge se déclare pour la
Ligue, 292.
Carouge se démet de sa charge
de lieutenant de roi , 292.
Carouge est expulsé, 293.
le i)cnplc maifre à l'hrttel-de-
Tille, 294.
Efforts du Parlement pour apaiser la sédition, et faire rentrer les ha])itants de Rouen dans le ilr\oir , 290
Le Parlement se refuse , pendant trois semaines , h signer le fornnilnire de la Ligue, 298.
Des moines vont au palais , presser, en vain, le Parlement de signer ce formulaire,
Ce que c'était que ce formulaire de serment, 299.
Comment ce formulaire avait été signé au Parlement de Paris , 300.
Leduc de Mayenne vient à Rouen, pour contraindre le Parlement à souscrire au formulaire de la Ligue , et à en j urer l'observation. Il se rend exprès au palais , et assiste à cette scène de violence ( 28 février 1589) , 301.
Massacre de deux magistrats à Toulouse. Les ligueurs menacent d'un traitement semblable les membres du Parlement de Rouen , qui ne signeront pas le formulaire de l'Union , 302.
Détresse des magistrats menacé.s, violentés. Protestations généreuses de quelques-uns , 303.
Les membres du Parlement sont contraints de jurer , la main sur le livre des Evangiles , leur adhésion au formulaire qu'ils venaient de signer par force , 307 .
Le duc de Mayenne retourne au palai* ' 2 mar'; l.")K9i , 308.
Dr.s MATJi;r.i>
Le duc de ■Mayenne , étant à Rouen , assiste à une assemblée générale de lHôtel-dc- Ville. Enthousiasme qu'y excite sa présence (4 mars 1j89'.
Établissement à Rouen d'un conseil de l'Union pour la province , 310.
Le Parlement approuve , forcément, la formation du conseil provincial de l'Union, 311.
Leduc de Mayenne, malgré, sa résistance, est salué, par acclamation , gouverneur de Kormandie , 311.
Le duc de Mayenne institué , à Paris , lieutenant-général de l'Etat et couronne de France ( 4 mars l.ô89), 313.
Le Parlement de Rouen diffère long-temps d'enregistrer les pouvoirs du duc de Mayenne , comme lieutenant général du royaume. Les ligueurs , c7i armes, vont assiéger le palais , et contraignent le Parlement à enregistrer ces pouvoirs ( 12 mai 1589), 314.
Les sceaux du roi sont brisés.
On y efface l'effigie et le nom de Henri III , 317.
Après l'audience , plusieurs conseillers sont arrêtés , et traînés aux prisons, 318.
llln-ion des grandes promesse** faites naguère par la Ligue aux Parlements , 320.
1.0 Parlement demande , avec instance , la mise en liberté •de ses membres incarcérés .
«t n'p.^t point «k-nuté, .'{'^0.
Durs traitements qu'essuient les magistrats incarcérés , 322.
Le président à mortier Lejumel de Lisores, hostile à la Ligue, est banni par les ligueurs,
Le président à mortier Rretel de Grémonville parvient à s'enfuir , 325.
Le président à mortier Anzeray de Courvaudon s'enfuit , revètu de sa robe , 326.
Henri 111 révoque les Parlements établis aux villes rebelles , et les transfère dans des villes demeurées fidèles ( février 1589), 327.
Le Parlement de iVormandie est transféré de Rouen à Caen ,
Le Parlement de Aormaudie sous le joug de la Ligue , 328.
Tyrannie du Conseil de l'Union de Rouen. Les magistrats ligueurs en souffrent les premiers , 329.
Le Parlement de la Ligue fait des remontrances , et n'est pas écouté , 330.
Le Parlement ligueur juge et condamne les auteurs de diverses entreprises tentées pour rétablir dans Rouen l'autorité royale , 331.
Conspiration dite dit niaitre des Tmis-Sduciers ( juin I5S0 ) ,
I.f conseil de l'Union contraint tous les membres d^i Parle ment , demeurés à Rouen , à veiiir au Palais , prendie part
TABLE
au jugement des fauteurs de la conspiration royaliste du maître des Troi.s-Sfiiiciers,3:i3.
