Jér., ch. II, 25; I Rois, xviii
[0-25 av. J.-C.J LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 177
a Toreille dure! y> On insistait avec esprit sur certains détails de la fabrication des idoles.
Leurs dieux sont faits de bois coupé dans la forêt ^ ; le sculpteur les a taillés avec son couteau; puis on les a décorés d'or et d'argent; puis on les fixe avec des clous et des marteaux, de manière à ce qu'ils ne bougent pas. Ils sont comme l'épouvantail d'un champ de concombres; ils ne parlent pas; on est obligé de les porter; car ils ne peuvent faire un pas. N'en craignez rien; car ils ne font pas de mai; faire du bien n'est pas davantage en leur pouvoir...
Doctrine insensée ! C'est du bois, de l'argent plané, apporté de Tharsis, de l'or d'Ouphaz ; c'est l'œuvre du sculpteur et des mains de l'orfèvre; on les affuble de pourpre et d'écarlate; tout est le fait des artistes... J/orfèvre même a honte de son idole. Il voit bien que sa statuette de fonte est un mensonge. Nul souffle de vie en tous ces faux dieux; ce sont des néants, des œuvres d'illusion; le jour où on les examine, ils disparaissent.
Un certain Habacuc% qui paraît avoir été une des colonnes du parti dévot, avait contre les sculpteurs les sévérités d'un musulman austère.
Triste métier de dire au bois : « Réveille-toi! » à la pierre immobile : « Lève-toi ! » Mais voyez-donc! C'est du plaqué. Cela n'a pas un souffle dans le corps ^.