‹ Histoire du Parlement de ParisChapitre 17 sur 217 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

et citèrent au jugement de Dieu le roi et le pape. Le parlement n'eut aucune part à ce procès extraordinaire , témoignage éternel de la férocité où les nations chrétiennes furent plongées jusqu'à nos jours. ( i3i2) Mais lorsque Clément V, dans le concile général de Vienne, abolit l'ordre des templiers, de sa seule autorité, et malgré la réclamation du concile entier, dans lequel il n'y eut que quatre évêques de son avis; lorsqu'il fallut disposer des biens- fonds des chevaliers; lorsque le pape eut donné ces biens aux hospitaliers de Saint -Jean de Jérusalem, le roi ayant accédé à cette donation, le parlement mit en possession les hospitaliers, par un arrêt rendu 'en i3i2, le jour de l'octave de Saint-Martin, arrêt dans lequel il n'est parlé que de l'ordre du roi, et point du tout de celui du pape : il ne participa ni à l'iniquité des supplices, ni à l'activité des procédures sacerdotales; il ne se mêla que de la translation des biens d'un ordre à un autre; et on voit que dès ce temps, il soutint la dignité du trône contre l'autorité pontificale; maxime dans laquelle il a toujours persisté sans aucune interruption.

34 IIISTOir.E DU PARLEMENT DE PARIS.

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