‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 189 sur 348 · Jér., XLV · texte numérisé non relu

Jér., XLV

t. Hab., I, 5 et suiv. Voir ci-dessus, p. 177.

'2dï HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [605 av. J.-C.

Jetez les yeux sur les peuples, regardez, Élonnez-vous, soyez stupéfaits; Car je vais en votre temps faire une chose Que vous ne croiriez pas, si on vous la racontait.

Voici que je fais lever les Casdim,

Peuple féroce et emporté,

Qui traverse les étendues de la terre

Pour conquérir des demeures qui ne sont pas à lui.

Peuple terrible et redoutable !

11 tire de lui-même son droit et son orgueil.

Ses chevaux sont plus légers que des panthères.

Plus rapides que les loups du soir.

Ses cavaliers s'avancent fièrement,

Ils viennent d'un pays lointain,

Ils volent comme un aigle qui se hâte pour manger.

Tous viennent pour la violence,

j.a foule de leurs visages est en avant ;

Ils entassent les captifs comme du sable.

Ce peuple se moque des rois.

Les princes lui sont un objet de raillerie ;

11 se rit de toute forteresse,

Il amasse un peu de terre, et il la prend.

Il galope comme un ouragan,

11 passe en commettant le crime;

Sa force est son Dieu.

Plus juste que Jérémie, Habacuc a des paroles de pitié pour les victimes et de colère contre les envahisseurs*. Dieu les punira à leur tour; car après tout ils sont plus coupables que ceux qu'ils punissent,

i, Hab., ch. ih

[605 av. J.-C.J LE liOYAUME DU JUDA SEUL. 295

N'es-tu pas, depuis les temps antiques ^ 0 lahvé, notre Dieu, notre Saint, (Jui nous préserve de la mort.

lahvé, tu l'as établi ^ comme justicier. Rochers, tu l'as commis pour châtier.

Toi qui as les yeux trop purs pour regarder Tiniquité, Et qui ne saurais supporter la vue du mal, Comment peux-tu bien regarder ces perfides, Te taire quand le méchant dévore plus juste que lui^?

Tu as réduit les hommes à l'état des poissons Et des reptiles de la mer, qui n'ont pas de roi.

Ce peuple les pêche avec son hameçon,

Les tire avec sa senne,

Les ramasse dans ses filets;

Alors il estcontent, il saute de joie.

Voilà pourquoi il offre des sacrifices à sa senne. Il brûle de l'encens à son filet;

Car, grâce à ces ustensiles, sa part est belle, Et sa chère plantureuse.

Le verra-t-on toujours vider son filet,

Pour recommencer à égorger les peuples sans pitié ?

Jérémiene nous avait pas habitués à dételles pro-

estations contre la violence triomphante. Habacuc

nous console en nous assurant que ces forteresses

bâties avec la sueur des peuples ne tiendront pas.

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