WBAP. IV. — LE MAÎTRE DES REQUÊTES ADAM FUMÉE
fonds sans encourir ni peine, ni reproche, puisque ces choses intéressaient l'autorité royale. Six jours après, le maître des requêtes remit à la Cour des lettres du roi blâmant le Parlement et annonça qu'il était chargé de rechercher comment le Parlement avait, dans ses délibérations, émis l'avis de renvoyer au souverain les clefs du palais, de suspendre le cours de la justice à Toulouse, et d'engager les États du Languedoc à refuser les deniers nécessaires aux besoins du royaume. Le premier président lui répondit qu'il ne lui serait permis de procéder à cette information que lorsqu'il montrerait les ordres écrits de la main du roi. Le maître des requêtes répliqua qu'on pouvait bien l'en croire sur parole. Là, finissent les notes du registre de la Cour. On doit penser que l'affaire s'assoupit et que la colère du roi s'éteignit, le jour où l'avocat général Robin comparut devant le grand Conseil d'où il ne tarda pas à être renvoyé sans réprimande. Le roi et le grand Conseil se contentèrent de cette soumission.