II Rois, XXIII, 19-20. Cf. I Rois, xiii
3. Ewald, Gesch des V. /., III, p. 690. Voy. ci-après, p. 260.
4. Jér., III, 12 et suiv. ; xxxi, 1 et suiv. Notez surtout Jér., XLI, 5.
[62-2 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 205
salem pour capitale. Il est heureux que cette perspective ne se soit pas réalisée. C'est le programme qu'accomplirent les Asmonéens, cinq cents ans plus tard, et, si Israël n'avait d'autre titre de gloire que l'existence de ce petit état, sa place serait mince dans le monde. L'idéal des prophètes de l'ancienne école, essentiellement humanitaire et cosmopolite, était le vrai. Nous avons vu que Jérémie y restait à moitié étranger. Le mouvement auquel présida Josias, relatif surtout au culte et à la liturgie, eût tout à fait écarté Israël de sa vraie vocation, si Nabuchodonosor ne fût venu, comme, à une autre époque, Titus, rendre absolument prépondérante la direction des grands idéalistes. Deux fois, ce fut le sort d'Israël de devoir son salut justement à ce qui perd les autres et d'être ramené, par l'anéantissement des petites espérances mondaines, à ses grands devoirs envers l'humanité.