‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 14 sur 348 · Voy. ci-après, p · texte numérisé non relu

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[710 av. J.-C.J LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 15

l'Assyrie était forte. Les prophètes, voyant Faction de lalivé dans tout ce qui triomphait, devaient être pour l'Assyrie. Ce n'est pas impunément qu'on exécute les arrêts de lahvé, qu'on est son ministre, le réalisateur de ses plans ^ La force païenne chargée d'une telle mission devait paraître quelque chose de sacré. C'est ainsi que le parti prophétique fut amené à saluer l'Assyrie, puis la Perse, comme des institutions divines. La cour de Rome, toujours acquise au plus puissant, est la vraie continuatrice de cette politique. Le fort fait la volonté de Dieu. Lui désobéir, c'est désobéir à la volonté de Dieu. Ajoutons qu'étant presque indifférents en religion, les Assyriens se présentaient aux populations pieuses de la Syrie un peu comme les Mongols aux yeux des croisés. Ils ne portaient point atteinte à la liberté religieuse, la seule que ces races aient toujours désirée. Sujet en politique d'un empire qui respecte sa religion, tel est, dès la plus haute antiquité, la position logiquement voulue par Israël.

Cet état de vassalité relativement à l'Assyrie avait d'ailleurs pour Ézéchias de réels avantages. L'Assyrie ne paraît pas avoir visé à des délimitations bien exactes de frontières. Plusieurs villes de l'ancien

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