‹ Histoire du Parlement de ParisChapitre 3 sur 217 · AVANT-PROPOS DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DE L'AUTEUR

Il n'appartient qu'à la liberté de connaître la vérité et de la dire. Quiconque est gêné, ou par ce qu'il doit à ses maîtres, ou par ce qu'il doit à son corps, est forcé au silence; s'il est fasciné par l'esprit de parti , il ne devient que l'organe des erreurs.

Ceux qui veulent s'instruire de bonne foi sur quelque matière que ce puisse être doivent écarter tous préjugés autant que le peut la faiblesse humaine. Ils doivent penser qu'aucun corps.,.aucuii gouvernement , aucun institut n'est aujourd'hui ca.qu'il a été, qu'il changera comme il a changé^ et que l'immutabilité n'appartient point aux hommes. L'Empire est aujourd'hui aussi différent de celui de Charlemagne que de celui d'Auguste. L'Angleterre ne ressemble pas plus à ce qu'elle était du temps de Guillaume -le -Conquérant, que la France ne ressemble à la France du temps de Hugues Capet; et les usages, les droits, la constitution, sous Hugues Capet, n'ont rien des temps de Clovis: ainsi tout change d'un bout de la terre

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