Voir ci-dessus, p. 87, note 3, et
diras : Ainsi dit lahvé Sebaoth, Dieu d'Israël: Buvez, et enivrezvous, et vomissez, et tombez pour ne plus vous relever, devant l'épée que j'envoie parmi vous. Et s'il en est qui refusent de prendre la coupe de ta main pour boire, tu leur diras : Oh ! vous en boirez. Quoi ! après que j'ai sévi contre la ville qui porte mon nom, vous, vous en seriez quittes pour la peur. Non, non. i/épée que j'appelle est pour toute la terre. Dis-leur : Le fracas qui commence ira jusqu'au bout. C'est lahvé qui prend à partie les peuples, qui piaide contre toute chair. Les méchants à l'épée ! d
La terre en effet, clans la vision du zélote forcené, devient un champ de carnage. Les cadavres couvrent le sol, comme un fumier. lahvé, pour le coup, triomphe de la méchanceté des hommes ^ Cette déhcieuse perspective enivre le sinistre voyant, ce La terreur de tous côtés ^ » est son mot d'ordre. Quelle joie! Tous les ennemis de lahvé vont être exterminés. Nous avons exphqué ailleurs ^ comment l'adorateur de lahvé est toujours un peu l'adorateur de la force. Le Dieu de Jérémie, à cette heure, fut vraiment l'épée de Nabuchodonosor, envisagée comme l'épée de lahvé*. Il l'apostrophe, comme s'il en disposait.
Holà épée lie lahvé, jusqu'à quand ne te reposeras-tu pas? Rentre dans ton fourreau, reste tranqudlc, arrôlc-toi. — Coni-