‹ Histoire du Parlement de ParisChapitre 14 sur 217 · CHAPITRE III. 0.q · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 0.q

commissions étaient passagères comme toutes les autres. Ce parloir du comte de Poitiers, comte et pair de Toulouse, est appelé aussi chambre des comptes. Le prince de Toulouse, quand il était à Paris , fesait examiner ses finances à Toulouse. Or, quel rapport peut-il se trouver entre quelques officiers d'un comte de Toulouse, et les anciens parlemens francs? Ce ne fut que sous Charles VII que le parlement de Toulouse reçut sa perfection.

Enfin les grands jours de Troyes , établis aussi par Philippe-le-Bel , ayant une juridiction aussi pleine et aussi entière que le parlement de Paris , achèvent de prouver démonstrativement que c'est une équivoque puérile, une logomachie, un vrai jeu de mots , de prendre une cour de justice appelée parlement, pour les anciens parlemens de la nation française.

Nous avons encore l'ordonnance de Philippele-Long au sujet des requêtes du palais, de la chambre de parlement, et de celle des comptes du trésor ; en voici la traduction , telle quelle se trouve dans Pasquier :

« Philippe, par la grâce de Dieu, roi de France cr et de Navarre, fesons savoir à tous que nous a avons fait extraire de nos ordonnances , faites «par notre grand conseil, les articles ci -après « écrits , etc. » Or quel était ce grand conseil qui donnait ainsi des lois au parlement, et qui réglait

3o HISTOIRE DU PARLEMENT DE PARIS.

ainsi sa police ? C'étaient alors les pairs du royaume , c étaient les grands officiers que le roi assemblait : il avait son grand conseil et son petit conseil ; la chambre du parlement obéissait à leurs ordres : donc elle ne pouvait certainement être regardée comme les anciennes assemblées du champ de mai , puisqu'elle obéissait à des lois émanées d'un conseil, qui lui-même n'était pas l'ancien, le vrai parlement de la nation.

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