Pendant le juij;enunt , la populace, attroiii)i'<; dans la cour du palais , vocifère et menace les juges, trop lents à son gré , 334.
Magistrats malades de saisissement , pour avoir pris part à ce jugement , 33 j.
Henri III somme, en vain, la ville de Rouen de lui ouvrir ses portes , 336.
la nouvelle de la mort de Henri 111 arrive à Rouen. Transports qu'elle excite parmi les ligueurs , 33C.
Démonstrations religieuses, processions de pénitents , sermons , prodigués à Rouen , pour éblouir les catholiques et les gagner à la Ligue , 337.
ÎNouvellcs rigueurs contre les religionnaires, 339.
Vexations envers les catholiques qui ne pratiquaient point la religion , et contrevenaient aux prescriptions de l'église ,
Des magistrats du Parlement , devenus suspects, sont insultés ,342.
Démonstrations pieuses du Parlement ligueur. Ses visites à la chapelle de Sainte-Brigitc ,
Le cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen , reconnu roi par la Ligue (août l.")S9\ 3 i 'i .
Ce roi est recoiniu et iiroilanié à Rouen par le Parlement ligueur ( 14 déc. 1689), 345.
Le mar(juis d'Alègre , et ses gens , d'intelligence avec des habitants de Rouen , sV'uiparent du château , et tentent de se rendre maîtres de la ville (février 1.^90), 346.
Le Parlement condamne h mort plusieurs habitants de Rouen , com|)lices du marquis d'Alègre , 348.
Siège et prise du château de Blainville par les ligueurs ,
Despotisme du vicomte de Tavanes , commandant à Rouen ,
Tavanes fait casser une élection d'échevins , faite régulièrement , 351.
Despotisme du sergent-major Bigards de la Londe, 353.
Bigards de la Londe, en plein chapitre , minute et signe la pronjesse de faire corriger , PAR forci: «w autrement , un arrêt du Parlement ligueur, qui avait déplu aux chanoines , 355.
Le Parlement et ses membres souvent insultés par les ligueurs , 357.
Nouveau complot pour réduire la ville de Rouen sous l'autorité royale. Arrestations; supplices , 359.
\ illars contraint leduc de Mayenne à lui donner le gouvernement de Bouen , 301.
I)i:.S MAl'lKHKS.
Le conseil de l'Union , à Ronen , avait cessé d'exister. Particularités à cet égard , 362.
Tyrannie de Villars , 365.
Complot des royalistes \ our s'emparer de la Barbacane ,
IVouveau complot pour introduire l'armée royale dans Rouen, par la porte Cauchoise (janvier 1592), 3C6.
Arrêt d'intimidation, rendu par le Parlement , à la suggestion de Villars , pour teriiiier les partisans de Henri IV (C janvier 1592) , 307.
Des potences dressées dans toutes les rues de la ville , 3C7.
Le Parlement , par son arrêt , mettait tous les habitants de Rouen sous le joug de Villars ,
Siège de Rouen par Henri IV ( 1591-92) , 309.
Prédications enthousiastes du pénitencier Dadré , 37 1 .
Lettres nombreuses et très pressantes du Parlement au duc de Mayenne et au prince de Parme , pour les exciter à secourir la ville de Rouen assiégée par Henri IV, 371.
Détresse de Rouen pendant le siège , 373.
Émeute, dans !a cour du palais de Justice , excitée par les royalistes ( 16 avril 1592 ) , 376.
Conseillers au Parlement , gentilshommes, éclievins , injuriés , frappés , blessés , 377.
Le pi'ocureur général De la Porte harangue la multitude, du haut des degrés du palais ,
Levée du siège de Rouen ; retraite de l'armée royale , 381.
Deux conseillers , députés par le Parlement, vont saluer le duc de Mayenne au château d'Auzebosc , et le prince de Parme , au château de Louvetot (avril 1592) , 382.
Villars se fait pourvoir de la charge d'amiral de France. 11 vient au palais , prêter serment, en cette qualité (13 a:ùt 1592), 384.
Sisigiilière harangue du procureur général De la Porte, 384.
Le Parlement ligueur montre quelques velléités de résistance , 386.
L'abbé Péricard, conseiller-clerc, veut se faire recevoir président au Parlement , et n'y peut réussir , 388.
