l.'IM DÉPENDANCE DE L'AMÉRIQUE
u nobles gentilshommes - furent représentés par de vieux intrigants, tels que Newcastle, le mépris public devint plus violent que jamais, et l'on se détourna avec dégoût des intrigues et de la corruption du parti whig, vers le jeune roi, qui prétendait jouer le rôle du « Roi patriote " inventé par Bolingbix>kfi^y>
Retraite de Pitt. — Si Pitt et \ewcastle étaient restés unis, soutenus comme ils l'étaient, le premier par les classes commerçantes et l'opinion publique, l'autre par toute l'organisation parlementaire, George ' aurait lutté en vain ; mais le désaccord s'était mis dans le ministère. Les whigs, fidèles aux idées de Walpole, regrettaient la paix, s'effrayaient des dépenses énormes qu'on avait faites, et se révoltaient en silence contre les entreprises et la suprématie du grand commoner. Ce fut malgré eux que Pitt rejeta les propositions de paix de la France, qui laissait à l'Angleterre toutes ses conquêtes, à la seule condition qu'elle rompit avec la Prusse. L'appui constant de Pitt avait permis à Frédéric de continuer la guerre, bien qu'il s'épuisât dans cette lutte inégale. Sa campagne de 1760 fut un des plus grands efforts de son génie. Repoussé devant Dresde, il réussit à reprendre la Silésie par sa victoire de Liegnitz et par celle de Torgau ; à repousser Daun , tandis que Ferdinand de Brunsuick se maintenait, comme il l'avait déjà fait, le long du Weser. Mais les victoires mêmes affaiblissaient Frédéric. L'argent et les hommes lui faisaient également défaut. Il lui était impossible de frapper de nouveau un grand coup, et le cercle de ses ennemis se resserrait autour de lui. Son dernier espoir était l'aide fidèle de Pitt, et malgré les succès de sa politique, Pitt était à la veille de sa chute. JL/envie et le ressentiment que sa suprématie avouée iiigjjirait à ses collègues trouvèrent un auxiliaire dans le jeune Roi. Le comte de Rute, un pur courtisan, qui avait le caractère et les capacités d'un huissier du palais, fut imposé au premier ministre. Comme il n'était que le porte-parole de son maître, un parti de la paix se forma aussitôt, mais Pitt ne faisait pas mine de se retirer. Au contraire, il proposa en 1761 d'étendre encore le théâtre de la guerre. Un nouieau pacte de famille avait été secrètement signé par les deux maisons de Bourbon, celle d'Espagne et celle de France. Pitt voulait prévenir le coup, en
, s'emparant de la flotte qui rapportait les trésors des Indes à Cadix, en
]/ occupant l'isthme de Panama et en attaquant les possessions espagnoles
..V^f'ans le nouveau monde. Ses collègues reculèrent devant ce plan si vaste
.^r et siJiajdi,eiXevvcastle, excité par le Roi et soutenu par les whigs, s'jr
y/ opposa foi-mellement. Ce fut en vain que Pitt essaya de lutter. Il menaça
^ de donner sa démission, se déclara personnellement responsable vis-à-vis
du peuple. Tout fut inutUe^sa démission au mois d'octobre changea la face des affaires. ~ ~ ^