CHAP. XIV. — MORT DE LOUIS XIV
ce buvetier ayant abusé de son emploi, le Parlement décida d'en prendre un autre à son gré, sans obtenir les provisions royales.
Ces années de la fin du règne sont tristes et assombries comme la vieillesse du roi. On érige sa statue à Montpellier, en souvenir de la révocation de l'édit de Nantes, mais aucun des parlementaires ne se joint au cortège des fctes. Le premier président de Morant n'attend pas Theure de la mort pour descendre de son siège. Esprit indolent, plus enclin aux choses littéraires qu'à la science du droit, accablé d'infirmités douloureuses, il résigna ses fonctions en Tannée 1710. Ni le Parlement, ni le roi ne purent vaincre sa résolution. Le jour où il comprit que son intelligence et son corps s'affaissaient sous les années et les souffrances, il se condamna à la retraite. Sa charge passa aux mains de François de Bertier, premier président du Parlement de Pau, ancien avocat général au Parlement de Toulouse, de la famille du premier président Jean de Bertier.
Le premier septembre 1716, le grand roi cessa de vivre et de régner.