Brouilleries entre Villars et les autres chefs militaires de la province , 395.
Le Parlement ligueur , en procurant des secours à Fontaines-Martel et h Grillon , ennemis de Villars , encourt la haine de ce dernier, qui épie l'occasion de se venger , 397.
Villars vient au palais, et adresse des reproches au Parlement ,
Réponse digne du doyen Raîsent de Bapaume aux reproches de l'amiral, 402.
TAIU.I'
Mll.irs , n'pieii.iiit h\ j)aroIc , trahit sa haine »;t sa jalousie pour Foiitaines-.Martel, -ioi.
Aill.irs veut chasser de Rouen le conseillcr-cîerc Mi-.hel de Moruliy , 'lOi.
tfforts de Monciiy pour déterminer le Parlement à emhras fier sa cause , et à le protéger <;ontre Villars, 405.
laibicssedu Parlement ligueur, en cette rencontre; il tente une démarche timide, et qui n'a aucun succès, 4o7.
He>ri IV.
Henri lil révoque les Parlements et juridictions établis dans les villes rebelles; il les transfère dans d'autres villes (février 1589 j , 414.
Henri III , par des lettres patentes de février 1589 , transfère à Caen le Parlement de Normandie, 417,
Le Parlement , réfugié et transféré à Caen , entre en fonctions (20 juin li89. )— Dix magistrats seulement y siègent dans les premiers temps , 419.
Réflexion d'Etienne Pasquier , sur le petit nombre de magistrats fidèles de Paris , qui s'étaient réfugiés à Tours. 421.
Les avocats du roi J hoinas de \'erdun et Vauquelln de Méheudin se pr('scntcrrnt le 7 iuillet suivant , r'M.
Le Pailemcnl , a Caen , tint toujours ses séances dans des salles du couvent des Cordeliers , 422.
Un arrêt du Parlement séant à Caen, pul)lié à Pont-Audemer, enjoint à tous les officiers de justice et des finances, ayant, jusqu'à ce jour, exercé à Rouen et dans les autres villes de Normandie , d'aller à Caen rendre compte de leur conduite , et reprendre leurs fonctions , s'ils ne s'en sont point rendus indignes ( 1"^ juillet 1589), 422.
Interrogatoires qu'avaient à subir, sur leur conduite durant les troubles , les membres du Parlement qui .s'étaient rendus tard à Caen , 423.
Paroles remarquables du conseiller De Boislévèque , en venant à Caen exercer sa charge,
Tous les membres du Parlement devaient révéler ce qu'ils avaient appris sur la conduite du magistrat qui demandait à être admis à reprendre ses fonctions , 427.
Serment que devaient prêter les membres du Parlement, qui , après s être expliqués sur leur conduite pendant tes troubles»
étaient admis <à reprendre leurs fonctions , 427.
Inconvénients de ce mode de pni'gation ; révélation des secrets de la cliambre du ron-
DKS MATIERES.
On convient de procéder , ddsorniais , par la voix du scrutin secret , 429.
D'abord les deux tiers des voix avaient suffi ; plus tard , il fallut les quatre cinquièmes ,
Premières mesures que prend !e Parlement constitué à Cacn ,
On reçoit à Caen la nouvelle de la mort de Henri 111 ; effet que produit cette nouvelle , 431 .
Formation d'un conseil à Caen, pour veiller à la sûreté de la ville , 432.
Tous les membres de ce conseil jurent , sur l'Évangile , de venger la mort de Henri ill ,
Dans ces premiers» délibérations, il n'est fait aucune mention de la succession au trône,
Le Parlement séant à Caen reçoit des lettres de Henri IV ,
Le Parlement diffère de répoudre au roi , 436.
Nouvelles dépêches de Henri IV, adressées au Parlement , 436.
Arrêt ( conditionnel ) par lequel le Parlement séant à Caen , reconnaît Henri IV comme roi de France, 438.
Révolution dans les esprits , à lavénement de Henri IV, 439.
Cliangenient dans les dispositions des habitants de Caen ,
Pélet de la Vérune , gouverneur de Caen, est à la veille d'adhérer à la Ligue (août 1589),
Symptôme de sédition, dans ia ville de Caen, à l'occasion du dessein que montre La Vérune, de placer un corps-de-garde sur le pont de Saint-Pierre ,
Inquiétudes du Parlement ; pourparlers entre ses députés et La Vérune , 443.
