Jér., XXII, 1 et suiv
[607 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 273
cette grande ville? » on leur répondra : « C'est que ses habitants ont abandonné l'alliance de lahvé, leur Dieu ; ils se sont prosternés devant d'autres dieux, et ils les ont adorés. »
Ne pleurez pas celui qui est morti, et ne le plaignez pas! Pleurez, pleurez celui qui est parti '^; car il ne reviendra plus, il ne reverra plus la terre de sa naissance. Voici, en effet, ce que dit lalivé, au sujet de Salloum, le fils de Josias, roi de Juda, qui a régné à la place de son père, et qui a quitté ce lieu-ci pour n'y plus revenir. 11 mourra là où on l'a déporté ; il ne reverra plus cette terre î
Malheur à celui qui bâiit sa maison au moyen de l'injuslice -, et ses pavillons au prix de l'iniquité ; qui fait travailler son semblable pour rien, sans lui donner de salaire; qui dit : je me bàiirai une maison vaste, des pavillons bien aérés, avec de grandes fenêtres, des plafonds de bois de cèdre, peint en rouge. Belle royauté que celle qui met son point d'honneur dans les lambris de son palais! Ton père mangeait et buvait [comme tout le monde]; mais il rendait la justice avec équité, et par suite il fut heureux ; il faisait droit au pauvre, au malheureux, et il s'en trouva bien. Voilà ce qui s'appelle me connaître, dit lahvé. Mais toi, tu n'as d'yeux et d'intelligence que pour ton intérêt, pour verser le sang de l'innocent, pour exercer l'oppression et la violence.
C'est pourquoi voici ce que dit lahvé, au sujet de Joiaqim, fils de Josias, roi de Juda ; « On n'entendra pas à ses funérailles les lamentations [ordinaires] « Hélas, mon frère ! hélas, ma sœur ! » On ne criera pas : Hoi adon! hoi hodo^l C'est la sépulture d'un une qu'on lui donnera; ou le traînera, on le jettera hors des })orles de Jérusalem. »