‹ Histoire du Parlement de ToulouseChapitre 35 sur 182 · CHAP. V. — ATTITUDE DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

CHAP. V. — ATTITUDE DE RICHELIEU

la première fois peut-être, on vit la noblesse d'épée empressée à reconnaître les prérogatives de la noblesse de robe : elle supplia le roi de nommer, dans ses Cours de justice, un certain nombre de gentilshommes, sans gages et seulement à vie, et afin de ne pas encourir le reproche d'une alliance de l'ignorance des lois avec le métier des armes, elle s'engageait à ne laisser entrer aux Parlements que des gentilshommes dignes de ces hautes fonctions, au jugement du chancelier ou du garde des sceaux. La noblesse s'efforçait de revenir ain^i aux créations des chevaliers d'honneur et de leur donner une vie nouvelle dans les Parlements du royaume. Elle allait d'ailleurs s'allier, bien des fois, aux familles parlementaires, et mêler le sang de ses veines à leurs glorieuses traditions d'indépendance, de science, de vie austère et de vaillant amour de la justice et de leur pays.

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