‹ Histoire du Parlement de ToulouseChapitre 161 sur 182 · CIIAP. XXVII. — FIN DE LA BASOCHE · texte numérisé non relu

CIIAP. XXVII. — FIN DE LA BASOCHE

de mort de la Basoche. Elle essaya pourtant de se venger de l'arrêt Baour, en imaginant une mascarade, où elle parut, un jour de mardi-gras, affublée de robes d'avocats et de procureurs, montée sur les ânes du moulin du Basacle, encapuchonnés de mantelets connus sous le nom de parlements. La police et le guet en firent justice et mirent en prison cettetroupe de clercs. A partir de ce moment, on n'entend plus les éclats de leur gaieté gauloise. On dirait qu'un nuage a couvert de son ombre cette Basoche amoureuse de bruit, de rire, de lumière et de jeunesse. Avant d'être rayée du livre de vie par la Révolution, elle s'effaça silencieusement et tristement, pareille à ces eaux bruyantes qui s'écoulent et se dispersent dans les plaines, avant de se perdre dans la mer.

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