‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 13 sur 348 · Cf. Isaïe, xxxvi · texte numérisé non relu

Cf. Isaïe, xxxvi

14 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [710 av. J.-C]

porter toute sa famille aux honneurs avec lui. lahvé apostrophe Sebna et fait la réclame pour le saint homme, qui réparera les scandales du mécréant.

Alors j'appellerai mon serviteur Éliaqi m fils de Hilqiah, et je le revêtirai de ta tunique, et je le ceindrai de ton baudrier, et je mettrai ton pouvoir en sa main, et il sera un père pour le peuple de Jérusalem et la maison de Juda, et je placerai la clef de la inaison de David sur son épaule; il ouvrira, et après lui personne ne fermera; il fermera, et après lui personne n'ouvrira. Je l'enfoncerai comme une cheville en un endroit solide*;... on y suspendra toute la gloire de la maison de son père, branches nobles et humbles pousses, vases petits [et grands], depuis les bassines jusqu'aux cruches 2. En ce jour-là, au contraire, dit lahvé Sebaoth, le clou qui paraissait solidement enfoncé sera ébranlé; il cédera, il tombera, et la charge qui posait dessus s'abîmera, car lahvé l'a dit.

Eliaqim, en effet, remplaça Sebna dans la charge de préfet du palais^; mais Sebna n'en garda pas moins à la cour une haute autorité*. En somme, Isaïe avait raison malgré Tétrangeté de ses arguments. L'Egypte n'était pas un appui solide; c'est TAssyrie qui était vraiment l'organe de lahvé, car

1. Le trait ; c Et il sera un siège de gloire pour la maison de son père » paraît transposé.

2. Pensée qui de nos jours paraîtrait épigrammatique : « Tous les membres, grands et petits, de la famille d'Éliaqim auront une place. >

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