‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 196 sur 348 · Jér., XXXV · texte numérisé non relu

Jér., XXXV

G. Jér., XIII, 19, et le fait des Rékabites (Quénites), qui se réfugient à Jérusalem.

[598 av. J.-C.J LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 303

fuyards. On aurait pu croire que rapproche du danger eût fait tomber les haines des partis. Il n'en fut rien. Deux manifestes de Jérémie parurent au moment même où le siège allait commencer. Ce sont deux rugissements contre Joïakin et sa mère. Le prophète est furieux qu'on se passe des avis de lahvé, c'est-à-dire des siens. Israël a été gâté par l'étranger. C'est un vêtement pourri, parce qu'on l'a fait plonger dans des eaux étrangères. Aussi lahvé va-t-il se montrer sans miséricorde. (( A bas, à bas de votre trône, asseyez-vous par terre ! crie-t-il au jeune roi et à la reine-mère. Jérusalem subira les derniers outrages. lahvé luimême soulèvera les pans de sa robe et mettra à nu sa honte. Les traces de ses prostitutions sur les collines se verront alors ^

La pièce suivante^ est plus personnelle encore contre Joïakin et sa mère Nehusta. Jérusalem, épouse infidèle, est réfugiée sur les montagnes. Ses amants (c'est-à-dire les alliés païens sur lesquels elle comptait dans sa lutte contre Babylone ^) sont en captivité. Pendant ce temps-là, elle loge dans le cèdre*.

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