III
210 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [62-2 av. J.-C]
et Akborfils de Mikaïah, un officier royal nommé Asaïah, enfin la prophétesse Hulda, femme du maître de la garde robe, Sallum fils de Tiqva fils de Harhas.
Un jour donc, en la dix-huitième année du règne de Josias (622 avant J.-C.)^ le roi ayant vingt-cinq ans, le sofer Safan fils d'Asaliah vint au temple surveiller la comptabilité des travaux qui s'exécutaient, et s'entendre à ce sujet avec Helqiah. Quand les affaires furent réglées, le prêtre lui fit une confidence des plus singulières :
« J'ai trouvé dans le temple le livre de la Loi. t> Helqiah donna en même temps le livre à Safan, qui le lut. Safan, après avoir fait son rapport au roi sur les travaux, ajouta : « J'ai là un livre que m'a donné le prêtre Helqiah », et il le lut devant le roi. « Or, lorsque le roi eut entendu les paroles du livre de la Loi et les menaces qui les accompagnaient, il déchira ses vêtements, et il dit au prêtre Helqiah, et à Ahiqam, et à Akbor, et à Safan le sofer, et à Asaïah : « Allez consulter lahvé pour moi et pour tout Juda, au sujet des paroles du livre qui vient d'être trouvé; car c'est une terrible chose que la colère de lahvé, qui s'est allumée contre nous, parce que nos pères n'ont pas obéi aux paroles de
i. H Rois, XXII, 3 et suiv. Cf. xxiii, 23.
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ce livre. » Le roi n'avait pas de doutes sur Tauthenticité du livre; mais, comme il était clair que, depuis l'avènement de Manassès, au moins, on n'avait pas pris les choses avec tant de rigueur, il se demandait si lahvé reviendrait sur ses menaces et s'il valait la peine de se convertir, puisque le mal était fait. Les envoyés de Josias allèrent trouver la prophétesse Hulda, qui demeurait à Jérusalem, dans le quartier appelé Misné; ils lui exposèrent l'affaire. La prophétesse, d'accord avec Jérémie, répondit que lahvé était justement irrité, mais qu'on l'apaiserait en revenant à l'observation stricte delà Loi^
Le nouveau code fut adopté comme le programme du iahvéisme réformé que les piétistes de la nouvelle école voulaient introduire. Selon le récit du Livre des Rois, Josias fit assembler tous les habitants de Jérusalem. On lut devant eux les paroles du livre de pacte trouvé dans le temple. Le roi, debout sur l'estrade, proclama le pacte avec lahvé, consistant a: à suivre lahvé de cœur et d'âme, à gar-
1. C'est là certainement ce que Jérémie eût répondu (morceau ch. m et IV, 1-4). L'auteur du Livre des Rois, persuadé que Tarrêt de lahvé est prononcé depuis Manassès (II Rois, xxili, 26 ; XXIV, 3-4) tourne la chose autrement. Tout le mal annoncé viendra; mais Josias s'étant humilié devant lahvé, les malheurs annoncés n'arriveront qu'après sa mort.
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der ses commandements, préceptes et ordonnances, selon qu'il est écrit dans ce livre ». Tout le peuple conclut le pacte, et Israël fut consacré de nouveau à lahvé, comme on croyait qu'il l'avait été du temps de Moïse et de Josué.
On ne saura jamais avec la précision exigée par nos habitudes historiques les circonstances de cet événement. Ce qu'il y a de sûr c'est que le volume découvert si à propos par Helqiah, nous le possédons. C'est l'ouvrage parfaitement un, parfaitement bien composé, qui s'étend depuis le verset 45 du chapitre iv de la section de l'Histoire sainte appelée Deutéronome parles traducteurs grecs, jusqu'à la fin du chapitre xxviii de cette même section*.
Le code en question a la prétention d'être le code suprême, non le code unique d'Israël. Le pacte du Sinaïou du Horeb dure encore". La loi révélée à Arboth Moab n'en est qu'une nouvelle publication ; mais cette nouvelle publication rend inutile la première. La base du pacte de lahvé avec le peuple est le Décalogue tel que le donnait l'ancien texte \ Ce document capital est reproduit avec des variantes insignifiantes. Pour les lois, le nouveau code innove