‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 126 sur 348 · Cet usage paraît postérieur à la captivité · texte numérisé non relu

Cet usage paraît postérieur à la captivité

[622 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDASEUL. 199

de Juda^ Ces manifestations publiques étaient des occasions de grande exaltation et de mouvements fanatiques, sur lesquels l'autorité devait exercer une surveillance souvent inefficace.

Le temple, en effet, comme les grandes mosquées musulmanes, était essentiellement un lieu de publicité et de fermentation. Cette population de prêtres inférieurs et de provinciaux, qui se pressaient à Jérusalem pour les fêtes, faisait autour de Tédifice sacré une foule de parasites, vivant tant bien que mal des sacrifices, et s'attribuant tous les privilèges des fjérim^\ Le temple commença ainsi à devenir un centre puissant d'action religieuse, ce qu'il n'avait guère été jusque-là. On regarda comme une heureuse vie celle qu'on y menait; on vanta le bonheur d'y demeurer et de participer à son abondance ^ Le pèlerinage, avec ses cantiques*, devint quelque chose d'enchanteur. Ces panégyres en famille, d'où le pauvre lévite et l'étranger n'étaient pas exclus, cette innocente bonne chère de pèlerinage et de pardoîi, rappelaient l'idéal patriarcal, dans ce qu'il avait d'idyllique et de pastoral. Toute

1. Jér., XXXVI, 9. Cf. Joël, i, 14; il, 15; I Rois, xxi, 9, 12.

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