‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 194 sur 348 · Jér., XII · texte numérisé non relu

Jér., XII

300 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [GOO av. J.-C]

les imaginations vives les espérances les plus singulières, à côté des perspectives les plus sombres. Joïaqim paraît avoir tenu tête avec courage à cette situation désespérée, qui peut avoir duré deux ou trois ans. Derrière les brigandages des nomades, apparaissait la puissance chaldéenne, avec son cortège de terreurs. L'Egypte était réduite à l'impuissance. Depuis la bataille de Karkemis, elle ne franchit plus le torrent d'el-Arisch^; et néanmoins elle faussait profondément la politique de Jérusalem. Certes, il eût mieux valu se soumettre à la volonfé delahvé, qui se manifestait, au dire de Jérémie, par l'épée de Nabuchodonosor. Nous savons trop peu de chose sur l'histoire politique de ce temps pour qu'il soit permis d'émettre une simple conjecture sur ce qu'auraient pu ou du faire ces malheureux princes auxquels échut le triste sort de gouverner un peuple à l'agonie. Nous ignorons même comment finit Joïaqim. Ce qui paraît le plus probable, c'est qu'il mourut à Jérusalem, et fut enterré, avec Manassès, Amon et Josias, dans le caveau du jardin d'Uzza^ Mais l'horizon politique, à ce moment, était singulièrement trouble; la grande expédition assyrienne

Page 1