Étranges propos qu'un capitaine ligueur , aflidé de La Vérune , ose tenir aux députés du Parlement , en présence de ce gouverneur , 445.
Perplexitédu Parlement. La plupart des membres de cette compagnie, ne se croyant point en sûreté , quittent la ville. Neuf magistrats seulement demeurent à leur poste ,
Des lettres patenfes autorisent le Parlement séant à Caen à rendre des arrêts, au nombre de sept juiies , au îieu de dix,
Scènes tumultueuses à Caen ; mêlées entre la garnison du château et les bourgeois ; plusieurs des combattants périssent. Ce mouvement populaire est apaisé par le pi-e.
mier président Groulart ( 12 octobre 1589), 448.
Le premier président Groulart dissuade le gouverneur La Vérune des suggestions de la L'gue , et l'attache à la cause
TARLl-l
(le Hi'iiii IV ( oct(il)rc lâS'J. ) 44'J.
Le ParJemeiit séant à Cacn , exhorte Henri IV à faire profession de la religion catholique. Peu de succès de cc:te démarche ,451.
Groulart détermine La Vérune à rendre à Henri IV un signalé service , 4'i2.
Groulart va visiter , au camp de Falaise , Henri IV , qui l'avait voulu voir; accueil ([ue lui fait le monarque , 453.
On fait des ouvertures à Groulart , relativement h l'office de chancelier de France ; il refuse , ne voulant point conniver aux abus qu'il lui faudrait tolérer dans cette charge , 4j4.
Les membres du Parlement qui avaient quitté Caen eu août 1,")S9, reviennent peu à peu; d'autres s'y rendent aussi.
Épreuves difficiles qu'il leur fallait subir pour être admis à reprendre leurs fonctions ,
Aventures du conseiller Jean de Pipray , sieur de la Villais ,
On découvre que quelques membres du Parlement ont tergiversé dans leur conduite ,
Tous les membres de cette compagnie , sans exception , subissent de nouvelles et plus rigoureuses épreuves, 40().
Le Parlement re|)ousse plusieurs de ses membres qui ont, par des actes, semblé reconnaître la Ligue , 403.
Dangers qu'avaient courus les membres fidèles du Parlement; sacrifices auxquels ils s'étaient résignés , 405.
Infortunes du conseiller Cusquet de Caumont , 400.
C.ombien l'unanimité de sentiments était nécessaire dans le Parlement. Dangers que courait Caen , et, avec cette ville , la Normandie tout entière ,
Activité du Parlement à déjouer les entreprises sur Caen et sur Ici autres villes demeurées fidèles , 409.
Intriguesdes ligueurs dans Caen,
Des moines , émissaires de la Ligue, viennent, sans cesse , à Caen , cabaler avec les ennemis du roi , 474.
Scènes au couvent des capucins, entre les moines et deux conseillers qu'y avait envoyés le Parlement , 470.
Sermons séditieux , prêches , chaque jour , dans les églises de Caen , et ailleurs , 470.
IMesures prises en vain par le Parlement séant à Caen , pour prévenir les prédications séditieuses, 481.
Le gardien des Cordeliers de Kernay dit, en chaire, qu'il
DES MATIERES
faut tuer le roi de Navarre ,
Hoiilley ( jacobin ) , prêchant à Caen , fait l'apologie de l'assassinat de Henri III , 483.
Les prêtres ligueurs de Caen , vont , processionncllement, de l'église de Saint-Pierre au château , se plaindre à La Vérone, des prétendues persécutions du Parlement , 483.
Insolences du cordelicr Bh)uyn ,
Semonce que lui aihesse le pi*eniier président Groulart , 48j.
Blouyn prie le Parlement de lui prescrire la forme dans laquelle il devra prêcher. — Képonscque lui fait Groulart , 48G.
Prédications séditieuses du curé de Saint-Jean , 488.
Discours séditieux du curé de Saint-Pierre , 4Sy.
Sévère réprimande adressée par Groulart au curé de Saint- Jean , 490.
