Voir t. II, p. 397 et suiv
[622 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 207
au Sinaï. Les deux petites législations religieuses étaient réunies et se complétaient l'une l'autre dans le texte combiné que nous croyons avoir été fait sous le règne d'Ézéchias. Le temple vit aussi se former, probablement du temps d'Ézéchias, des espèces de décrétâtes attribuées dès lors à Moïse ^ et relatives à certains points spéciaux, par exemple les règlements concernant les lépreux, la liste des animaux impurs. Il y avait, en outre, des poèmes moraux, des Psaumes, ayant la prétention de renfermer en quelques articles l'enseignement moral de lahvé.
Tout cela constituait un ensemble suffisant pour justifier des phrases comme celles-ci : « observer la loi de lahvé... conformément à la loi, c'est-à-dire aux préceptes de lahvé. )) Il n'y avait pas, cependant un livre qui pût précisément s'appeler la Tliora. Il faut se souvenir, d'ailleurs, que la vieille Histoire sainte avait une publicité très restreinte, qu'il n'en existait peut-être qu'un seul exemplaire, que le livre à cette époque était comme la stèle de pierre, une chose sans seconde. Nous l'avons déjà dit : on ne savait pas ce que c'était que recopier. Quand on devait recopier un livre, on faisait un autre livre, en ajoutant, en retranchant, en combinant.