CHAPITRE XXIV
Mort du président Bertrandi. — Le président Dufaur de Saint-Jory. — La Ligue aux États de Lavaur. — Les sermonnaires. — Le cordelier Maurel. — Le cordelier Maurel et le Parlement. — Le cordelier Maurel au Capitole. — Arrêt contre la Basoche. — Retour de Paris des députés du Parlement. — La légende du saut périlleux. — Négociations du Parlement avec les envoyés du roi. — Intrigues de Joyeuse.
— Conférences. — Arrêts qui détruisent la Ligue. — Colère de Joyeuse.
— Désordres à Toulouse. — Rentrée de Joyeuse à Toulouse. -- Il n'ose s'emparer du Capitole. — Joyeuse et le cordelier Maurel au Palais. — Menaces de faire sauter le Palais. — Réponse des parlementaires. — Départ du Parlement pour Castelsarrasin.
Le Parlement, redoutant de nouvelles révoltes, tentait d'apaiser Joyeuse et de contenir les ligueurs. Epuisé par tant d'agitations et d'inquiétudes, le président Bertrandi mourut le i*** novembre 1694 à l'âge de soixante-sept ans, après avoir tenu la place de premier président vacante depuis la mort de Duranti.Il laissa sa charge à son gendre, l'avocat général Pierre de Caumels. Lafaille a parlé de Bertrandi comme d'un homme aspirant au repos et cherchant à s'éloigner des discordes publiques. Lafaille n'a pas assez rendu justice à cet esprit sage, patient et doux, jaloux de l'honneur du Parlement et de la tranquillité -de la province, qui sacrifia sa vie au rude travail de l'apaisement des partis, au travers des ébranlements de son temps. Il venait d'une forte souche toulousaine,