Moyen imaginé par le Parlement pour contenir les prédicateurs , 493.
Insolenc s débitées, en chaire, par un cordelicr, dans l'église de Saint-Pierre , en présence du premier président Groulart , après l'abjuration de Henri IV, 493.
Prédications séditieusesàEvreux, à Baveux , à Coutances, 49j.
Le Parlement voulait qu'on jugeât promptement, et sans appela ces prédicateurs séditieux , 496.
Arrêts fréquents et énergiques du Parlement, pour contraindre les gentilshommes normands à s'armer et aller rejoindre l'armée royale , 497.
Une expédition du marquis de Canisy, dans l'Avranchin , manque , par la faute des gentilshommes du pays, 501.
Le Parlement met la main à la i'evge , pour contraindre les gentilshommes casaniers à s'armer , 502.
Mesures contre les gentilshommes qui donnent asile aux ligueurs séditieux , 504.
Le Parlement fait raser le château de Neuilly-rÉvèiiue, réceptacle de ligueurs , 500.
Efforts du Parlement \o\\v empêcher qu'on ne |)ortât des vivres aux villes liguées, 507.
Le Parlement s'occupe activement de faire saisir les revenus des ligueurs , et vendre leurs biens. Chambre du domaine créée , dans la compagnie, à cet effet , 509.
Commissaires du Parlement , envoyés dans la province , à cet effet , et avec des instructions relatives tant à cet oljjet qu'à d'autres plus importants encore, 510.
Dangers auxquels étaient exposés ces commissaires, 511.
T.VBLli
I.e l'arloniont (Iriii.indi' (lu'iine force .irmoe soit mise à sa disposition , pour assurer Tcxécutioii de ses arrêts, .M2.
Les auteurs des l)arricades de Rouen , exclus par le Parlement du bénéfice d'une amnistie accordée par Henri IV aux lii^ueurs (jui rentreraient dans le devoir , 513.
Échange de prisonniers ligueurs contre des prisonniers royalistes. I.e Parlement)' préside,
Rigueurs du Parlement de Caen contre les ligueurs , 515.
Un carn)e ligueur ayant assassiné de sa main , de sang froid , cinquante ou soixante royalistes , 51 9.
Supplice de quelques-uns des complices de l'assassinat de Du Hallot Montmorency , commis pardes agents du marquis d'Alègre , 51'.).
Conspirations dans diverses villes de Normandie. Procédures du Parlement contre les coupables, 520.
Les ligueurs s'emparent de la ville et du château de i\eut'chàtel-en Bray , par la trahisonde Pallescuil , gouverneur.
Complot , à Cherbourg , pour livrer cette ville aux ligueurs,
Jour d'Exmes livrée aux ligueurs. Pont-.\udemcr , livré par Vieuxpont d'Ilacqueviilc ,
qui y commandait psiur !(; i oi (nuit du vendredi 3 juillet 1592), 521.
Conspiration sur la \ille de Lisieux , découverte. Condamnation des coupables , 522.
Claude de Sainctcs , éxêque d'Évrcux, ligueur, auteurd'écrits séditieux , arrêté à Louviers, mené à Caen , 523.
Le dominicain Bernard! , nommé par le Parlement royaliste , pour prêcher le carèine dans la cathédrale d'Évreux , est excommunié par Claude de Sainctes , contraint parl'official , coràm populo , de descendre de la chaire , et ne prêche la slation que parce que le Parlement séïnt A Caen, s'en mêle , et envoie à Évreux des commissaires , 524
Dès septembre I5S9 , le Parlement ligueur séant à Rouen , avait , dans uu arrêt publié en tous lieux, qualifié de /ir/rjures les magistrats réfugiés à Caen , déclaré leurs arrêts nuls, et défendu à tous d'obéir à ce faux Parlement , 525.
Curieux arrêt qu'avait rendu le Parlement ligueur en faveur de Claude de Sainctes , et contre le dominicain Bernardi ,
Prise de Louviers par Henri IV; Claude de Sainctes est arrêté dans cette ville, où il s'était réfugié. Fontaines-Martel est aussi fait prisonnier , 529.
