‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 175 sur 348 · III · texte numérisé non relu

III

"in HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [007 av. J.-C.J

Si ce discours fut réellement tenu à la porte du palais de Joïaqim, il faut au moins accorder à ce roi une qualité, la patience, ce Soyez justes pour les faibles, et la dynastie continuera. Sinon, la ville sera détruite, d Cela paraît très moral ; mais le pauvre Josias avait rempli ce programme et n'en était pas moins mort à trente-huit ans. Soutenir, au lendemain de Megiddo, que Josias avait été dignement récompensé, c'était vraiment dépasser toute limite en fait de paradoxe. Il ne faut pas, par excès de zèle pour la justice, donner aux hommes de trop mauvaises raisons de faire le bien. Cette atroce haine con tre le luxe * , ces inj ures con tre Jérusalem parce que ses maisons sont belles ^ ce parti pris d'empêcher tout développement profane et en particulier la formation d'une classe militaire riche, étaient bien plus délétères que quelques fenêtres largement ouvertes et quelques pièces spacieuses dans un palais. Certes, si Joïaqiin ne payait pas ses ouvriers, il avait tort; mais, depuis que nous avons vu comment l'opinion démocratique traite obstinément de voleurs ceux qui font travailler le peuple, nous sommes devenus précautionneux devant de telles allégations.

Page 1