Ézéch., XIV, 14 et suiv. ; xviii, 1 et suir
[595 av. J.-C.J LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 3i25
leur sainteté, mais ne sauveraient personne avec eux^ Un homme pieux, dans un milieu pervers, ne doit pas se décourager; le châtiment qui atteindra les coupables ne l'atteindra pas.
Presque toutes les années, depuis 595 jusqu'au dernier investissement de Jérusalem (590), Ézéchiel envoya ses visions prophétiques à ses frères de Judée ^ On s'attendrait à trouver dans ces morceaux un ton consolateur; il n'en est rien; ce sont des menaces, d'amers reproches 3. L'auteur est singulièrement au courant de ce qui se passe à Jérusalem. Il connaît par leurs noms les chefs de chaque parti, tous les hommes notables*. La catastrophe de Joïakin ne les a pas améliorés. 11 y a des impies pour dire que cette catastrophe est la preuve que lahvé a abandonné sa terre, qu'il ne tient plus à son titre de Dieu de Juda^ Les Hiérosolymiteè sont pires que les païens ^ Les gens les plus graves pratiquent l'idolâtrie, adorent le soleil levant. Les idoles se voient de tous les côtés; les femmes pratiquent sur le bord des eaux les rites larmoyants