DES MATIERES
Efforts du Parlement ligueur pour tirer de peine Claude de Saiuctes ; ce prélat est conduit à Caen, mis en jugement , et condamné , 530.
Claude de Sainctes, coutiné dans le château de Crévccœur , y meurt peu de temps après son jugement , 531.
Le Parlement séant à Caen , fait lacérer et brûler, par l'exécuteur des hautes-œuvres , une bulle du pape Grégoire XIV, portant excommunication contre Henri IV et ses adhérents .
Réquisitoire notable de l'avocat du roi Thomas de Verdun ,
A Rouen , le chapitre reçoit la bulle avec transport , 536.
Le Parlement ligueur séant à Rouen , indigné des outrages auxquels, dans Caen , la bulle a été en butte, fait, en représailles , lacérer et brûler la déclaration royale du 3 juillet 1591 , et l'arrêt rendu à Caen , le 1 3 août suivant ( 13 octobre 1501 ) , 537.
Le procureur général De la Porte de INIontagny s'efforce en vain de faire ajourner l'affaire de la bulle , 538.
Arrêt que rendit le Parlement ligueur dans cette conjoncture , 542.
Nouvelle députation envoyée à Henri IV, par le Parlement royaliste , pour l'exhorter à embrasser la religion catholique, 5i5.
Témoignages de piété donnés à Caen , par les membres du Parlement réfugiés , 545.
Conduite du Parlement séant à Caen , à l'égard des religionnaires , 548.
Arrêts du parlement séant à Caen , pour contraindre les religionnaires de tendre devant leurs maisons , lors des processions de la Fête-Dieu ,
Le clergé de Caen dresse des listes des religionnaires qui n'ont pas tendu; le Parlement défend aux officiers du Bailliage d'y avoir égard , 551.
Plaintes des religionnaires au roi, contre le Parlement séant à Caen , 552.
Réponse du Parlement à ces plaintes , 553.
Déclaration de Mantes, qui révoque les édits de 1585 et 1588 , et remet en vigueur l'édit de 1577 , favorable aux religionnaires (juillet 1591),
Embarras du Parlement séant à Caen, en présence de cette déclaration , 554.
Arrêt du Parlement séant à Caen , contre les édits de 1585 et de juillet 1588 , 555.
Arrêt notable du Parlement ligueur séant à Rouen , 556.
Plusieurs conseillers du Parlement de Normandie assistent à des batailles, à des sièges , prennent part à des expéditions militaires , 557.
Cy'l9.
«laiiclc Groulait au camp do l)ariu''tal-l('/-RoiJcn , ;":00.
Claude Gmulart refuse d'acheter rofCicc de cliancelier de France, 50 1.
Klat de gène où se trouvaient à Caen les membres du Parlement , 5G3.
Peu de conseillers avaient des robes rouîmes pour les cérémonies publiques, 5C4.
Le Parlement de Normandie séant à Caen , supplie Henri IV de lui donner les moyens de se procurer des rol)es d'écarlate , Û07.
Pertes qu'avaient essuyées les magistrats fidèles , qui s'étaient expatriés pour venir siéger à Caen , oOS.
Pillage ( à Rouen ) de la maison de Claude Groulart , premier président , 672.
Comment fut sauvé de la destruction le eliâteau de Saint- Aubin-le-Cauf , appartenant à Claude Groulart , 572.
Indigne conduite des magistrats ligueurs à Pégaid des magistrats royalistes , 573.
Des dépositaires infidèles s'approprient ou livrent à la Ligue les objets de prix que leur ont confiés les magistrats royalistes en s'enfiiyant de Pioucn , 574.
Sacrifices du ParlementdeCaen,
Coni])ie.ii ('•fait |)ro(V)nd , cliex
ces magistrats, le senfinuMit du devoir, 577.
Ce que pensait Groulart du docte président Barnabe lirisson , «jui s'était laissé leurrer par la Ligue, dont il fut à la fin victime, 577.
Cette opinion de Groulart, consignée, de sa main , en latin, sur les gardes d'un ouvrage de Barnabe Brisson {De Bei^io Prrsarum Principe/ fit ). Cet exemplaire existe encore, avec la précieuse annotation de Tiroulart, 578.
Le Parlement royaliste se maintient digue, et fait respecter, en toutes rencontres , sini indépendance , ses droits et ses prérogatives , 580.
Des hommes de guerre s'étant logés dans la maison du président Anzeray de Courvaudon , et le duc de Wontpensier ne les en faisant point sortir , le Parlement , après plusieurs messages sans succès , cesse de rendre la justice, et ne revient siéger qu'après qu'on a fait droit sur ses réclamations , 581.
Résistance du Parlement aux entreprises de La Véruue, 582.
Le Parlement fait respecter son indépendance par le duc de Montpcnsier, gouverneur de la province , 583,
Résistance au chancelier Iluranit de Chéverny , 58'i.
Démêlés entre le Parlement séant
DES MATtEKES.
fi'lo
à Caen , et la (;haml)rc des comptes de Rouen , qui s'y était également réfugiée, :)8.).
Difficulté que rencontrait le Parlement dans l'accomplissement de ses devoirs , 587.
Sédition à Caen , lors de l'exécution de Borel de Boutemont, condamné à avoir la tète tranchée , 587.
Ce que faisaient ces brouillons de la Ligue , après que les chefs militaires les avaient arrachés aux juges , 589.
Massacre au Mont-Saint-Michel , 30 septembre 1591 , 590.
Remontrances que des députés du Parlement allèrent faire à Henri IV , au camp de Vernon , 590.
Démêlés avec la Chambre des comptes de Rouen , réfugiée à Caen , 591.
Ce que pensaient de ces querelles , Henri IV et Etienne Pasquier , 595.
Abjuration de Henri IV. TeDeiim à Caen , auquel tout le Parlement parait , pour la première fuis , en robes rouges ,
Lors de ce Te Dennt , à la lin i\\\ psaume Exaudiat , la multitude réunie dans l'église de Saint-Pierre et sur la place; , fait tout retentir des cris de :
Vue le Roi! 598.
1 rèvc entre le roi et le duc de Mayenne. Clause noiable de l'arrêt par lequel le Parlement
séant à Caen , en ordonne l'enregistrement , 599.
État déplorable de la Normandie , GOO.
Création d'un prévôt général en Normandie , 602.
Les ligueurs, souffrant aussi des troubles, à la fin se dégoûtent , 607.
Négociations avec \illars , 611.
Long-temps après qu'ont commencé ces pourparlers et négociations, le Parlement ligueur de Rouen condamne à mort et fait exécuter un royaliste , 611.
Villars exige impérieusement la dignité d'amiral de France , qu'on Ole à Biron , pour la lui donner , 613
Cent vingt mille écus d'indemnité sont promis à Biron.
Engagements écrits que contracte le Parlement séant à Caen , pour assurer le paiement de cette somme, 613.
Villars se soumet au roi; le Parlement ligueur de Rouen se soumet aussi , 616.
Les membres du Parlement réfugiés à Caen , sont rappelés à Rouen , par des lettres patentes , 617.
Une clause des lettres patentes ordonne que les magistrats , naguère réfugiés à Caen , siégeront à Rouen , avec ceux qui sont demeurés dans cette dernière ville , 617.
Sentiments généreux d'Etienne
TA I! 1,1' i)i:s .MATii;p.i:s.
ra.s(|uic'r à Iri^ard des magistiats de la eliaiiibre des comptes de Paris , qui ne s'cîtaient point rendus proniptement à Tours , 018.
Le conseiller de Boislévêque exprime à Caen , en plein Parlement, des senlimenis non moins généreux que ceux d'Etienne Pasquier , 020.
J{e/eii(ifiii de l'arrêt , par lc(|uel les mac;istrats lidèles de Caen enregistrent la clause qui a ord(mné la fusion des deux tractions du l'arleniont de i\<u'mandie , Ci?.!.
A la demande des mai,nstrats de Caen , le roi ordonne <|ue le Parlement de Normandie ne tiendra sa séance d'ouverture ( de la Quasiinodo ) qu'après leur retour h Rouen , 622.
Les membres du Parlement réfui;iés à Caen , se disposent au départ; ils conviennent de rentrer tous ensemble dans Rouen , G23.
Efforts qu'avaient faits les échevins et officiers de Caen , pour que le Parlement de Normandie fût établi dans leur >ille ,
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